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Bonjour,

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.
Samedi 10 mai 2008
Port-Louis est une ville historique du Morbihan, une sentinelle de la Rade de Lorient.



Mais les dépliants touristiques oublient de dire que c'est, aussi et surtout, une cité d'art située à mi-chemin entre chez Sylire et chez moi.

Quelques kilomètres chacune, et nous serons ensemble demain!!!
... Accompagnées de nos chevaliers servants...
Il nous faut bien quelqu'un pour porter le panier pique-nique du midi et nous inviter au resto le soir ;-))) A bons entendeurs...

Nous aurons des pensées pour celles qui se rencontreront au même moment à St-Mâlo et pour toutes les autres aussi. Promis!


Crédit photo: Linternaute.com
par Anne publié dans : Moi, l'insatiable lectrice
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Vendredi 9 mai 2008
Tellement de beaux avis sur ce livre de Simonetta Greggio, tellement "Dolce Vita" cette couverture, tellement joli ce titre: impossible pour moi de résister...





Et voilà. Fosca est partie. 87 ans, elle avait fait sa vie.
Et voilà. Constance se retrouve seule. Sans cette amie qui, pendant ses derniers mois, lui a conté combien elle avait aimé aimer les hommes.
Mais elle soupçonne la vieille dame de ne pas s'être dévoilée jusqu'à son intime ...






J'ai aimé ce roman qui réussi l'exploit d'être à la fois sensuel et délicat. Les scènes d'amour pourraient être osées et elles sont simplement belles.

Mais ce sont surtout les 2 héroïnes qui m'ont donné le délice de me plonger dans cette histoire. 
Etre Constance et côtoyer Fosca comme j'aimerais!
Avoir, à mes côtés, une grand-mère encore empreinte de sa beauté de jeune femme, encore gracieuse et consciente de sa féminité. L'écouter, des heures durant, raconter "les bonheurs" de vivre. Conduire une Rolls le long de la côte méditérranéenne pour rejoindre l'Italie.

J'ai rêvé, beaucoup rêvé...

Un seul tout petit bémol pour la fin. Un peu trop "politiquement correct" à mon goût. J'aurais aimé que Fosca reste cette femme inconstante, que l'intrigue finisse moins "happy"... juste pour le plaisir de prolonger encore un peu la douce mélancolie sortie de ces pages.


Je remercie  Amanda, Caro[line]Cathulu, ClarabelEmeraude, Florinette, Karine et Stéphanie  de m'avoir donné le besoin de lire ce roman.   

"Je suis passée de la poursuite du corps de rêve (dans ma jeunesse, comme beaucoup de femmes) à celle du corps de trêve." 
Simonetta Greggio nous donnerait, presque, l'envie de devenir une vieille dame...



Editions Stock et Livre de poche
Crédit couverture: Edition Le livre de poche et Fnac.fr
 
par Anne publié dans : Lectures
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Mercredi 7 mai 2008
Dans les romans, j'aime bien les beaux sentiments, les jolies phrases, les tourments qui mouillent les yeux. Mais quelquefois j'ai aussi envie de retrouver les émotions fortes de ma période "thrillers".
C'est ce qui a motivé mon choix pour ce livre écrit par Solenn Colléter: le billet de Laure me laissait espérer quelques sensations extrêmes.  



 



Laure et son petit ami Martin sont admis en prépa dans un établissement réputé.
Bizutage obligatoire...







Bien sûr, le sujet ne m'a pas laissée de marbre. Je me souviens, encore aujourd'hui, de l'émotion que j'avais éprouvée devant tous ces témoignages de bizutage. Je me rappele du dégoût devant ces récits. Ma révolte de les savoir indispensables pour faire voter une loi contre une coutume qui n'aurait jamais du exister.

J'ai retrouvé dans ce roman cette même répugnance, mais émotionnellement rien! A vrai dire, passés les 100 premières pages, je me suis plutôt ennuyée. Chaque chapitre répète inlassablement les mêmes cérémonies humiliantes et seules quelques phrases bien senties me sortaient de ma léthargie.
Je n'ai pas trouvé le dénouement de "l'intrigue" très convaincant : un trauma psychologique, au goût de déjà lu.

Malgré tout, l'avant-dernier chapitre m'a récompensée de mon entêtement à finir ce roman. Il explique pourquoi certains proviseurs sont convaincus du bien-fondé du bizutage, comment chaque sévices est pensé pour aboutir à une manipulation psychologique de l'étudiant. Manipulation qui lui restera non seulement obscure, mais dont il se félicitera.


Cuné et Stéphanie n'ont pas mon coeur de pierre. Quant à Laure, plusieurs mois après, il lui reste un souvenir fort de ce roman.

Gambadou a un avis mitigé sur l'écriture, mais son coeur a, quand même, réagi au sujet.

Edition Albin Michel   
Crédit couverture: Edition Albin Michel et Fnac.fr
par Anne publié dans : Lectures
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Mardi 6 mai 2008
Et voilà "l'inconnu mystère" est dévoilé!


Dans ma BAL, ce midi, cette carte avec un mot sympathique et plein d'humour: elle devait précéder mon cadeau, mais les caprices de notre "La Poste" en ont décidé autrement ;-)))

Tant mieux, puisque ce "dérapage" a prouvé (si besoin était!) que Caro[line], Florinette et moi sommes très fines mouches!

Merci beaucoup ICB!

Je vais pouvoir maintenant tenir ma promesse...
par Anne publié dans : Moi, l'insatiable lectrice
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Lundi 5 mai 2008

que c'est originaire de chez Thom.
Bon, jusqu'à présent je m'en fichais un peu.
Sauf que, soit disant, je suis l'ennemie préférée (moi pauvrette innocente je me demande bien pourquoi!) de
Cathulu et que je suis, maintenant, obligée de m'y intéresser....

Règlement officiel
Le premier blogueur pose une question et la refile à une personne. Qui y répond, et pose une autre question. Et la refile à quelqu'un d'autre qui répond aux deux premières et en fait une troisième...et ainsi de suite !


Question 1 (de Cuné)
: On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)
Disons que je pourrais ressembler à Jane Birkin. Nous avons un manque d'attribut en commun...


Question 2 (de So): Tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper ?
Ado, la chanson de Michel Sardou "Et mourir de plaisir" me laissait songeuse. Aujourd'hui, j'imaginerais bien tuer mon mari ainsi.
Je ne ferais pas choper: je ne suis pas assez sexy (voir réponse question n°1) pour être soupçonnable de ce genre de délit!
Mais qui sait, peut-être que je cache bien mon jeu...(oh lala, ça devient coquin par ici!) 


Question 3 (d
'Alinea):
Si tu devais être privée de l'un des cinq sens, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ?

Le toucher. Je ne suis absolument pas kinesthésique (embêtant pour le meurtre précité!).


Question 4 (de Fashion): Quel titre dont tu as (un peu, beaucoup, passionnément) honte se cache dans ta bibliothèque ?
"L'encrier d'or". Edition "Petites feuilles de classeur, grands carreaux, reliées avec un morceau de laine", de Anne R.....Ecrit dans les années 1970, publié en un seul exemplaire, je le trouve passionnant, plein d'humour et très prometteur.
Ma modestie rend ce jugement honteux; alors je le cache...

Question 5 (d'Amanda): Tu viens de mourir. Saint Pierre était bourré quand tu es arrivé(e) devant les portes du Paradis et t'a indiqué la mauvaise porte. Te voilà devant Bouddha qui t'informe que tu dois te réincarner. Tu peux choisir ce que tu veux, sauf te réincarner en toi, faut évoluer ma vieille (mon vieux). Alors ? En quoi choisis tu de te réincarner ?
En lézard: pour pouvoir enfin m'exposer au soleil, des journées entières, sans baliser pour les mélanomes.

Question 6 (de Cathulu): Quelle question  ne voudrais-tu surtout pas que l'on te pose ?

Quelle est la dernière chose que l'on ait dit sur toi, et qui t'as horriblement vexée puisque tu la savais fondée?
(Je ne vous avouerai jamais ma réponse!)


Ma question:
  Essayez-vous, régulièrement, de vous débarrasser d'habitudes profondément ancrées?


Karine n'as-tu pas dit à Cathulu que ce tag était trop drôle?!
Et ne t'en fais pas il le restera, même si tu y réponds ;-))))


Mr Kiki trace le chemin de ce tag
ici

par Anne publié dans : Moi, l'insatiable lectrice
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Dimanche 4 mai 2008
Hier soir en rentrant du boulot, j'avais un gros colis dans ma BAL. Même fermé, je devine déjà que ce sont des bouquins. ?????
"Non, Chéri, je te promets que je ne me suis pas (encore) acheté de nouveaux livres!"

J'ouvre et...ouaaaah super!!!!


Les "Chroniques de San Francisco" tome 1 et 2 !
Quelqu'un sait donc combien j'ai envie de les lire...mais qui?

Sur le bon de commande, le pseudo de mon généreux expéditeur m'est totalement inconnu.

Alors à qui je dis: "Je suis très touchée et fabuleusement (non, ce n'est pas exagéré!) heureuse de cette surprise"?

A qui je dis: "Merci, merci beaucoup."?


Crédit couverture: Edition de l'Olivier et Payot.ch.fr
par Anne publié dans : Moi, l'insatiable lectrice
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Samedi 3 mai 2008
Un roman de Jean-Guy Soumy acheté au "feeling"....




Grace est une brillante avocate New Yorkaise. Accompagnée de son mari, elle doit se rendre à Genève pour un important congrès. Voulant joindre l'utile à l'agréable le couple traverse la France par les chemins de traverse.
Au moment où ils franchissent les plateaux d'Auvergne une tempête les surprend.
Grace et Christopher trouvent refuge dans un hameau, auprès de Thomas.
 



Samedi Antigone, Bel Gazou et moi avons discouru sur les effets bénéfiques des blogs. Nous disions qu'ils nous obligeaient à nous surpasser.
Oui, mais....régresser, de temps à autre, qu'est-ce que c'est bon aussi!

Parce qu'ici, pas d'hésitation possible, ce n'est pas de la grande littérature!
Il y a même  de l'"Harlequin" dans ce roman: une pauvre petite fille riche qui, sous des dehors arrogants, cache une blessure d'enfance et un bel homme, solitaire, fort, ténébreux mais vulnérable vont être irrésistiblement attirés l'un vers l'autre, une rencontre de 2 êtres que tout sépare, une romance impossible sur fond de nature hostile.
On ne peut plus clichés mais j'ai adoré retrouver une âme de lectrice adolescente et fleur bleue!

Que l'héroïne soit une femme des villes perdue dans ses carcans de modernisme, devant retrouver ses instincts et ses sensations primitifs pour s'adapter à la vie de campagne n'est, sans doute, pas étranger à mon engouement pour cette histoire....


Edition Robert Laffont et Pocket  
Crédit couverure: Edition Pocket et Fnac.fc
par Anne publié dans : Lectures
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Jeudi 1 mai 2008
Le roman éponyme de François d'Epenoux lu il y a quelques années, avait été un énorme coup de coeur.




Le film m'a littéralement bouleversée.


Et la sensibilité de mon mari, difficilement ébranlable devant une fiction, a été mise à très rude épreuve.





Voilà, je n'en dis pas plus. Plus vous vous présenterez vierges de résumés et de critiques, plus vous appréciez ce livre ou ce film.


Le roman est en Livre de Poche

Crédit photo: Allociné.fr
par Anne publié dans : Cinéma
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Mercredi 30 avril 2008

Je lis souvent des avis critiques sur Emmanuel Carrère. Le choix du thème de ses romans est dérangeant. Son style parait parfois obscur ou prétentieux.
Moi je suis de ceux à qui il plait, sans trop comprendre pourquoi mais immanquablement. Je n'ai jamais pu rester de glace en côtoyant ses personnages.


J'ai aimé son récit autobiographique "Un roman russe". J'ai aimé connaître un peu plus, l'homme qui est derrière ses livres.
Avant je me disais qu'il lui fallait beaucoup de talent pour les écrire avec tant d'intensité, maintenant je sais que sa souffrance exacerbe cette capacité.

De nombreux  lecteurs ont jugé son texte égocentrique (ceci dit quoi de plus normal pour une autobio!), narcissique, impudique et vulgaire. 
Moi, j'ai lu le journal d'un homme tourmenté qui, à plus de 40 ans, est oppressé par un secret de famille et qui, pour briser une lignée de détresse, va se battre en utilisant ses mots comme des armes.
Moi, j'ai lu le journal d'un fils aimant tant sa mère qu'il prend le risque de la perdre pour essayer de la rendre libre.

Je pense que "Un roman russe" est de ceux dont on peut penser "C'est tout ou rien".
Moi "C'est tout".

Le post de Laure raconte très bien comment on peut tout autant détester qu'aimer ce livre.  

Caro[line] et  Hervé ont été remués comme moi, Moustafette, elle, fait partie du clan des "C'est rien".

Mais Katell et Sylire prouvent qu'il peut y avoir, malgré tout, quelques avis mitigés.

Jules et Benoit ont eu envie de lire ses fictions après ce livre. Pas si antipathique que ça finalement cet homme-là...   


Edition POL 
Crédit couverture: Edition POL et FnacFr
 
par Anne publié dans : Lectures
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Lundi 28 avril 2008
Alice m'avait donné l'envie de découvrir Alice Munro, une auteure canadienne. J'ai trouvé ce petit roman d'occas'. 
En rentrant chez moi,  j'ai vu que c'était une nouvelle tirée du recueil "un peu, beaucoup...pas du tout"  et parue sous le titre "L'ours qui traversa la montagne".



Après 50 ans de vie conjugale, Grant et Fiona vont devoir continuer leur chemin chacun de leur côté. Fiona, atteinte de la maladie d'Alzeimer, va désormais vivre dans une institution.
Grant essaie, malgré tout, de rester proche de son épouse.



Je le dis tout de suite, ce livre ne pas vraiment emballée. Je suis restée complètement hermétique aux états d'âme, au malaise de cet homme, trop loin du mari exemplaire pour être attachant.
Pourtant la 4ème promet de nous divulguer les "affres de la solitude", donc de fournir quelques émotions. Raté!

Par contre, je trouve que ce texte décrit bien la frontière infranchissable qui se dresse immanquablement entre l'univers des malades et celui des bien-portants. Cette incompréhension, ces malentendus qui peu à peu s'installent sont ici parfaitement retranscris et donnent prétexte à un bon suspense, puis une fin pertinente.

Cette nouvelle a été adaptée au cinéma: je ne l'ai pas vue. Peut-être l'un de vous?


Edit de 13h30: Alice ( merci beaucoup pour le tuyau!) me signale qu'Antigone avait écrit un billet sur le recueil entier. Je ne le savais même pas: comme quoi la journée de samedi fut vraiment trop courte pour tout se dire!


Editions Payot et Rivages et Rivages Poche
Crédit couverture: Edition Rivages Poche et Amazon.fr
par Anne publié dans : Lectures
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