Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
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Encore un "Merci!" aux éditions Points qui m'ont envoyé pour ce livre. De moi-même, je ne pense pas que j'aurais acheté ce recueil de lettres croisées d'Anny Duperey et Nina
Vidrovitch...
Je ne connaissais pas Nina Vidrovitch, une artiste peintre, mais j'aime beaucoup Anny Duperey. Ce livre publie la correspondance que ces 2 amies ont entretenue pendant plus de 5 ans
(1993-1998).
Anny et Nina échangent leurs sentiments, leurs avis, leurs colères, leurs doutes sur leur vie d'artiste.
Mais aussi sur leur quotidien de femmes "vieillissantes", dans lequel je me suis bien souvent reconnue. La fatigue jusqu'à la lassitude parfois, les enfants que l'on ne comprend
plus par moment, les deuils qui ne parviennent pas à se faire, ce nouveau physique usé qu'il nous faut assumer. Et puis, ce choix à prendre pour ce chemin de la "dernière ligne droite", qui
ne pourra jamais être sans dommages collatéraux.
Rien de désespérant pourtant. Un brin d'humour, un séjour tranquille au vert, une amitié qui perdure ou un amour qui console arrive toujours à contrebalancer ces tracas pas trop rigolos
de nos 2 post quarantenaires.
J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ces lettres. Je pense, cependant, qu'il faut au moins avoir lu "Le voile noir" pour pouvoir apprécier pleinement leur quintessence.
Editions du Seuil et Points
Crédit couverture: Editions Points et Fnac.fr
Les éditions Points m'ont proposé ce roman d'André Bucher. Le résumé du livre et la biographie de son auteur (il est agriculteur bio dans la vallée du Jabron) m'ont donné envie
de faire fi (et que je n'entende pas "Encore une fois de plus!") de ma volonté de refuser, pendant quelque temps, les offres commerciales.
Crédit photo: Frédéric

Sylire m'a taguée en vert. En vert???? Franchement, je ne vois pas du tout pourquoi elle a arrêté son choix sur cette
couleur...!!!
(Mes photos ne sont jamais vraiment terribles, alors Monsieur s'est gentiment mis derrière l'objectif pour moi.)
Indispensables!
Certains soirs d'été, il y a eu de jolis
scores.
Exit les escarpins!
Hummmmm!
Le régal de Frédéric. Moi, je préfère le miel de
chataignier.
Souvenirs
Bols du "Festival de la soupe". Elle a lieu tous les premiers week-end de novembre, à Florac. Commerçants, restaurateurs, habitants et
troubatours préparent chacun une marmite de soupe et l'offre aux passants. On déguste en regardant des acteurs de rue, en écoutant des fanfares...Le spectacle "off": les
nombreux hippies et marginaux des Cévennes qui viennent s'y amuser.
Les yeux de notre Filou
Pas toujours très
commodes!
Chaque matin le même bonheur de se réveiller ici.

Le matin, je venais de finir un roman et le soir, me sentais trop fatiguée pour en entamer un autre. Limite j'aurais bien feuilleté un magazine, mais il m'aurait fallu faire 8 kms pour
fureter dans une maison de presse. Pas plus le courage.
Je me suis dit qu'une petite nouvelle serait parfaite. J'ai trouvé dans ma PAL (on ne dira jamais assez l'intérêt certain d'une PAL variée!) ce recueil de Stéphanie
Janicot.
Un homme habite dans un immeuble et pense être le seul à être isolé. A ses yeux, chacun de ses voisins mènent une vie sociale et sentimentale beaucoup plus enrichissante que la sienne.
Il ignore que derrière les portes se cachent d'autres solitudes.
Plutôt que de reposer ce livre après la première nouvelle, je l'ai dévoré jusqu'à la dernière page!
Contrairement à d'habitude, je n'ai pas eu l'impression "de rester sur ma faim" avec ces histoires de quelques pages. Il faut dire qu'elles se regroupent un peu, que les personnages
s'entrecroisent dans chacune d'elles. L'ensemble ressemble finalement à un roman.
Aucune nouvelle ne m'a laissé indifférente. J'ai souris auprès de la vieille dame perdue sans sa télé, ai eu pitié de ces pauvres adolescents incompris, détesté cet homme
infidèle. Et la palme des sensations fortes revient au récit de ce petit bonhomme de 2 ans qui se sent perdu à la crèche. Mon coeur fut, là, très malmené...
Entre humour et tragédie ces nouvelles m'ont régalée. De quoi, peut-être, me réconcilier avec le genre...
Editions Albin Michel et Le Livre de poche
Crédit photo: Editions Le Livre de poche et Fnac.fr

Objectif PAL: 206-1=205
J'ai lu beaucoup de livres d'Anne Wiazemsky. Ses romans m'ont déçue, ses récits familiaux m'ont toujours emportée. L'intime lui donne un style qu'elle ne parvient pas à retranscrire dans ses romans. Bien entendu, ce "jugement", n'engage que moi et moi seule…
Ce titre-là, j'ai évidemment eu envie de le lire puisqu'il restitue l'histoire de ses parents.
1945: la guerre se termine. Claire, ambulancière et résistante active, ne peut se résoudre à reprendre une vie monotone.
Elle rejoint les équipes de la Croix Rouge Française, à Berlin, pour aider aux rapatriements des prisonniers français.
Infirmières, médecins, ambulanciers travaillent dans la proximité. Inévitablement des liens d'amitiés se créent. D'amour aussi.
Ainsi, Claire et Wia tombent amoureux...
"Mon enfant de Berlin" ne fera pas tache sur toute l'admiration que je porte à Anne Wiazemsky quand elle conte si bien les siens.
J'ai aimé cette histoire d'amour simple (et, somme toute, banale s'il n'était ce contexte du Berlin dans l'après-guerre) parce qu'au-delà de sa simplicité s'imbrique toute une kirielle de
réflexions sur la notion des "bons" et des "méchants", de l'arrogance honteuse des vainqueurs, des civils qui sont plus vaincus que les soldats eux-mêmes. Les après-guerres ne sont, quelquefois
pas plus jolis que la guerre elle-même…
Principalement traité du côté de l'humain, l'aspect historique m'a (pour une fois!) passionnée.
Je sais que certains ont trouvé le style d'écriture trop plat. Je n'ai, pour ma part, pas ressenti un manque quelconque de qualité. Ou s'il existe, il fut largement compensé par l'alternance
d'extraits de journal intime, de correspondance entre Claire et sa maman et de narration. Alternance qui, justement, crée le style propre de ce récit.
Pour finir, je dirais à ceux qui penseraient lire là une histoire d'amour-passion de ne pas s'illusionner. Ici la fiancée doute, les différences sociales assombrissent les sentiments, le nouveau
marié maladroit ne sait pas toujours trouver les mots. Comme dans une vraie vie. Et c'est sans doute, pour moi, le pourquoi de tant d'émotions.
Sylire, Alice et
Clarabel ont aussi beaucoup aimé aussi. Lilly et ICB ont été
déçus.
Editions Gallimard
Crédit photo: Editions Gallimard et Fnac.fr

Crédit photo: moi.
En janvier nous avons fait la connaissance de notre belle-fille chinoise. Ce fut un véritable coup de coeur entre elle et nous! J'ai vu mon fils amoureux et j'ai aimé ça. Même si cet amour-là met trop de kilomètres entre lui et moi.
Les petits chiots de Toupie ont grandi et sont partis chez un autre "chez eux". Séparation difficile. L'"expérience" ne sera pas renouvelée.
Je suis inscrite à ma toute petite bibliothèque du village. Pas beaucoup de titres en rayon, mais quelques dizaines de thrillers. Je renoue avec le genre et retrouve mes frissons d'adolescente.
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"
Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.
Manifeste d'Antigone