Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
Vendredi mon mari et moi avons pris la poudre d'escampette pour une journée "shopping-détente-flanerie-etc" à Rennes. Une ville que nous aimons vraiment beaucoup, tant pour son arcitecture que pour son ambiance animée. Et puis nous y connaissons un restaurant indien qui sait rendre nos déjeuners rennais délectables...
En début d'après-midi, le "diable-tentateur-des-lecteurs" m'a joué un sale tour: il a fait sonné le portable professionnel de mon amoureux à deux pas d'une bouquinerie! Moi, en épouse modèle et comprenhensive, je lache sa main : "Ne t'inquiète pas, Chéri, prend ton temps: je comprends combien ton boulot est important. Tiens, en t'attendant je vais jetter un oeil sur les livres!". Résultat: c'est lui qui m'a (très patiemment) attendu! Un tout petit peu, juste le temps que je dépense 10 euros pour ça:
-"Immensités": merveille des merveilles un Sylvie Germain que je ne connais pas! (clin d'oeil à Laure...)
-"Bord de mer" suivi de "Numéro six": celui-là je le dois à certaines (qui se reconnaîtront...) qui vantent l'écriture de Véronique Olmi.
-"Chez les Thomas, on est très famille" de Nicolle Rosen et "Passer l'hiver" d'Olivier Adam: parce que j'ai envie de m'essayer aux nouvelles moi qui ne jure que par les romans.
Le soir: retour à Nantes par le chemin des écoliers. La campagne est si belle par ici que ce serait pêcher de rentrer par la "4 voies". Et puis à Guémené Penfao un pizzaliolo n'attendait que nous...nous ne pouvions décemment pas le décevoir!
Difficile d'admettre que cette magnifique journée est finie...allez un tout dernier arrêt ici...
Couchée à 2 heures passées, alors qu' 8 heures je devais commencer mon week-end de boulot...vraiment pas raisonnable la fille! Mais qui a dit qu'il fallait l'être?
Jacqueline Harpman fait partie des auteurs dont j'achète les livres sans lire la 4ème de couverture: j'ai une confiance absolue dans sa capacité à me plaire, quel que soit le thème traité.
Adèle a eu 16 ans au XVIéme et n'a plus vieilli. Cette immortelle vit de multiples vies, prend la fuite quand sa jeunesse éternelle devient suspecte.En 2002, elle travaille comme astrophysicienne. Amusée et condescendante, elle partage le quotidien de plusieurs chercheurs. Des mortels qui s'enchevrètent dans leurs sentiments, qui essaient de trouver un certain bonheur malgré le peu temps imparti.
Adèle sait que, depuis le début du monde, les hommes éphémères ont peur de vieillir, sont plein de vices, s'encombrent de sentiments puérils mais remarque aussi combien la contrition, la solicitude et l'amitié peuvent les rendre heureux.
C'est sous la forme d'un roman électroniquement épistolaire que nous est racontée cette fable sur la nature humaine. Une originalité qui lui donne l'allure des "Liaisons dangereuses" selon certains critiques littéraires. Moi, je dis juste ( mais c'est déjà beaucoup! ) qu'elle m'a offert un moment lecture captivant.
Connaissez-vous Jacqueline Harpman? Elle est romancière et son style est d'un humour tout en finesse. Elle est psychanaliste et son approche des comportements humains ne peut le cacher. Elle aime les hommes et ses personnages sont attachants. Quant aux thèmes de ses livres ils sont toujours particuliairement originaux...
(Livre de poche)
Tellement émue quand j'avais lu "Le voile noir" l'année de sa parution que je suis restée une lectrice d'Anny Duperey, même si ses romans ne correspondent pas vraiment à ce que je lis habituellement.
Denis, Romain et Florence, 3 étudiants en médecine, entretiennent une relation à la "Jules et Jim". Florence aime autant l'"un" que l'"autre". Un jour l'"un" part; alors elle épouse l'"autre". 18 ans après "l'un" revient. Alors le choix qui avait été éclipsé réapparait pour Florence...
Le début du roman parait bien simple: l'histoire d'un trio qu'on prévoit cousue de fil blanc. Mais finallement au cours des pages, je suis surprise: pas si léger que ça ce livre! Des questions se posent insidueusement: "Nos décisions, nos actes viennent-ils de nous où les autres les ont-ils conditionnés?", "Que choisissons-nous réellement dans notre vie?", mais surtout "Quoi faire de l'avenir si nous rejettons le passé?".
Des thémes abordés bien des fois en littérature? C'est vrai. Dans "Une soirée" ils ne sont pas traités de façon inédite, mais les personnages sont attachants, l'écriture agréable et un peu d'exotisme s'ajoute dans le décor: vous tenez là un bon roman pour votre week-end estival.
( Seuil, Points ou France-Loisirs )
Dans les salles, passe en ce moment un film qui ne fait pas grand bruit et qui pourtant mérite bien d'être vu.
Un quai de gare parisien, un matin d'été, Vincent fait la connaissance des 80 enfants et des animateurs dont il va devoir s'occuper pendant 3 semaines en tant que directeur de "colo". Et les voilà partis dans les Charentes...
Une simple phrase de résumé suffit: le film c'est juste ce petit temps de vacances. presque rien...mais beaucoup! Le scénario est parfait: ni clichés, ni sensiblerie exagérée, un humour tout en finesse. Une comédie agréable, divertissante, même pour ceux qui, comme moi, n'ont ni participé, ni animé une "colo". Pour ces derniers ce film sera peut-être un peu plus...Souvenirs, nostalgie?
Une dernière phrase pour saluer les comédiens: Jean-Paul Rouve et Marilou Berry sont épatants tout autant que les autres acteurs dont pour beaucoup c'est ici le premier rôle.
Cuné a écrit 2 fois sur Henry James des avis plutôt favorables, alors quand j'ai aperçu ce petit poche à 0,90 euros à ma bouquinerie, il a rejoint ma PAL.
Mr et Mrs Gereth ont passé 25 ans de leur vie à dénicher des oeuvres d'art afin de meubler leur château de Poynton. A la mort de Monsieur, selon la loi anglaise du début du 19éme siècle, seul leur fils Owen hérite. Désespoir de Madame d'autant plus grand que celui-ci est fiancé avec Mona, femme au mauvais goût navrant. Fleva Vetch lui semblerait une châtelaine plus appropriée. Celle -ci est bien amoureuse d'Owen, mais est trop convenable pour le faire faillir à sa promesse de mariage...
Ecrit en 1897, ce roman anglais semble vraiment désuet. Les sentiments décrits non seulement n'ont plus cours de nos jours mais en plus paraissent ridicules. Malgré ça j'aurai pu apprécier quand même pleinement l'histoire, je pense que c'est plutôt le style qui m'en a empêché. Difficile de s'imaginer dans une intrigue quand les personnages sont nommés Mme X ou Mr Y, obligatoirement une distance s'installe avec le lecteur.
Définitivement de la littérature anglaise je préfére la contemporaine.
(Livre de poche)
Je ne sais pas vous, mais moi Antonio Banderas il me..., il me..., enfin bref il me...Pas vous?
Pierre Dulaine, professeur de danses de salon, donne des cours à des New Yorkais huppés. Un soir, il assiste à la détérioration de la voiture d'une directrice de lycée par un de ses élèves. L'envie lui vient alors de neutraliser la violence de jeunes délinquants en leur enseignant , à eux qui ne jurent que par le hip-hop, la valse, le tango et le swing. Parce Pierre sait que s'ils pratiquent ces danses, ils comprendront l'importance de la politesse, apprendront le respect des autres et d'eux-même.
Essayer d'éviter la délinquance à des jeunes défavorisés avec un enseignement différent; le thème (ici tirer d'une histoire vraie) est certes loin d'être nouveau pour un scénario. Mais peu importe, puisque ce film est surtout un spectacle. Les scénes de danses sont surperbement interprètées, les musiques sont judicieusement sélectionnées et l'acteur principal Antonio Banderas est...est...bref est....que vous voulez-vous les adjectifs me manquent!
Un moment cinéma divertissant, pour avoir quelques envies de danser en ces belles soirées estivales...
J'avais lu "Hygiène de l'assassin" l'année de sa parution, en avait été estomaquée. Ensuite à chaque rentrée littéraire je me précipitais sur le nouveau Amélie Nothomb. Au fils du temps, mon enthousiaste est quelque peu retombé: je trouve ses romans ou récits inégaux. En septembre 2004 je manque à mon rendez-vous et ne lis pas "Biographie de la faim". Je l'ai trouvé en poche d'occasion, et je viens de le finir.
L'auteure raconte son enfance, son adolescence avec un fils conducteur: la faim. Faim de nourriture, mais aussi d'amour, de beauté, de lecture. Son appétit semble ne jamais s'assouvir et conduit l'enfant à des comportements quelque peu surprenants!
Aucun regret de ne pas avoir acheté ce livre à sa sortie!
Moi qui ai lu tous les récits autobiographiques d'Amélie Nothomb, je pense qu'il n'apporte vraiment rien de plus. Alors que j'avais beaucoup aimé "Le sabotage amoureux" et "Métaphysique des tubes" avec celui-ci j'ai eu l'impression de lire leur condensé, et me suis franchement ennuyée. Seules les toutes premières pages évoquent des idées vraiment intéressantes sur l'influence de la faim dans l'histoire des peuples.
Reste LE style "Nothomb"...qui me plait encore suffisamment pour avoir mal au coeur de déposer un avis mitigé sur un de ses livres.
(Livre de poche)
Ma "p'tite fifille' est bachelière depuis hier soir!
C'est donc son bac ES en poche qu'elle suivra, en septembre, les traces de son frère: une prépa Compta-gestion. Et oui, pas de littéraire chez nous!
Avant d'aller faire la fête avec ses consoeurs elle nous a offert gâteau et champagne!
Une étape est franchie: bonne route pour la suite ma "Jolie"...
Début juin Hervé mettait sur son blog un avis enthousiaste pour ce roman de Blaise Cendrars. Je me suis souvenue que je l'avais depuis bien longtemps dans ma PAL...
En 1834, à 31 ans, Johann August Suter abondonne son épouse et ses quatre enfants, quitte sa Suisse natale pour rejoindre cette Amérique prometteuse. Vagabond, escroc, aventurier, ingénieux il va réussir à devenir riche, très riche. Mais il ne pourra pas le rester: tous ses employés se transforment en chercheurs d'or et sans main-d'oeuvre son exploitation agricole prolifique se meurt. Et bien sûr comme un malheur n'arrive jamais seul.....
J'ai dévoré cette histoire: merci Hervé! Sans toi je ne sais pas quand j'aurais ouvert ce livre (jamais?!) si loin de mes thèmes de prédilection. La conquête de l'Ouest, la ruée vers l'or, le style "pionnier-western" très peu pour moi. Mais ce roman regorge de références historiques passionnantes (l'indépendance de la Californie, la construction de San Francisco...), le général Suter est attachant et surtout l'écriture est très drôle. Un humour qui cache aussi une réflexion intéressante sur la valeur que l'homme accorde à l'or.
Avec ce roman acheté un jour d'excès de zèle du genre "Mais lis donc un peu plus d'oeuvres classiques !", je ne m'attendais vraiment pas à un moment de lecture aussi délicieux. Comme quoi...
(Folio)
Je savoure mon bonheur, le partage avec mes enfants.
Leurs examens sont finis, nos vies sont en construction.
C'est dynamisant, ces jours "entre deux" où tout est à venir.
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
"Je me sens portée par une force formidable, toute à ma joie de savoir que ma liberté de décision reste intacte au milieu des contraintes de ma vie."
Guillaume Le Touze "Comme ton père"