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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 08:40

Je lis souvent des avis critiques sur Emmanuel Carrère. Le choix du thème de ses romans est dérangeant. Son style parait parfois obscur ou prétentieux.
Moi je suis de ceux à qui il plait, sans trop comprendre pourquoi mais immanquablement. Je n'ai jamais pu rester de glace en côtoyant ses personnages.


J'ai aimé son récit autobiographique "Un roman russe". J'ai aimé connaître un peu plus, l'homme qui est derrière ses livres.
Avant je me disais qu'il lui fallait beaucoup de talent pour les écrire avec tant d'intensité, maintenant je sais que sa souffrance exacerbe cette capacité.

De nombreux  lecteurs ont jugé son texte égocentrique (ceci dit quoi de plus normal pour une autobio!), narcissique, impudique et vulgaire. 
Moi, j'ai lu le journal d'un homme tourmenté qui, à plus de 40 ans, est oppressé par un secret de famille et qui, pour briser une lignée de détresse, va se battre en utilisant ses mots comme des armes.
Moi, j'ai lu le journal d'un fils aimant tant sa mère qu'il prend le risque de la perdre pour essayer de la rendre libre.

Je pense que "Un roman russe" est de ceux dont on peut penser "C'est tout ou rien".
Moi "C'est tout".

Le post de Laure raconte très bien comment on peut tout autant détester qu'aimer ce livre.  

Caro[line] et  Hervé ont été remués comme moi, Moustafette, elle, fait partie du clan des "C'est rien".

Mais Katell et Sylire prouvent qu'il peut y avoir, malgré tout, quelques avis mitigés.

Jules et Benoit ont eu envie de lire ses fictions après ce livre. Pas si antipathique que ça finalement cet homme-là...   


Edition POL 
Crédit couverture: Edition POL et FnacFr
 

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Joelle 13/05/2008 08:59

Je n'ai lu que "L'adversaire" de lui, ce qui n'est pas forcément représentatif de l'homme ! Mais ses passages à la télé ne m'ont pas vraiment charmée et je suis peu tentée par ce livre, malgré les avis mitigés qui piquent la curiosité :)

Anne 14/05/2008 07:50


Je pense que "La classe de neige" ou "La moustache" est plus représentatif de son écriture.


pom' 06/05/2008 14:55

je viens de lire "l'adversaire", j'ai adoré cette histoire; je note celui-çi

Anne 07/05/2008 09:19


Ainsi tu connaitras mieux l'auteur...


lily 06/05/2008 10:13

Je crois que je vais bientôt me laisser tenter :)) Depuis le temps qu'il traine dans ma PAL... Je pars plutôt avec un a priori postif (surtout après ton billet :))

Anne 07/05/2008 09:17



Je ne peux, bien sûr, que t'inciter à le sortir très vite de ta PAL...



sylire 04/05/2008 23:25

Je savais que tu aimais beaucoup cet auteur, je me demandais donc comment tu reçevrais ce livre, différent des autres. Tu as aimé de façon inconditionnelle. Ouf pour toi. C'est vrai que j'ai un avis mitigé sur ce livre, mais j'aime être bousculée, je considère donc que c'est une bonne lecture.

Anne 05/05/2008 09:04



J'ai lu E.Carrère la première fois il y a longtemps (!), c'était "La classe de neige". Je crois que ce roman m'a laissé une admiration indestrucdible pour son écriture. Après cette
autobio, je peux repenser ce texte autrement et ça c'est fort!

Le côté "dangeureux" de "Un roman russe" c'est que je pense maintenant à E.Carrère en tant qu'homme et non plus en tant qu'auteur. Et j'ai éprouvé une telle tendresse vis à vis de lui, si blessé,
que j'en suis gênée....



Michel 02/05/2008 21:39

Ok je le remonte dans ma PAL, ou il avait tendance à s'enfoncer

Anne 03/05/2008 09:23


Il s'enfonce ou se trouve écrasé ;-)))


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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

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