Je viens encore de découvrir un auteur via nos blogs. Cette fois il s'agit de
Fabrice Vigne, et c'est à
Sylire que je le dois.
Un adolescent, en thérapie, doit parler avec son psychiatre. Amoureux des mots, soucieux de les employer à bon escient, il ne sait, néanmoins, pas les dire.
Alors, le médecin, lui demande de les écrire .
Le jeune homme réussi enfin à communiquer, à exprimer son malaise.
Je ne sais pas si l'auteur a voulu écrire pour un lectorat adulte ou adolescent, mais à moi, femme bien mûre, il m'a plu!
Ce journal intime a, pourtant, réveillé les mauvais souvenirs de mes 14 ans: cette impression d'être différente, la difficulté de s'intégrer (le chapitre sur les bandes de collégiens m'a serré
la gorge très fort), l'ennui encore et toujours, les nuits sans sommeil, l'impression de ne pas pouvoir aimer les siens, l'importance de la meilleure amie et la difficulté à la
garder quand l'une redouble.
Ce texte a ravivé mes affres de la puberté, mais l'émotion ressentie est restée tendre. Peut-être parce que ce temps-là est bien loin derrière moi...
La structure du récit est parfaitement bien construite. L'adolescent se dévoile tout doucement créant ainsi une intrigue pas vraiment intense mais accrocheuse quand même.
Je mettrais un bémol sur les 2 derniers chapitres qui m'ont semblé "artificiels", trop simples; décalés par rapport au style recherché de l'ensemble. Mais c'est un petit, tout petit
bémol.
Antigone qui a trouvé ce roman très riche, a envie, tout comme moi, de lire d'autres titres de Fabrice
Vigne. Sylire nous conseille particulièrement
"Les Giètes".
Editions L'ampoule
Crédit couverture: Editions L'ampoule et Fnac.fr