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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 16:01

Depuis quelques semaines, je cumule les livres courts, trop vite lus. J'ai eu envie d'un bon gros pavé.
Celui-ci de Jack-Alain Léger avait échoué dans ma PAL,  il y a déjà bien longtemps. Je l'avais acheté suite à une lecture coup de coeur: "Vivre me tue" du même auteur mais publié sous le pseudo de Paul Smaïl.




Au début du siècle, Bruno et Elisabeth Arnhein forment un couple allemand très glamour. Lui, grand compositeur et chef d'orchestre de génie. Elle, aristocrate déchue pour son amour. Une belle famille: 4 enfants et 2 petits enfants.

Mais quand, fin 1930, Hitler prend du pouvoir, leur vie part en vrille. L'aîné des fils devient résistant fugitif, le second rallie le parti nazi, les filles choisissent l'exode, les petits-enfants juifs par leur mère sont menacés.



Ce roman, de plus de 500 pages, est inspiré de la biographie de Strauss. Alors évidemment la musique sert de toile de fond à l'histoire.
Les étapes de la composition d'un opéra jusqu'à sa représentation, les notes des partitions ou les intonations des divas sont des "héros" à part entière. Moi, je n'y connais absolument rien, mais j'ai, pourtant, pris plaisir à entrer dans cet univers.
Peut-être bien que les musicologues avertis arriveront à entendre quelques mélodies pendant leur lecture...

Ensuite, il y a toute la description de la montée du nazisme: des passages entiers portés par les questions lancinantes que les personnages se posent les uns après les autres: "Quand cela a-t-il commencé? Et comment? Quand a-t-il été trop tard pour se reprendre?".
La mise en place d'un régime totalitaire est insidieuse, et ce livre sait l'expliquer de manière pertinente et vraiment intéressante.

Une lecture pleine d'apprentissages qui s'averre assez laborieuse parfois. Le "comprendre" a pris, dans ma lecture, plus de place que le "ressentir". Trop peu de chapitres m'ont touchée.

Un roman passionnant, qu'il faut trouver le courage d'entamer si les dictatures vous interpellent ou qu'il faut découvrir si les valses de Strauss vous rendent béats d'admiration.

Editions Gallimard (Paru en 1986, mais non édité en poche)


J'ai relevé cet extrait qui me plait beaucoup.

Bruno Arnhein n'est pas seulement musicien il est aussi un grand lecteur. Il aimerait transmettre son amour de la littérature à ses enfants...

Ouvraient-ils un gros roman?
"N'ayez pas peur de vous perdre!" leur conseillait-il.
"Lire, c'est partir en randonnée dans une forêt de mots. Laissez-vous surprendre. Ne posez pas trop de questions, allez-y!"
Ou aussi: "Lire, c'est descendre un fleuve en terre inconnue. Laissez-vous porter par les mots, emporter par le flot des mots. Ne luttez pas contre le courant, ne cherchez pas à savoir d'avance où vous mènera l'auteur."

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

lespicarouils 10/08/2008 23:17

bien vu monsieur roufilo a apprécié et...on se passe la livre dans la famille!

Anne 11/08/2008 16:02


Et bien vous n'avez pas perdu de temps ;-D
Je suis toujours heureuse quand un livre que je conseille plait.


choupynette 04/08/2008 10:29

curiosité piquée, je note cet ouvrage, autant pour le côté historique, que le côté musique....ce sera une découverte, car je n'avais jamais entendu parler de cet auteur!

Anne 04/08/2008 14:02


Si tu fais quelques recherches internet, tu verras que c'est auteur très prolifique, qui publie sous plusieurs peudos. Alors peut-être le connais-tu sans le savoir.


sylire 02/08/2008 20:50

PLusieurs blogueurs ont lu "les disparus" dont Gambadou :http://livralire.canalblog.com/archives/2008/02/15/7964883.html

Anne 04/08/2008 09:47


Je vais aller voir, je ne m'en souviens plus du tout.


Joelle 02/08/2008 17:58

Non, décidément, "laborieux" n'est pas pour moi en ce moment alors je passe mon tour :)

Anne 04/08/2008 09:46


Il m'a fallu quelques années pour trouver mon bon moment ;-)


lespicarouils 02/08/2008 15:59

cela parle aux origines allemandes de monsieur et à sa passion pour la musique classique, je garde le titre dasn un coin...merci!

Anne 04/08/2008 09:45


Ce roman devrait intèressé Monsieur: l'auteur s'est beaucoup documenté sur l'histoire allemande de 1900 à 1950 environ.


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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
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Manifeste d'Antigone