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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:08
Extraits de "La femme coquelicot"
P 24
 
 
«  Simplement, Marthe a oublié l’impatience, elle doit réapprendre le sens du mot attendre, inséparable maintenant du mot rendez-vous, quand les aiguilles de la pendule semblent arrêtées, que le chiffre sept paraît hors d’atteinte. Réapprendre que tuer le temps n’est pas une image, qu’on voudrait en finir avec chaque seconde, chaque minute qui traîne.
Et puis, après l’attente, après les moments éternels où tout s’était paralysé, suspendu, cette brutale accélération des choses et les aiguilles affolées, et l’heure fatidique qui vient sur vous au galop, comme si elle s’excusait du retard, du temps perdu, et Marthe qui n’est pas prête, mais pas du tout, parce qu’elle ne sait pas, ne sait plus ce qu’est un rendez-vous, comment on s’y prépare. »
 
 
 
P 49
 
 
« Est-elle libre…de ces êtres chers qui a force d’affection, l’ont entravée jusqu’à l’oubli d’elle-même, jusqu’à l’insignifiance ? »
 
 
Extraits de "La Petite aux tournesols" 
 
P 49
 
«  Une main de mère, ça a son charme, songe Mathilde, surtout quand on peut la lâcher de temps en temps. »
 
P 53
 
«  Etat de grâce que la bouderie…Bulle. Boule. Balle de rancœur. Pelote de mélancolie. Roulé-boulé de dépit. Escargot de la tristesse. On doit y resté enfermé longtemps avant que le chagrin, l’apitoiement sur soi – justifié ou non -, n’éclose en douceur, ne devienne volupté, comme si, à force de se lover dedans, la peine finissait par se dévider, se vider d’elle-même et, après avoir fait mal, si mal, ne plus faire mal du tout et même plutôt du bien.
Etat de grâce de la bouderie qui vous met à l’abri des autres, de vous-même, dans une solitude choisie que plus rien, personne, ne peut rompre.
Mais aujourd’hui Mathilde n’est pas vraiment seule dans sa bulle, sa boule, sa balle. C’est avec Rémi qu’elle boude. Il partage son escargot. C’est normal puisque c’est sa faute, à cause de, grâce à lui, tout ça.
La bouderie parfaite, c'est-à-dire celle qui vous fait ressembler à une somnambule, en impose.
Mathilde a constaté que, lorsqu’elle boude avec art, on ne la bouscule pas. On se tient à distance. Les somnambules, il paraît qu’il ne faut pas les réveiller. Avec la bouderie, c’est pareil. On la respecte. C’est aussi une des raisons de la faire durer…. »
 
 

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Manifeste d'Antigone