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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:12
EXTRAITS DE « LES GARCONS D’EN FACE » DE MICHELE GAZIER ( Points)
 
 
P 32
 
« Cette solitude-là, la vraie, celle où il n’y a aucun autre pour troubler le tête-à-tête avec soi-même, est enivrante. Elle est comme la chaleur trop forte ou comme l’alcool ». Elle vous fait perdre la notion de quotidien et de réalité. »
 
 
P 77
 
« Je crois qu’elle a été un peu déçue d’apprendre que cette maman toute-puissante qui vous observe, qui vous surveille n’est pourtant pas omnisciente. Elle ne peut donc pas vous sauver de tous les dangers. Quand comprend-on que cette insécurité est l’envers de la liberté. »
 
 
P 92
 
« Mes mots allaient dépasser ma pensée. Belle expression, totalement hypocrite. Les mots ne dépassent jamais la pensée, ils sont la pensée. Ils sont parfois comme la lave du volcan, parce qu’ils viennent de loin, du plus profond de soi, alors ils brûlent et détruisent. »
 
 
P 94
 
« N’est-on pas toujours débile ou monstrueux pour l’autre qui ne nous comprend pas, qui nous refuse, qui nous rejette ? »
 
 
 
P 150
« Attendre. A vingt ans, on a l’impression de passer sa vie à attendre. Tout ce qu’on veut, qu’on désire, dont on rêve est à attendre. « Attends un peu. Il te faudra attendre encore, quelques jours, quelques mois. Attendre… »
Et c’était bien là mon problème : la patience. Je me sentais impatiente de faire, d’être, d’obtenir, de voir, impatiente de tout. Le temps me semblait indéfiniment suspendu entre mon désir et sa réalisation. J’ai appris avec les ans que la distance entre le désir et la réalité dépend plus de la violence et de la pertinence du désir que des contingences de la réalité. Si l’on veut quelque chose de toute sa volonté, on finit (presque) toujours à l’obtenir. En laissant le temps au temps, en ayant…de la patience. La boucle est bouclée. Combien de fois ai-je fini par avoir ce que j’avais voulu avec ardeur sans en être jamais satisfaite, an ayant le sentiment que cela venait trop tard ? Mon désir du moment était ailleurs lorsque celui de la veille était enfin exaucé. Réflexe d’enfant gâtée sans doute. Elève, je n’éprouvais que tristesse ou du moins mélancolie lorsque j’obtenais des félicitations ou des résultats positifs à des examens. J’avais tant travaillé, tant attendu et ce n’était que cela. J’ai compris par la suite que le plus beau du vouloir est dans l’attente. L’attente est un voyage immobile au cours duquel tout est possible, même ce que l’on n’a pas imaginé. Ulysse n’est Ulysse qu’avant d’avoir rejoint les rives d’Ithaque, lorsqu’il a seulement le désir du retour au cœur, qu’il est dans l’attente des retrouvailles. L’attente, c’est l’espace du romanesque. C’est la page blanche sur laquelle tout peut être écrit. Il est aussi des attentes insupportables lorsque ce que l’on attend ne relève pas du désir mais de la peur. Attente d’une nouvelle triste, d’une mort redoutée… »
 
 
 
 
 
 

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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