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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 16:00
J'ai découvert Sylvie Germain avec "Jours de colère" et mon admiration lui fut acquise à tout jamais. 
Certains semblent prédire que son dernier roman peut décevoir même ses plus fervents défenseurs.
Malgré tout, c'est en toute confiance que je l'ai ouvert.





La mort accidentelle de Georges affecte son entourage, comme toute mort d'un homme encore jeune peut le faire.
Son épouse et sa fille culpabilisent, sa mère s'efface jusqu'à devenir insignifiante, son père veut prendre la relève de l'autorité auprès des 4 orphelins, sa tante reste inconsolable.
Pierre, employé par la veuve et extérieur à cette famille, bouleversera l'ordre des choses.





Allez pas de suspense: de toute façon je suis trop impatiente de vous le dire pour vous faire attendre! Non, ma Sylvie Germain ne m'a pas déçue! Oui, j'ai encore aimé lire ses mots! Non, pas un instant je ne me suis ennuyée! Oui, son écriture me parle encore!

Objectivement j'admets que, contrairement aux autres romans, la magie de la nature, sa beauté, tiennent très peu de place ici; d'où un style moins poétique. Néanmoins, l'écriture reste belle et la nostalgie présente, symbolisée par une vieille boite en fer remplie de bricoles, souvenirs d'un temps révolu.

Moins émouvant aussi ce roman. Pas de larmes, de boule dans le ventre. Peu importe, et je dirais même au contraire. Rester en retrait de l'histoire, n'éprouver que des sensations fugaces, c'est justement se mettre au diapason avec les personnages. Ils ont  frôlé ma sensiblité comme eux-mêmes survolent leur vie, sans réussir à en être au coeur.

Moins lourd aussi, ce roman où l'humour est posé par touches discrètes, soit, mais bien présent. Un père-Noël en pause clope avec sa barbe et son bonnet rejetés dans le dos (faudrait pas que les enfants sentent l'odeur du tabac froid dans les poils de leur idole!), des blagues de Shadocks ou encore des chienchiens "muétisés" par leur maitresse; moi, que voulez-vous, ça me donne le sourire! Et c'est bien la première fois que ma Sylvie m'offre cette légèreté!
Alors comment pourrais-je être déçue?


Merci Cathulu de m'avoir permis de le lire avant sa sortie poche.
Sylvie (pas Germain, la blogueuse bretonne!) a aimé aussi. Amanda un peu moins.
Le billet de Papillon n'est pas très enthousiaste et pourtant pertinent.


Editions Albin Michel
Crédit couverture: Editions Albin Michel et Fnac.fr

ndrl: Qu'est-ce que je le trouve moche ce portrait, sur le bandeau rouge!

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

la librivore 12/07/2010 22:25



je suis aussi une inconditionnellle depuis "le livre des nuits". C'est une écriture moins poétique c'est vrai, mais je trouve que le propos du livre résonne en moi comme un écho "sur un vaste
fond de silence" comme dirait Sylvie Germain.



Emmanuelle Caminade 14/10/2008 10:11

Encore un très grand livre de Sylvie Germain, magnifique, envoûtant.§Je ne partage pas du tout la même analyse . Si un autre regard vous intéresse, je lui ai consacré une critique sur mon blog "L'or des livres" (voir mon site web)

Anne 14/10/2008 17:13


Je suis curieuse d'aller lire cet autre regard...


yueyin 07/10/2008 22:13

tu donens envies là, je n'a pas lu Sylvie Germain depuis Magnus et je suits très tentée :-)

Anne 08/10/2008 08:39


Ce sera bon, tu verras, de retrouver sa plume...


beatrix 07/10/2008 12:16

j 'attends avec impatience de le lire et comme c'est bientôt mon anniversaire je vais tâcher de me le faire offrir!! mais à mon avis vu ton com et mon engouement pour Sylvie Germain je ne vais pas être déçue..

Anne 07/10/2008 17:35


Tu n'as qu'à mettre que ce livre sur ta liste de cadeaux: tu auras toutes les chances de le recevoir!
Sinon, un autre truc qui marche: tu gonfles tout ton entouragela semaine avant ton anniv' d'avant en soupirant quelques dizaines de fois par jour "Ah, si seulement je pouvais lire
"L'inaperçu""!


Florinette 06/10/2008 11:46

Dans ma PAL, avant de me lancer dans celui-ci, il m'en reste encore beaucoup à découvrir de cette auteure, à moins que je ne le voie apparaître sur les étals de ma biblio... ;-)Bises et bonne journée Anne !

Anne 06/10/2008 17:16


Quel bonheur de te relire Florinette!
Je pense que les biblios doivent avoir certains de ses titres: le contraire serait bien étonnant...


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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone