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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 11:45

C'est le 4ème livre de Denis Lachaud que je lis. J'aime vraiment son style, sans trop savoir expliquer pourquoi.
C'est un auteur qui écrit surtout du théâtre: j'ai même eu la chance de l'entendre lire une de ses pièces.
J'attendais, avec impatience, que son dernier titre, paru en 2005, sorte en poche, mais je l'ai trouvé la semaine dernière à la médiathèque.



A 5 ans, Thomas préfère jouer à la poupée avec sa petite voisine Véronique plutôt qu'au foot avec des copains.
Un goût qui ne peut attirer que moqueries méprisantes de la part de garçonnets déjà despotes.
En primaire, la perspective de la classe de neige, angoisse Thomas...



J'ai regretté une fois de plus de trouver trop d'indices sur le fil de l'intrigue dans le résumé de la 4ème. Quelques mots de trop m'ont ôté le plaisir de découvrir certains aspects de l'histoire par moi-même. Dommage.

Mais ceci dit, et mis de côté, j'ai aimé ce livre tout difficile qu'il soit.
Parce que rien n'est évident: ni le sujet, ni l'écriture.

La vie de cet enfant, très tôt différent, soumis au jugement d'autrui et exclu est, au début, étrangement douce. Sa famille l'entoure d'affection, son amitié avec son amie est attendrissante.
Pourtant, la menace est pesante et devient oppressante. Peu à peu, elle va devenir danger puis violence; sans frontières clairement établies.
Je savais, sans vraiment savoir, devinais sans vraiment comprendre.
L'intrigue déroutante, voire embrouillée, m'a insidueusement ballottée d'un côté et de l'autre. Sans pitié, de la première à la dernière page. Et j'ai adoré l'abasourdissement qu'elle a provoqué.

Caché par l'écriture déconcertante de Denis Lachaud, ce livre possède un fort potentiel de sensations. Il faut juste commencer ce livre en acceptant l'effort qu'il va vous falloir fournir pour les percevoir.


Extraits

" "Plus tard", c'était dans longtemps et d'ici là il y avait le long maintenant..."

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"- Tu sais maman, les gens qui se suicident, ils ont de la chance.
- Pourquoi tu dis ça mon Toto?
- Ben ils veulent mourir et ils meurent. Moi je ne veux pas mourir mais je mourrai quand même."

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Editions Actes Sud et Babel en janvier 2009
Crédit couverture: Editions Actes Sud et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

fersenette 24/01/2009 14:46

ma PAL est déjà vertigineuse, mais je note ce titre ...

Anne 25/01/2009 11:56



Il le mérite! Et puis un de plus ou un de moins...



kesalul 27/10/2008 08:22

Je te suis et je note ces deux-là...

Anne 28/10/2008 16:30


Tu fais bien!


kesalul 26/10/2008 21:43

Pas spécialement attiré. De cet auteur, j'avais lu "J'apprend l'allemand", livre qui m'avait bien plu.

Anne 27/10/2008 08:16


Si c'est l'histoire qui ne t'attire pas, tu peux essayer "La forme prochonde" ou "Comme personne". Ils sont bien aussi ;-)


Karine :) 23/10/2008 02:29

Tiens, un auteur que je ne connaissais pa du tout!  Je suis très très intriguée, en fait... mais j'aime les extraits!!

Anne 23/10/2008 07:48


Le 1er est tout à fait ce je ressens en ce moment: je suis dans un "maintenant" qui me parait bien long...


yueyin 22/10/2008 20:53

un auteur qui semble intéressant, les extraits sont impressionant mais le sujet me semble un peu dur pour mon petit coeur tout mou :-)

Anne 23/10/2008 07:45


Les livres de D.Lachaud sont toujours tourmentés...pas écrits pour les coeurs tout mous;-(


Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone