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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:45

Avec ce roman de Cormac McCarthy, je continue dans la série " je ne sais pas résister aux billets tentateurs* ".



"Ils arrivèrent dans une région où étaient passées les tempêtes de feu, laissant kilomètre sur kilomètre de brûlis. Dans la chaussée un agglomérat de cendre profond de plusieurs centimètres où il était difficile d'avancer avec le caddie."

"Ils": c'est papa et son petit garçon.
"Kilomètre sur kilomètre": c'est vers le sud, la mer. Là où, peut-être, il fait moins froid.
"Avancer": c'est être toujours sur ses gardes. Des bandes de survivants pillent, tuent.
"Le caddie": c'est le contenant des dernières denrées, couvertures ou outils dénichés, de plus en difficilement au fils des mois, dans les ruines d'un monde dévasté.


Lentement, au rythme de la marche des personnages épuisés par la fatigue, la faim et le froid, ce roman m'a chavirée.

Au coeur de l'histoire, insidieusement, je me suis sentie mal à l'aise. Simplement parce que ce récit nous met face à soi, à ce que nous sommes.  
Ou plutôt à ce que nous pourrions ressembler après une apocalypse.

Saurais-je garder une certaine humanité? Serais-je capable de barbarie pour contrer la faim et la peur? Le cannibalisme peut-il, dans des cas extrêmes, devenir acceptable? Le courage c'est essayer de continuer à survivre ou c'est abdiquer?

Un roman qui ne pourrait qu'être noir de la nature humaine et gris de cendre d'une nature carbonisée...
Mais finalement non.

Les touches de couleurs, si pâle soient-elles sont là et bien là.
Couleurs de l'amour entre un homme et son fils. Couleurs de la bonté obstinée. Couleurs des remords persistants. Couleurs des mots que nous échangeons afin que jamais l'espoir ne meure.

Ce fut, pour moi, un moment lecture très fort.

* Cette fois-ci, ce sont ceux de: Amanda, Bellesahi, Philippe, Sylire.
Des avis d'autres blogueurs chez Blog-o-book.

Editions de l'Olivier
Crédit photo: Editions de l'Olivier et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Isa 03/06/2009 15:07

Roman très puissant !

Anne 03/06/2009 16:54


Oh que oui!


Midola 13/04/2009 14:23

Je ne suis pas certaine que la fin soit une note d'espoir... Je ne crois pas à l'happy end, vu tout le reste du roman. Il y a deux interprêtations possibles e très différente des dernières pasges.

Anne 15/04/2009 08:36


Merci à vous 2 d'avoir pris le temps de vous arrêter ici et d'y avoir déposé vos avis.


thérèse debay 13/04/2009 13:47

après quelques pages, j'ai cru ne pas être assez forte pour le continuer...mais ,malgré moi ,j'y revenais toujours ,et je suis contente de l'avoir lu jusqu'au bout et surtout d'y avoir trouvé cette note d'espoir juste à la fin .c'est une histoire très forte et d'une écriture superbe et  que je ne risque pas d'oublier.merci pour toutes ces idées de lectures

Midola 17/02/2009 22:06

Je pense que c'est le roman qui m'a le plus marqué. J'ai été incapable de lire autre chose pendant un certain temps tellement j'avais les images de fin du monde à l'esprit. Ca m'a beaucoup fait penser à Beckett, tout se passe dans les non-dits. Un chef d'oeuvre !

Anne 18/02/2009 15:37


Beaucoup d'entre nous ont eu cette impression de tenir un chef d'oeuvre entre les mains...
Merci de ta visite


BelleSahi 11/02/2009 15:19

Ce livre est à part. Il donne une impression de rien et pourtant il donne beaucoup.

Anne 12/02/2009 08:10


Je n'ai pas ressenti du tout cette impression de rien...mais tu as raison ce livre est à part.


Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone