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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:45

De Marie Sizun j'avais déjà apprécié "Le père de la Petite", un récit autobiographique. 
Un tout autre genre que ce titre, puisqu'il est une pure fiction. Mais, hélas, de tels faits divers se voient aussi dans la "vraie vie"...





Ce roman est l'histoire d'un engrenage infernal.
A sa base: un chagrin d'amour, une maternité plus subie que voulue. Presque du banal.
Mais quand ces afflictions touchent un soi fragilisé, des fondements affectifs bien fragiles, le séisme du quotidien se déclenche...





J'ai commencé ce roman en attendant un rendez-vous du genre "donne mal au ventre" et malgré cela, l'histoire a réussi à capter mon attention. Un exploit que seuls quelques livres exceptionnels sont capables de réaliser.

Passées les premières pages, mon engouement ne s'est absolument pas tempéré, est resté intact jusqu'au dernier mot. Tout m'a plu...

J'ai trouvé, dans ce livre, le style d'écriture percutant que l'on repère de plus en plus souvent dans les nouveaux romans et qui me convient parfaitement.
Ces phrases courtes, sans construction grammaticale conventionnelle, remuent au fond de moi des émotions "coup de poing". Beaucoup mieux que ces laïus interminables, entrecoupés de virgules qui m'embrouillent et freinent mes émois...

L'intrigue est parfaite: pas d'invraisemblance, un suspense tendu sans aucun temps mort et un dénouement qui ne s'enlise pas, bien au contraire...
Pour résumer, le genre de bouquin très difficile à lâcher. Très, très difficile...

Restent les personnages: Marthe et Alice.
Finalement, avant même le style ou la trame, ce sont ces 2 femmes les véritables responsables de mon coup de coeur pour ce roman.
Elles sont si attachantes avec leurs failles, si émouvantes quand elles perdent le contrôle de leur vie.
Différentes l'une de l'autre et pourtant chacune bouscule nos a priori, nos jugements hâtifs, nos arrangements de conscience.
Marthe et Alice m'ont quittée trop vite: j'aurais tant aimé les écouter quelques pages de plus...
Si vous faites leur connaissance, vous comprendrez...

Oh là là: mon post est déjà tant qu'assez long!
Et je n'ai pas encore parlé du bébé, de la petite maison bretonne, des jolies descriptions de l'amour maternel....
Tant pis...

Pour en apprendre un peu plus vous pouvez lire le beau billet de Sylire ou celui beaucoup plus détaillé d'Amanda.

Editions Arléa 1er/mille
Crédit photo: Editions Arléa et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

arlette 22/02/2009 21:33

une fois encore me voici tentée suite à ton article !

Anne 23/02/2009 09:24


Ne le regrette pas!


Karine :) 21/02/2009 13:41

Je l'avais noté chez Amanda!  Et tu renforces l'envie de le lire!!

Anne 21/02/2009 14:13



Il aurait été étonnant qu'au vu de mes éloges tu perdres l'envie de le lire



Gambadou 20/02/2009 18:38

il est noté dans mon petit carnet depuis le post de Sylire, je le surligne

Anne 21/02/2009 09:14



Moi aussi c'est Sylire qui m'a donné l'envie de découvrir M.Sizun, et je la remercie



lily 20/02/2009 11:17

Euh... L'assassinat voulais-je dire :)Pas assez dormi moi ;(

Anne 21/02/2009 09:12



C'est une très bonne fiction, tu devrais l'aimer...
Pour "L'assassinat" je lirais d'abord cet auteur avec le titre que j'ai à la maison. Et que je tiens à ta disposition si tu le désires.


Trop rares les nuits où nous dormons suffisamment, non?



lily 20/02/2009 11:15

olalala, tu en parles magnifiquement !J'avoue n'avoir encore lu aucun livre de Marie Sizun, je crois que je commencerai par celui-ci :i Belle journée Anne,Fais moi signe, pour l'attentat ;)

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone