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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 09:20
Florinette a fait de ce roman un livre-voyageur, mais l'exemplaire que j'ai lu est à moi. Et dédicacé en plus!
J'ai eu la chance de rencontrer  Richard Andrieux, la semaine dernière, au salon de Montaigu.




José a 9 ans. Depuis 2 ans, il s'invente un univers, un langage bien à lui.
Sous son imagination, les objets vivent, deviennent ses seuls amis.

Hélène, sa maman, est une adulte. Son monde à elle est  tout autre: bien réel, bien concret.

Peu à peu, chacun s'enferme dans "chez lui" et devient solitaire. 




J'ai dévoré ce roman, à l'écriture simple et touchante.
Au coeur de l'histoire, les émotions m'ont serré le ventre...

Tristesse pour ce petit garçon.
A trop se plonger dans l'imaginaire, il n'est plus capable de distinguer la "vraie vie". Il ne perçoit plus les sentiments qui s'y logent, les beautés qu'elle offre.
Il décèle bien, de temps à autre, quelques indices, mais il est trop ancré dans ses chimères pour émerger. Il est déjà parti trop loin.

José m'a touchée, parce qu'il a parlé à l'enfant que j'ai pu être. Très imaginative, toujours dans mon monde, isolée dans mes livres, si absente parfois.
Je réalise, aujourd'hui, que la frontière peut être mince entre se réveiller et basculer....

Compassion pour Hélène.
Cette maman qui aime tant son fils, mais qui ne le comprend plus. Qui ne sait plus lui parler. Qui finit par le laisser partir pour un autre "ailleurs".

Sa douleur, sa lassitude, son renoncement sont forcément poignants pour tout coeur de mère.
Combien de fois, ai-je pu avoir cette peur de voir mes enfants m'échapper? Combien de moments d'inquiétude devant nos langages qui, parfois, n'avaient plus rien de commun?

"José",  comme l'enfance, comme les mamans, est tout en sensibilité. En espérance aussi.
Et c'est beau.

Elfe et Arlette partagent ma tendresse pour ce livre.


Editions Héloïse d'Ormesson et Pocket
Crédit couverture: Edition Pocket et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Arlette 11/04/2009 21:20

Tout comme toi, j'ai ressenti une certaine peine pour cette mère qui malgré son amour ne peut plus rejoindre son enfant dans son monde !

Anne 15/04/2009 08:37


C'est ce personnage qui m'a, finalement,  inspirée le plus d'émotions.


Edelwe 09/04/2009 18:32

Encore un de noté! ça n'a pas l'air très gai, mais je te ais confiance, ça doit être un beau livre.

Anne 10/04/2009 08:31


D'un coup, je sens mes épaules lourdes de responsablité


sylire 07/04/2009 21:49

@Anne : l'homme sans lumière parle aussi d'un homme "à côté de la vraie vie". Je retrouve des points communs entre les deux histoires.

Anne 08/04/2009 09:10


Ah? Richard Andrieux, lui, pense qu'il a écrit 2 livres complètement différents...comme quoi, il doit être difficile d'être objectif vis à vis de ses
propres écrits.


Karine :) 07/04/2009 03:50

C'est un livre que j'ai noté il y a un moment, que j'avais oublié et que j'ai renoté récemment... je pense que ça pourrait me plaire, vu le thèms... 

Anne 07/04/2009 09:07



Ici, tu trouveras bien l'un de tes sujets de prédilection.



Jules 06/04/2009 23:09

Un titre qui me semble bien intéressant, mais je ne suis peut-être pas dans ce type de lecture-sensible en ce moment...

Anne 07/04/2009 09:05


Ce texte est beau, sensible mais pas plombant au final..


Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone