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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 18:00

Je ne connaissais pas Louise Desbrusses : jamais lu, jamais entendu parler...

Je l'ai découvert  grâce au comité de lecture de la médiathèque.

 

C'est l'histoire d'un déjeuner dominical...
Une femme fête ses 60 ans. Elle et son mari réunissent toute leur famille.
L'un des fils a épousé une femme "pas du même rang".
Jamais cette bru ne fut acceptée. Pas plus que les jumelles nées de cette union.
Adultes, ces dites jumelles expriment leur propre mépris au clan paternel.




Le titre de ce livre a de quoi surprendre, mais très vite on le comprend.
La vie familiale n'est que guerre, batailles sans pitié livrées à coup de moqueries, mesquineries.
Chacun doit être un soldat jouant son rôle.
Ou alors ce n'est qu'un lâche. Qui doit assumer les conséquences de sa faiblesse: mise en quarantaine, harcèlement psychologique. Qui doit en subir les séquelles: effacement de la personnalité, trouble de l'alimentation. 
Et si la solution, pour sortir vainqueur du conflit, était de casser la spirale du mépris?

Ce roman est très, très difficile. Il le sera, sans doute, plus au moins suivant l'écho qu'il trouvera en vous. Mais dans tous les cas, je ne pense pas qu'il puisse laisser indifférent.

Sa construction même est difficile. Aucun prénom, juste des surnoms. Des phrases pleines de répétitions ou au contraire très courtes, claquantes. Cependant, rien de rédhibitoire dans ce style d'écriture particulier: j'ai vite pris la gymnastique d'esprit adéquat, et adopté le rythme de lecture imposé.

Ma lecture n'a, quand même, pas été entièrement sombre. 
Certaines descriptions grinçantes du repas allègent le récit. Il est de ces caricatures qui font sourire. Quand on les a vécues. Quand on a décidé de ne plus jamais les vivre.

Louise Desbrusses viendra parler de son livre, le 28 avril, à la médiathèque. Je suppose que vous imaginez mon impatience...

 

Editions POL

Crédit couverture: Editions POl et Fnac.fr (attention de ne pas lire leur "Note de l'éditeur" qui révèle la fin! Alors que les dernières pages offrent une réelle tension,  un bon suspense, je trouve ça lamentable.)

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Yv 20/05/2009 17:43

Je l'ai lu, il ya assez longtemps et j'avais beaucoup aimé. la meilleure preuve, c'est que plus d'un an après, je m'en souviens encore assez fortement.

Anne 21/05/2009 10:20


Essais alors de lire "L'argent l'urgence": pour ma part je l'ai encore préféré.


antigone 24/04/2009 22:04

Une belle découverte, on dirait !! Je note ce titre aussi !!

Anne 25/04/2009 10:02


Je pense, oui, que Louise Desbrusses a toutes les chances de te plaire.


Edelwe 24/04/2009 14:27

Ce livre a l'air très intéressant, mais assez noir...je vais donc m'abstenir.

Anne 25/04/2009 10:01


Le thème est difficile, mais l'atmosphère qui s'en dégage n'est pas noir, pas sans espoir...


Leiloona 24/04/2009 11:48

Je rame énormément aujourd'hui pour laisser des commentaires sur OverBlog. C'est rageant.
Le thème du livre me plaît ! Peut-être parce que j'ai moi aussi une famille qui m'a longtemps dévorée. ;)

Anne 25/04/2009 10:00


Nous sommes, hélas, nombreux dans ce cas-là....


Freude 23/04/2009 10:39

Ca me dit bien ! Vive la famille ! Je vais voir s'il est à la bibli !

Anne 23/04/2009 18:41


Là c'est à peine "Vive la famille"


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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
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Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone