Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
| Mai 2012 | ||||||||||
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Très secouée par le récit d'Emmanuel Carrère, je voulais une lecture légère. Le roman de Tatiana Arfel est classé par l'éditeur dans sa collection merveilleux: je me suis dit que
du mirifique serait parfait.
Giacomo est, maintenant, un vieux clown fatigué. Bientôt il sera "emporté", et il
regrette de n'avoir pas su aimer, de ne pas pouvoir transmettre son amour du cirque à un enfant.
Une fillette grandit entourée d'indifférence. Elle devient insignifiante, comme un ectoplasme terne.
Un petit garçon abandonné survit, dans un terrain vague, derrière une palissade. Dans sa tête, des images très colorées s'imposent. Ses doigts vont apprendre à les reproduire.
Et puis un quatrième personnage mettra son grain de sel à l'histoire: le Sort ou le Destin comme bon vous semble de le désigner.
Je vais avoir beaucoup de mal à parler de ce livre, parce qu'il a provoqué en moi des sensations étranges et assez indéfinissables.
Il est tout à la fois grave et beau, pragmatique et poétique.
Cette histoire est vraiment bien-nommée merveilleuse.
Et pourtant c'est bien de la vie qu'il s'agit là. La vraie, l'impitoyable qui blesse et stigmate les plus faibles.
Mais en contraste l'atmosphère n'est pas amère. Bien au contraire: elle dégage une certaine magie, accentuée par l'environnement du cirque. Magie quasi impalpable, reflet
onirique de l'espoir et de l'amour.
J'ai eu l'impression de lire un livre destiné aux enfants qui, d'un coup de baguette, serait devenu perméable à l'adulte que je suis. Tout y est: les phrases ont juste remplaçé les
images.
Les émotions sont représentées par des couleurs. Les chapitres sont parfumés d'odeurs douces, gourmandes ou fleuries. Les friandises sucrées, chocolat ou barbe à papa, se
dégustent au coeur des pages. Les mots font du bien.
Au milieu de ce roman, j'ai crains d'entrevoir l'ébauche d'une certaine longueur: ce n'était que l'écho de ma hâte à voir arriver le bonheur pour ces gens-là. Je trépignais comme une gamine
impatiente, c'est tout.
Ma première lecture de la sélection du Prix Landerneau est un très, très beau coup de coeur.
Editions José Corti
Crédit couverture: Editions Corti et Fnac.fr
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En janvier nous avons fait la connaissance de notre belle-fille chinoise. Ce fut un véritable coup de coeur entre elle et nous! J'ai vu mon fils amoureux et j'ai aimé ça. Même si cet amour-là met trop de kilomètres entre lui et moi.
Les petits chiots de Toupie ont grandi et sont partis chez un autre "chez eux". Séparation difficile. L'"expérience" ne sera pas renouvelée.
Je suis inscrite à ma toute petite bibliothèque du village. Pas beaucoup de titres en rayon, mais quelques dizaines de thrillers. Je renoue avec le genre et retrouve mes frissons d'adolescente.
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"
Pas de doute, la sélection est vraiment bonne. Pour l'instant que des livres aimés voire adorés dans les billets que j'ai vus. Pour ce qui me concerne j'ai beaucoup aimé les deux que jai lus. Celui-ci sera parfait entre deux lectures plus noires...
Malgré la noirceur du propos, c'est plein d'espoir
UN GROS COUP DE COEUR
YEEEEEESSSSSS!
Moi, j'ai vraiment du mal à me sortir de la tête.
Mon seul coup de coeur à moi, ne te suffit pas alors?

Mais après tout, tu as raison: 2 coups de coeur vaut mieux qu'1, tu le noteras
Je suis certaine qu'il te plaira+++++ Il est question de l'inspiration d'un peintre, de jolis tabeaux...
Bon week-end à toi aussi.
Billet lundi !
"Avoir des ciseaux à la main quand tu lis": pas mal comme expression!
La fin ne m'a pas déçue...mais "chut"
Je ne l'ai pas encore lu. Du coup, à la lecture des commentaires et de ta critique, il sera le prochain du Prix Landerneau sur la PAL!
Après la lecture de ton billet (magique), je n'ai qu'une envie le découvrir à mon tour !
Je le lis la semaine prochaine !
J'ai regardé un peu les critiques professionnelles: l'écriture de Tatiana Arfel est appréciée, et c'est bien.
Merci pour ces pensées d'une région que j'aime beaucoup.
Merci mille et mille fois !!
Avec les blogueurs qui participent aux prix Landerneau, tu auras plusieurs avis à découvrir sue ce livre.
Bonne continuation de lecture: la fin ne te décevra pas