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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:35

Ce roman de Fabrice Humbert est ma 2ème lecture des livres sélectionnés pour le prix Landerneau


Le narrateur, un professeur français, participe à un voyage scolaire en Allemagne. Au programme, la visite du camp de concentration de Buchewald. Une photographie du musée le trouble: un détenu ressemble étonnamment à son père.
Tous les silences de sa famille, qui ont fait de lui un être à la violence parfois incontrôlable, seraient-ils liés à ce sosie?



Je suis à contre-courant de beaucoup de mes camarades blogueurs. Là où ils ont vu dans ce roman une histoire forte, exigeante ou époustouflante, moi je n'ai lu qu'une histoire mal structurée.
Dés les premières pages, je trouve que le récit démarre sur une coïncidence improbable. Déjà, je suis contrariée.
J'arrive à passer outre: le ton intimiste m'envoûte, l'enquête du narrateur sur sa famille est très bien menée et l'histoire de David, le grand-père juif, me plait.

Ensuite je me suis retrouvée à lire des pages de descriptions atroces sur la vie des camps de concentration. Je suis très mal à l'aise. Je me sens arrachée de force au récit qui me plaisait tant et ça, je n'ai pas du tout aimé! Le charme est rompu. 

La biographie de plusieurs nazis suit. Sans doute une attention volontaire de l'auteur d'entremêler la petite histoire à la grande. Mais moi, j'ai eu l'impression qu'elle arrivait un peu "comme un cheveu sur la soupe".

Quand dans la dernière partie, le narrateur reprend sa passionnante saga familiale, il est trop tard: j'avais décroché depuis trop longtemps pour l'apprécier ou m'émouvoir.

J'ai fini ce livre il y a plusieurs jours, et je me dis que je suis bien sévère. Peut-être que je l'aurais moins été aussitôt après ma lecture mais, aujourd'hui, il me reste déjà si peu de ces pages que l'indulgence reste endormie.

Les antithèses de mon billet sont chez Cathulu, Clarabel, Lily, Papillon et Sylire.
L'avis d'Yv se rapproche un peu du mien.

Editions Le Passage
Crédit couverture: Edition Le Passage et Fnac.fr

 

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Lou 09/06/2009 13:13

Je crois que finalement aucun livre ne fait l'unanimité, malgré certains tendances qui se dégagent nettement... je suis très en retard, j'ai hâte de me faire ma propre opinion :)

Anne 10/06/2009 08:11


Nous avons chacun notre personnalité, notre histoire notre sensibilité propres alors c'est évident que nous ne pouvons pas tous apprécier les mêmes
livres.


lily 08/06/2009 12:52

L'Ile de Batz !!! Ce sont de très beaux souvenirs d'enfance, (mais j'exagère puisque je vais à Roscoff tous les ans, mais sans prendre le bateau pour m'y rendre...). On peut prendre de sacrés coups de soleil là-bas :)Sinon, pour l'Origine de la violence, j'ai vraiment bien aimé. Un passage m'a tout demême fait sursautée, celui concernant  sa chère et tendre,  petite fille d'un nazi et pas des moindres, j'ai trouvé cette passion peu "probable" pour un petit fils de déporté. En tous cas la visite à la famille citant LEUR héros, le fameux grand-père nazi, m'aurait pour ma part fait fuir à toutes jambes... Ceci dit ce passage état peut-être là justement pour mettre en perspective toute la complexité de l'origine de cette fameuse violence. Je ne sais pas, mais pour le coup je trouvais qu'il en faisait un peu trop...

Anne 09/06/2009 08:13


Nous avons attrapé des coups de soleils!
C'est marrant pour ce livre: nous faisons tous un peu les mêmes commentaires sur les mêmes passages et pourtant la façon de les ressentir peuvent être très différentes.


gambadou 06/06/2009 20:21

pas évident ce livre, même après le commentaire de sylire, je n'ai pas trop envie de le noter... Bonne fin de we

Anne 07/06/2009 09:36


Chouette  revoilà  notre étudiante

Peut-être qu'avec l'été qui arrive nous avons aussi envie d'un peu plus de légèreté...


Leiloona 06/06/2009 16:20

Ah c'est bien justement de lire différents avis ! Ravie que tu aies fait ta grognon. Quand il y a trop de billets élogieux sur un livre, c'est louche.

Anne 07/06/2009 09:34


Tu crois? Cela peut être aussi le signe d'un excellent livre....


antigone 06/06/2009 12:36

Je crois que j'avais noté ce titre, bon on verra, un emprunt en bibliothèque, sans doute... J'adore ta photo, les cheveux dans le vent, tu as bien fait de la mettre !!Dis, je ne sais pas si tu as vu, mais Fabienne Juhel, notre si sympathique auteure du salon de Montaigu a remporté le Prix Ouest France/Etonnants voyageurs pour "A l'angle du renard", je suis contente pour elle...et j'ai quelques regrets de ne pas avoir craqué ce jour-là !!!

Anne 07/06/2009 09:33


Je suis heureuse que la si sympathique Fabienne Juhel ait obtenu un prix!
Ce matin j'ai lu les 40 premières pages de "L'angle du renard": très, très prometteuses...
Je garde aussi quelques regrets de Montaigu...mais aucun qui n'ait un rapport avec nos 2


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je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

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