Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
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Quand les éditions du "serpent à plumes" m'ont proposé ce livre de Marie Hermanson, j'ai vu là l'occasion de découvrir mon premier roman suédois.
Ulrika se promène, sur la plage de ses étés d'enfant, avec ses 2 enfants. Ils s'intéressent peu au passé de leur mère. Elle, par contre, se laisse envahir par les souvenirs de
vacances passées au côté de la famille d'Anne-Marie, meilleure amie tant admirée et enviée.
Kristina est une jeune file psychologiquement très perturbée. Elle ne supporte pas le regard des autres, ne sort que cachée derrière un masque. Elle trouve un semblant d'équilibre en se retirant
dans une masure sur une île.
Leurs histoires vont doucement, au fil des pages, s'entremêler.
Quel joli récit!
D'apparence tout simple, sans intrigue compliquée (mais suffisamment dosée pour captiver), l'ambiance de ce roman m'a envoûtée.
Les souvenirs d'enfance d'Ulrika créent une atmosphère de tendre nostalgie. J'ai pensé aux photos d'Hamilton que j'affectionnais particulièrement adolescente.
Les mots ont fait défiler sous mes yeux de bien jolies images: 2 petites filles avec leurs seaux sur la plage, 2 adolescentes qui se comparent devant le miroir de la salle de bain, les
soirées "on dort chez la copine, on se chuchote des histoires jusqu'à pas d'heure". Des images toutes douces, légèrement teintées d'une certaine cruauté enfantine et innocente.
C'était bon ce "film" dans ma tête.
Quand les chapitres sur Kristina s'intercalent entre ceux d'Ulrika, plus de nostalgie ou d'imagination émoustillée: c'est l'émotion qui s'incruste.
La personnalité de Kristina est très touchante. Toutes les clés ne seront pas données pour la comprendre. Peu importe, il suffit juste de l'aimer. Je me suis sentie, auprès
d'elle, toute attendrie avec l'envie de la protéger, la bercer.
C'était bon ce chaud dans mon ventre.
Cathulu a trouvé ce roman "lumineux et poétique", Cuné "délicat et à la lisière de l'onirique", Karine a éprouvé "une impression de douceur".
Au moins pour ce titre-là, nous formons un quatuor accordé!
Edition "Le serpent à plumes"
Crédit couverture: Editions "Le serpent à plume" et Fnac.fr
En janvier nous avons fait la connaissance de notre belle-fille chinoise. Ce fut un véritable coup de coeur entre elle et nous! J'ai vu mon fils amoureux et j'ai aimé ça. Même si cet amour-là met trop de kilomètres entre lui et moi.
Les petits chiots de Toupie ont grandi et sont partis chez un autre "chez eux". Séparation difficile. L'"expérience" ne sera pas renouvelée.
Je suis inscrite à ma toute petite bibliothèque du village. Pas beaucoup de titres en rayon, mais quelques dizaines de thrillers. Je renoue avec le genre et retrouve mes frissons d'adolescente.
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"