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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 14:35

Ce roman de Jérôme Ferrari est ma 5ème lecture pour le Prix Landerneau.



Il s'ennuie dans son village entre Jean Do son meilleur copain et Magali la "petite" qui passe ses vacances ici.
L'ennui va grandir en lui, se transformer en pulsions violentes.
Pour s'y adonner il devient mercenaire. Entraîne Jean Do à ses cotés en Irak.
Le copain meure. Il revient au village. Repense à son amour pour Magali.
Laquelle est, aujourd'hui, enclavée dans une entreprise despotique.


Incontestablement ce récit est d'une qualité d'écriture remarquable. Pas de chapitres, pas de strophes, des phrases qui se prolongent, pas de dialogues. Un monologue qui se lit sans reprendre son souffle.
Un style incroyable.

Indéniablement le fond du récit est percutant, poignant.
Tout ce mal de vivre qui ne peut s'exprimer que dans la violence. Ce carcan qu'exerce les multinationales sur leurs employés. Tout ce passé qu'on laisse échapper et qu'on embellit quand les regrets s'imposent. Toutes ces guerres, toutes ses questions qu'on se pose sur Dieu. Tous ces sujets ne peuvent que chambouler.

Et incontestablement, indéniablement ce livre n'est pas fait pour moi.
Moi j'aime les phrases courtes qui frappent.
Moi, je me sens trop loin des héros qui choisissent de cogner pour pallier au mal-être. 
Moi je n'aime pas lire du noir, du désespoir sans aucune lueur d'espoir.

Cathulu, Sylire, Lily j'entrevois très bien pourquoi vous avez aimé ce récit. Je comprends vos arguments, mais ne les ressens pas.
Caroline a mis une distance entre l'histoire violente de ce jeune homme et elle. Comme moi, finalement. 
Yves reconnaît, lui aussi,  la qualité de l'écriture.

Editions Actes Sud
Crédit couverture: Editions Actes Sud et Fnac.fr



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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

sylire 16/07/2009 11:32

Je fais partie des incultes qui n'ont pas lu Tchékhov . Rien à ajouter à ce qu'a dit ma camarade Cuné

Anne 16/07/2009 11:52


Zut! Moi qui comptait sur toi pour me faire un résumé de ses oeuvres  


Leiloona 09/07/2009 07:10

Je me tate encore ... j'aimerais connaître le style de l'auteur, mais le côté sombre me rebute.

Anne 09/07/2009 08:24


Pour lire un livre sombre, il faut choisir le bon moment: ça "passe" mieux


Cécile de Quoi de 9 08/07/2009 22:44

Ta critique prouve si besoin qu'il est possible de donner à autrui (en l'occurence moi) l'envie de lire un livre qu'on n'a pas vraiment aimé ! Merci pour cet art délicat de l'équilibre entre objectivité et subjectivité...

Anne 09/07/2009 08:05


Merci Cécile!
Cet hiver, une blogueuse qui me connait bien m'a offert un roman qu'elle n'avait pas aimé. Elle savait que ce livre était bon, mais n'avait pas pu se laisser emporter. Elle savait que sa magie
agirait pour moi.


BelleSahi 08/07/2009 16:24

Il n'est pas pour moi ce livre ! Bises Anne !

Anne 09/07/2009 08:01


Alors, toi aussi, tu sais pertinemment quels livres sont pour toi ou non?


Brize 08/07/2009 14:14

Le thème ne m'attire pas spécialement, mais ce que tu dis du style, si. Alors pourquoi pas, lorsqu'il sera disponible en bibliothèque... et parce qu'il est court !

Anne 09/07/2009 07:59


Pour qui aime ce genre d'écriture, l'"exercice" est fort réussi. Tu ne devrait pas être déçue.


Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone