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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:50

ETUDE SOCIOLOGIQUE DU ROMAN "Le challenge du Dr Dan Davis" 


1ere constatation: Il est très difficile d'assumer le fait de lire ce genre de roman. J'ai choisi mon Harlequin en catimini, me suis lancée dans des explications mensongères (c'est pour ma vieille voisine!) devant la caissière qui pourtant ne me demandait rien. Puis je l'ai lu, recouvert d'un papier bien opaque (suis pas allée jusqu'à la photocopie d'une couv' de Proust!).

Mon avis
: Je me demande si je ne souffre pas d'un complexe de supériorité refoulé du genre "Moi, Mâdame, je lis de la vraiiiie littératuuuuure".


2ème constatation: Les expressions populaires ne sont pas réservées aux prolétaires: les responsables de collection les emploient sans aucun complexe.
"Chère lectrice,
....Le bonheur est à portée de main, mais hélas, ce bonheur n'est pas toujours si simple à attraper!.......avec des si, on mettrait Paris en bouteille n'est-ce pas? La vie serait alors un long fleuve tranquille, et manquerait d'un peu de piment qui la rend si passionnante!......"


Mon avis
: Je me demande si je ne souffre pas d'un perfectionnisme aussi inutile que prétentieux du genre "Moi, petite blogueuse me creuse les méninges pour écrire des phrases que personne d'autre n'avait trouvé avant".


3ème constatation: Quelques jours après son embauche, une jeune célibataire peut parfaitement parler de son angoisse à son nouveau patron qui s'inquiète (sympa!) de lui trouver " un air las (au bout de 3 jours de taf ?!!) et préoccupé".
Aucune remarque désobligeante de sa part ne suivra cette confidence: "J'ai déjà trente-quatre ans, et j'ai de plus en plus conscience que le temps passe, et que mon horloge biologique joue contre moi. Par moments, j'ai un peu le cafard et je me sens en mal d'enfants.".
Bien au contraire! Pas moins de 3 semaines après, il se peut qu'il vous invite au resto et théâtre.

Mon avis
: Je me demande quels coches j'ai laissé passer tout au long de ma vie professionnelle en laissant mes soucis à la porte, à ne pas confier mes pauvres états d'âme à mon grand chef! Je me suis toujours fait un point d'honneur d'être souriante au boulot: résultat je n'ai jamais été invitée à quoi que soit. Trop conne, tiens!


 

4ème constatation: L'homme (même le beau carcasse, à la mâchoire carrée) est toujours jaloux quand un autre homme (même un vieux insignifiant) à l'occasion de sauver sa belle en son absence.
Il se fâche fort, mais l'amoureuse comprend tout "Votre orgueil et votre fierté masculine ont été offensés, c'est bien cela?".
L'homme accuse le coup: "Vous avez raison. Je veux jouer les héros, mais je n'en suis pas un. Le courage physique n'est rien. Le vrai courage, c'est d'oser se mettre à nu, de baisser la garde pour vivre pleinement, et accepter d'aimer...".

Mon avis
: Je me demande si je n'ai pas toujours eu tout faux à fantasmer sur des Stalone ou Schwarzy, puisque le courage physique est dérisoire. Tant de nuits gaspillées: quelle poisse!


5ème constatation: Un médecin et une infirmière peuvent très bien tomber amoureux l'un de l'autre.
Travailler ensemble dans des situations extrêmes "...elle était en train de désinfecter le vilain ulcère variqueux d'une vieille dame, en ôtant le pus au moyen d'une seringue..." et rester trèèèèèès romantiques "J'ai vu ton visage se lever vers moi, j'ai cru défaillir de joie!".
Ils peuvent même se marier devant une famille émue et soulagée de les voir "si heureuuuuuux après toutes leurs soufraaaaaaances sentimentales passées".
Et pendant leur nuit de noce, le beau docteur, tout fou-fou, peut très bien jouer avec sa belle  et lui murmurer que "le grand enfant (qu'il est encore, soi-disant) pourrait te prouver qu'en certaines occasions, il sait être un homme."

Mon avis
: Je me demande à quel moment je suis devenue vieille et désabusée.
Avec horreur je viens, aujourd'hui seulement, d'en prendre conscience! Ce roman m'aurait fait rêver "autrefois" (quand j'étais jeune et pleine d'illusions!), aujourd'hui je n'y ai pas cru une seconde!
Encore pire: je l'ai trouvé limite ridicule! Au secours, je suis une rombière aigrie!!!!



CONCLUSION DE L'ETUDE
Les romans roses ne sont pas du tout roses. Ils savent vous balancer en pleine face des vérités que vous ne vouliez surtout pas voir.
Ils pourraient très bien être la cause de la morosité ambiante.
Soyons tout de même prudents devant cette grave éventualité. Une étude plus approfondie est nécessaire pour la confirmer.
D'autres sociologues se mettent à la tâche. Vous trouverez leurs noms chez Chiffonnette et Fashion.

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Theoma 22/08/2009 20:00

Un billet qui m'a fait passé un agréable moment ! Bravo et merci ! Je ne savais pas que l'on pouvait nettoyer un ulcère variqueux et défaillir de joie.

keisha 22/08/2009 09:29

Bravo! Tu as bien démarré ce challenge...

laurence 21/08/2009 15:04

hello très rigolottes tes remarques! j'arrive au pays des lectrices et j'adore ! voilà une catégorie qui vraiment me plaîtun vrai plaisir de lire ces sites conviviaux (le partage de lectures et d'impressions c'est convivial meuh oui!) merci mille fois je continue à parcourir ton site et me suis abonnée à ta newslettera+

VALENTIN 19/08/2009 20:24

Salut anne,Rian à voir avec ton article, mais j'ai appris aujourd'hui que tu avais recommencée le travail. J'espere que tout va bien pour vous. Maman ma racontée le petit détour en lozère. En tout cas, je reprend moi aussi aujourd'hui et c'est très calme. Voila ...

linotte 10/08/2009 16:02

j'ai travaillé 11 ans pour harlequin et j'en lis toujours, par pur plaisir.:-)j'ai publié il y a deux jours sur mon blog un compte rendu d'un livre "mira" (=harlequin), en v.o., de marcia preston, et je vais en publier d'autres c'est sûr.:-)

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
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Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
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Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone