Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 08:12

 

De temps en temps, j’aime qu’une lecture me remue l’intérieur du ventre, me coupe le souffle. D’après ce que j’avais lu sur plusieurs de vos blog, le roman de Véronique Olmi me ferait cet effet.
 
Une jeune femme dévorée par ses angoisses ne s’endort pas la nuit, dort le jour quand il faudrait emmener ses 2 enfants Stan et Kévin à l’école. Pas de père pour ces petits de 9 et 5 ans, mais des professionnels du dispensaire sont là pour les suivre eux et leur mère. Mais elle veut leur faire découvrir la mer, alors à l’insu d’assistantes sociales, psychiatres ou pédiatres, tous les trois prennent le car, un soir en catimini. Mais la côte ne correspond pas vraiment à un lieu de cocagne quand il pleut sans discontinuer , quand l’hôtel est lugubre, que l’argent manque…

 

Bon, on ne peut dire que je n’avais pas été prévenue ! Ce court roman est un pur concentré d’émotions fortes : l’angoisse sert le ventre, la tristesse malmène le coeur dés la première ligne. Comme Laure j’ai deviné très vite la fin, sans que l’intensité de la lecture ne s’en trouve atténuée. Ces petits garçons, pourtant imaginaires, m’ont envahi d’une pitié douloureuse. Bizarrement pour moi, le passage le plus difficile à lire fut celui où Kévin, bousculé dans une fête foraine, fait tomber sa barquette de frites. Même ce petit bonheur lui sera refusé…
 
Vous allez penser : « Mais ce livre ce n’est pas un roman de plage !» Et bien croyez-moi : si ! Parce qu’il vaut pour le moral apercevoir en levant les yeux des pages le soleil, les pâtés de sable construits sous les rires enfantins que la pluie et le ciel sombre d’hiver !
 
(J'ai lu)

Partager cet article

Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article

commentaires

Florence 14/08/2006 18:05


C'est un livre que je n'oublierai pas. la gorge serrée ne m'a pas quittée tout au long de l'histoire. Il a fallut après que je sorte m'égayer l'esprit.

amandine 13/08/2006 21:14

C'est un livre qui m'a bouleversée et dont je ne suis pas ressortie indemne. J'ai mis plusieurs jours à m'en remettre.
Il y a des livres comme ça ou des films qui ne nous quittent  pas et qui nous poursuivent longtemps après.;):)

Frisette 11/08/2006 01:00

Wow quelle critique!  Après l'avoir lue je n'ai qu'une envie, me ruer à la biblio pour me le procurer.  La suite sur mon blog! :)

Philippe 09/08/2006 13:39

Moi le passage qui m'a bouleversé est celui où elle éparpille ses pièces devant l'oeil sévère de l'épicier (à moins que ce ne soit le boulanger)...
C'est vraiment un livre qui vous prend aux tripes. Un livre utile. Et on ne sait pas toujours que dire pour le faire lire... parce que c'est vraiment un livre dont on se souvient !

Anne 10/08/2006 09:32

C'est bien un épicier. Et tu as raison ce passge-là est marquant lui aussi: toutes ces pièces est le symbole de la pauvreté,en constraste avec une liasse de billets.

elfe 08/08/2006 08:40

Et bien, bien que ce livre soit assez noir, tu donnes vraiment envie de le découvrir. il va falloir que je me le procure.

Anne 08/08/2006 10:38

Mais nous savons tous que les livres chargés en émotions sont ceux que nous préfèrons...

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone