De temps en temps, j’aime qu’une lecture me remue l’intérieur du ventre, me coupe le souffle. D’après ce que j’avais lu sur plusieurs de vos blog, le roman de Véronique Olmi me ferait cet effet.
Une jeune femme dévorée par ses angoisses ne s’endort pas la nuit, dort le jour quand il faudrait emmener ses 2 enfants Stan et Kévin à l’école. Pas de père pour ces petits de 9 et 5 ans, mais des professionnels du dispensaire sont là pour les suivre eux et leur mère. Mais elle veut leur faire découvrir la mer, alors à l’insu d’assistantes sociales, psychiatres ou pédiatres, tous les trois prennent le car, un soir en catimini. Mais la côte ne correspond pas vraiment à un lieu de cocagne quand il pleut sans discontinuer , quand l’hôtel est lugubre, que l’argent manque…
Bon, on ne peut dire que je n’avais pas été prévenue ! Ce court roman est un pur concentré d’émotions fortes : l’angoisse sert le ventre, la tristesse malmène le coeur dés la première ligne. Comme Laure j’ai deviné très vite la fin, sans que l’intensité de la lecture ne s’en trouve atténuée. Ces petits garçons, pourtant imaginaires, m’ont envahi d’une pitié douloureuse. Bizarrement pour moi, le passage le plus difficile à lire fut celui où Kévin, bousculé dans une fête foraine, fait tomber sa barquette de frites. Même ce petit bonheur lui sera refusé…
Vous allez penser : « Mais ce livre ce n’est pas un roman de plage !» Et bien croyez-moi : si ! Parce qu’il vaut pour le moral apercevoir en levant les yeux des pages le soleil, les pâtés de sable construits sous les rires enfantins que la pluie et le ciel sombre d’hiver !
(J'ai lu)
Par Anne
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Publié dans : Lectures
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