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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 09:12

Ma semaine complète de lecture a été alimentée par ce roman qu'une amie m'a prêté: ce "presque document" dénonce les déviations de l'humanitaire.

 

Sarah, infirmière déjà habituée des ONG, et Marc, ingénieur un peu désabusé, s'engagent comme volontaires dans une grande organisation humanitaire. Envoyés dans un état africain, au coeur d'une guerre civile, ils vont découvrir  qu'être philantropes n'est pas facile. Les enjeux politiques créent de telles tensions entre le siège parisien et la mission que leurs actions deviennent laborieuses. Leur quotidien ne sera bientôt plus qu'écoeurement et découragement...

Sylvie Brunel est géographe et a présidé pendant plusieurs années, avant de démisionner, "Action internationale contre la faim". Elle connait donc bien son sujet: le fonctionnement d'une ONG. Mais attendez-vous à n'en découvrir que les côtés peu reluisants! Tout y passe: la complicité des gouvernements avec les dictateurs, les gaspillages budgétaires, les mascarades devant les reporters, le truquage de la réalité pour duper les donateurs. Les missionnaires ne sont pas épargnés non plus: ils n'ont aucun scrupule à détourner de l'argent pour de l'alcool, de la drogue ou s'offrir quelques protituées locales.

Je n'ai pas réussi à me sentir bouleversée par ce roman accusateur, moi qui habituellement suis plutôt sensible face à de tels thèmes. Les personnages n'ont aucune consistance et l'esprit de l'ouvrage est tellement critique, l'amertune de l'auteure si visible que l'intrigue ne peut pas captiver, ce qui est dommage pour un ouvrage qui se revendique fiction.

(Denoël)

 

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

tamara 25/09/2006 14:42

Pour avoir travaillé 2 ans dans une association reconnue d'intérêt général, je peux vous dire quel mal fait ce genre d'ouvrage. Comme le scandale de l'ARC, d'ailleurs. De grosses organisations ont parfois des pratiques douteuses et réprimmandables, et lorsque leurs malversations sont dévoilées, la grande majorité des associations "saines" patissent de cette mauvaise publicité, les dons se tarissant indifféremment pour tout le monde (ce qui est normal, personne n'aime voir sa confiance trompée, surtout dans le domaine humanitaire). Résultat : ce sont les personnes que l'on doit secourir qui souffrent encore.
 

Anne 26/09/2006 08:15

Bravo Tamara pour ce commentaire qui remet les choses à leur juste place.

choupynette 24/09/2006 16:09

My pleasure! :-D

choupynette 23/09/2006 23:54

Je suis bien d'accord: à trop vouloir accuser, on "dégoute" son lecteur. Surtout si l'on écrit sous le couvert de la fiction! Et dans ce genre de sujet, la nuance est essentielle, à mon sens, sinon cela tourne au règlement de compte. Alors, mieux vaut écrire dans un journal;

Anne 24/09/2006 09:36

Merci de ton commentaire qui complète bien mon avis.

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone