Je me donnerais des baffes! Je me traite de tous les noms d'oiseaux! Je viens d'effacer ma critique sur ce livre magnifique! "Voulez-vous supprimer définitivement cet article?" Oui, j'ai cliqué oui. Mais quelle C....! 1 heure et demi d'inspiration laborieuse détruite en moins d'une seconde. J'en pleurerais!
Heureusement vos commentaires restent...
Je m'offre 2 extraits en lot de consolation, et je vais me coucher avant de faire d'autres bétises.
Extrait p42
"Il repensait à son visage. Il y avait en elle une beauté solide et dure, la beauté de ceux qui ont décidé de leur route et s'y tiennent. La beauté que confère au regard la volonté. C'était bien cela. Elle était comme un bloc dur de volonté. Son désir lui illuminait le visage. Il se sentait vide par rapport à elle. D'un vide confortable qui le dégoûtait."
Extrait p61
"...Elle le voulait. de tout son être. Combien de fois dans ta vie, Salvator, as-tu vraiment demandé quelque chose à quelqu'un? Nous n'osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu'il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu'un ce que tu voulais?
_ Je ne suis pas sûr de l'avoir jamais fait, répond Salvatore Piracci en souriant.
_ Et si tu l'avais fait, continua Angelo, crois-tu vraiment que l'on aurait pu te dire non?
_ Tu as raison, dit-il.
_ Une femme vient chez toi et te demande quelque chose de tout son être. Personne ne pouvait faire autrement que ce tu as fait. Parce que la volonté rend beau et que devant la beauté, l'homme, heureusement, a encore le réflexe, parfois, de se mettre à genoux."
(Actes Sud)