Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 16:46

Les livres de Sylvie Germain? Ils laissent toujours une trace, dans ma mémoire, dans mon coeur ou, qui sait, peut-être même dans mon âme. Ses mots me bouleversent, esquissent des images si fortes que quelquefois je voudrais refermer le livre, ne plus voir cette encre noire qui fait mal. Justement je n'aurais pas du garder ouvert "Immensités" chaque matin de cette semaine. Avec un moral pas vraiment folichon, et avec pourtant l'envie de sentir raisonner en moi l'esprit de Noël,  j'aurais pu ne pas piocher "Immensités" dans ma PAL, qui me laissait quand même de nombreux autres choix!

 

Prokop, 54 ans, vit à Prague. Professeur de littérature devenu balayeur par la dissidence, il trouve malgré tout un certain bonheur grâce à ses enfants et ses autres amis parias. Jusqu'au jour où son ex-femme se remarie et va vivre en Angleterre avec leur fils. Cette séparation sème en Prokop une petite graine de détresse qui va germer en lui. Peurs, souvenirs douloureux, deuils mal assumés, doutes, interrogations spirituelles vont l'envahir, ternir toutes les couleurs de sa vie, anéantir tous ses désirs.

 

L'écriture de Sylvie Germain est allégorique, je ne suis jamais sûre de comprendre tout ce qu'elle veut communiquer, mais là je sais, sans aucun doute, qu'elle décrit la dépression. Cette plante parasite qui prolifère, se nourrit de tout ce qui représente notre sensibilité et nous laisse vide de toute joie de vivre.

Si vous aimez Sylvie Germain vous saurez reconnaître sa main de maître dans ce roman, si vous voulez la découvrir je vous conseillerais plutôt "Jours de colère" ou "L'année méduse", histoire de vous familiariser un peu avec son style avant d'aborder cette histoire difficile.

 

(Folio)

Partager cet article

Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article

commentaires

pom' 16/02/2007 10:11

afin de connaitre Sylvie Germain, j'ai lu Magnus, je suis frustée par cette lecture, le début m'a plu, le lecteur se prend d'affection pour ce petit garçon qui aime ce père ignoble, et puis il grandit et apprend que sa vie n'est que mensonge ; j'ai eu envie de connaitre la vérité sur son identité mais n'est lu que la vie d'un garçon qui vit avec ce mensonge; quant il rencontre plus tard ce père, j'ai éspéré que la vérité allait être révélé, mais non car un drame va survenir et on n'en saura pas plu.

Anne 17/02/2007 09:21

Je n'ai pas encore lu "Magnus"...Peut-être peux-tu tenter "Jours de colère" ou "L'enfant méduse": 2 livres que j'ai trouvé, pour ma part, magnifique!

Florinette 04/12/2006 15:01

J'ai découvert S.Germain avec Magnus et suis tombée sous le charme, je continuerai avec les romans que tu cites, c'est une écrivaine qui excelle dans l'art des romans noir où il y a toujours l'espoir de la vie qui ressurgit.

Anne 04/12/2006 16:52

Bonne découverte Hervé, et bonne lecture Lily. J'espère que vous aurez bien du plaisir avec mes suggestions.
Tu as raison, Florinette, aussi sombre que sont les romans de S.Germain il en ressort toujours de la beauté ou de l'espoir malgré tout. A mon avis c'est le propre de son talent.

Lily 04/12/2006 14:55

Hello Anne !
J'avais beaucoup aimé Magnus. Je le note !

hervé 04/12/2006 09:23

Je découvrirai donc Sylvie Germain avec un des deux autres livres que tu cites!!!

Alice 03/12/2006 20:30

Moi aussi j'aime beaucoup Sylvie Germain c'est un excellent écrivain.
Tout comme Nancy Huston, je ne sais pas pourquoi je rapproche ces deux écrivains, mais leurs points communs c'est la construction de leurs livres et d'explorer l'âme humaine.J'ai lu Magnus, la chanson des mal aimant et le Tobie des marais

Anne 04/12/2006 08:29

Alice, je ne sais pas si on peut rapprocher ces 2 auteures mais en tout cas moi aussi je les aime autant l'une que l'autre. Leur sensibilité parle bien à la mienne. A la tienne aussi apparemment.
(Je n'accède pas à ton blog avec le lien que tu as noté...)

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone