Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
Quand je fouine dans les bouquineries, je choisis quelquefois des livres, sans même lire la 4ème, juste parce que je flashe sur son titre, sa couverture ou, comme pour ce roman de Bruno Tessarech, son côté délicieusement rétro...
Louis a un diplôme de lettres dont il ne sait que faire. Un ami à l'ambition politique démesurée l'emploie pour rédiger des tracs électoraux. Son talent d'écriture devient alors tellement évident qu'il est vite contacté par des hommes importants, connus et médiatiques pour les "aider" à rédiger leur biographie.
Louis devient un nègre reconnu dans le milieu de l'édition. Mais à s'approprier des vies autres que la sienne, il perd son identité...
J'ai eu l'impression de lire le témoignage d'un clown triste. Le style est plein d'humour, le regard sur le monde des best-sellers, de la politique et des médias est judicieux et pertinent. Pourtant je n'ai pas ri, comme si toute cette drôlerie était cynique, amère. L'auteur parle-t-il d'un vécu pour donner ce ton incommodant au roman? Bruno est-il un peu Louis? Je ne sais...En tout cas, ce personnage m'a, tout à la fois, fait pitié et agacée. Son inaptitude à prendre sa vie en charge tout en étant cupide ne le rend pas très attachant.
Si elle existait je classerais "La machine à écrire" dans la catégorie "j'ai aimé mais pas au point de le conseiller". Par contre, je garde en mémoire le nom de l'auteur pour son écriture fluide et son style travaillé. Dans sa bibliographie je crois, d'après le résumé, que "La femme de l'analyste" me plairait bien.
(Le dilettante)
Ce livre existe en Folio, pour ceux qui voudraient le tenter.
Remplacement au centre de soins prolongé de 2 semaines ![]()
Après toute l'énergie dépensée depuis une année pour arriver là où nous sommes, j'ai comme une petite baisse de forme. Cette semaine, il faut que je revienne sur mon idée qu' "il y a toujours
mieux à faire que de dormir!".
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
"Depuis la veille j'avais gardé l'oeil sec, je pleurais comme pleurent les grottes: à l'intérieur"
Eric Fottorino "L'homme qui m'aimait tout bas"
Je le laisse donc sur ma LAL...
Cette catégorie est à la limite de "bof", "mitigée", "il peut plaire"...etc...il faut faire preuve d'imagination dans la blogosphère pour ne pas se répéter au fil des posts ;-)
Dans cette rubrique que nous sommes nombreuses, apparemment, à utiliser, je classe ceux qui, à mon avis, manquent d'un "p'tit quelquechose" ou ceux dont le thème est loufoque, indécent, immoral...bref qui pourraient choquer ou faire mal.
Mais comment faites-vous Anne, pour lire autant ? J'arriverai à croire que vous ne faites que ça, mais non !!
Bravo pour toutes vos analyses et commentaires éclairés.
J'ai vu que, quand même, vous alliez faire des ballades en Lozère et dégustiez une bonne cuisine !!
Vous invite à faire une petite promenade : www.tarn-rando.com
Bon dimanche, vous allez vous régaler et faire une overdose de lecture avec ce temps pluvieux !!
Maudub, merci pour votre mot si gentil!
Depuis que je blogue, je sais que je ne suis pas seule à lire autant et ai même découvert que beaucoup lisaient plus que moi! Pas de 'trucs" pour ça: je ne regarde jamais la télé, je bouquine pendant mes repas solitaires, je sacrifie quelques heures de sommeil matinales. Et Dieu merci, je fais effectivement d'autres choses! Avec un mari et 2 enfants le contraire serait bien dommage!
Je réponds à votre invitation de promenade tout de suite...
Nous avons, de toute façon, tant à lire....
Bonjour ! La couverture du Folio est sympathique. Je vais peut-être tenter de l'emprunter !
Pour ma part, je l'aime moins. Tu as raison c'est tout à fait le roman que l'on peut emprunter: l'envie de le garder après lecture ne s'impose pas.
Bonne soirée !
Bisous
Je ne me fie pas trop à la couverture mais certaines attirent mon regard...Quant à la 4ème, on ne pas toujours s'y fier non plus...suivons donc notre instinct...et l'avis de nos blogueurs favoris ;-)
Bonsoir Anne, ceci est ma façon habituelle d'acheter des livres d'occasion, surtout quand ils sont bien raccornis et qu'ils sentent la poussière... On fait quelquefois des découvertes intéressantes, comme récemment " Une enfance ordinaire " de Claude Menuet ( Gallimard, 1972 )... Un petit bijou de naïveté et de ruralité...
Une analyse de " La machine à écrirte " :
http://www.manuscrit.com/Edito/invites/Pages/JuinThem_Tessarech.asp
Bon dimanche