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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 11:03

J'avais noté ce livre italien de Margaret Mazzantini en 2004, l'année de sa sortie, tant les critiques étaient élogieuses. J'ai attendu sagement sa sortie en poche, puis de le trouver en occasion, et voilà je viens ENFIN de le lire!

 

 

Timoteo est un éminent chirurgien, marié avec une femme belle et intelligente, papa d'une ado sans histoire. Une vie modèle, enviable...

Un matin, sa fille est transportée dans son hôpital: un accident de scooter. Elle est dans le coma avec un hématome cérébral. Pendant qu'un confrère l'opère, essaie de la sauver, Timoteo seul dans une salle d'attente lui parle. Pour conjurer le sort? Non, pour lui confesser une partie de son passé: une histoire d'amour passionnel et un acte inavouable en toute autre circonstance que celle-ci.... 

 

 

J'ai attendu ce roman 3 ans, est-ce ce qui a exacerbé son intensité? Bien sûr que non, je suis sûre que seul le talent de cette auteure en est responsable! Mais comment peut-on écrire pareillement? Au temps des sorcières cette femme aurait été brûlée!

Ce roman est magnifique et pourtant loin très loin d'une belle histoire d'amour. C'est même l'opposé. Timoteo est "un homme qui a du mal à s'aimer, qui survit malgré ce désamour de lui-même". Ce personnage est plein de cette douleur sous jacente qui empêche de vivre, qui rend lâche. Il est rempli de cette colère contre soi qui dévore, qui rend l'amour pour l'autre violent et moche. L'autre se nommera ItaIia: une femme blessée qui ne peut concevoir l'amour sans désespoir.

Vous comprenez donc combien cette histoire est noire. Mais ce que vous ne pouvez comprendre, parce que je ne saurais pas vous l'expliquer, parce qu'il faut la lire pour ça, c'est combien elle va vous brasser les tripes, vous révolter, vous faire pleurer. Et aussi vous tenir en haleine parce que, croyez-moi, le suspense est bougrement efficace.

Cette fiction est, quand même, saupoudrée de très belles images d'amour maternel. Ces petites taches roses devenaient du baume quand mon coeur de lectrice n'en pouvait plus d'être si malmené.

Il ne vous reste plus qu'à... 

 

(10/18)

Clarabel a eu une émotion un peu moins forte que la mienne.

Il existe une adaptation cinématographique : "A corps perdus". Je ne sais pas si j'ai envie de la voir...

Depuis avril est publié, en France, un autre roman de Margaret Mazzantini: "Antenora". Vais-je pouvoir attendre 3 ans pour le lire???

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

dasola 11/06/2007 20:19

Bonjour,Je suis contente que vous ayez aimé le livre. J'ai d'abord vu le film réalisé par le mari de l'écrivain : Sergio Castellito et avec l'interprétation éblouissante de Pénélope Cruz. J'ai lu le livre et c'est très triste mais très bien et on est aussi happé que par le film à la sortie duquel j'ai eu du mal à me remettre.

Anne 12/06/2007 08:36

Merci Dasola d'avoir pris le temps de laisser ton avis chez moi :-)

Epicure 07/06/2007 04:27

J'ai d'abord lu le livre qui m'a totalement bouleversé. On se sent presque mal à l'aise devant tant d'impudeur et d'émotions brutes. J'avais peur d'être déçue (comme d'habitude) par le film, mais au contraire. Le réalisateur a réussi à faire une bonne adaptation et que dire de Penelope Cruz? Un des rares passages du livre à l'écran qui ne trahit pas trop l'auteure, mais reste que j'ai toujours un parti pris pour le livre...

Anne 07/06/2007 08:49

Je pense que pour nous les mordus de lectures, le roman gagne toujours sur le film. Un peu de parti pris? Sans doute...

valdebaz 05/06/2007 22:07

Je l'ai lu il y a quelques temps déjà et il me reste un sentiment étrange dans cette histoire d'amour. C'est assez dérangeant, noir. Je ne sais pas si j'aimerais voir le film qui d'ailleurs n'est pas resté longtemps à l'affiche.

Anne 06/06/2007 08:32

Difficile de rester de marbre avec cette lecture, c'est évident!
Pour le film, les com' d'Eric et Mirontaine m'ont convaincue...

lily 05/06/2007 10:38

Hello AnneJe dois avouer que le sujet m'angoisse un peu, mais tu as l'air si enthousiaste que j'ai bien envie de tenter (oh et puis en poche :)) !

Anne 06/06/2007 08:30

Tu peux tenter: le texte est "lourd" mais sans que l'on reste perturbée longtemps aprés la lecture. Sans doute parce que l'on ressnt la douleur du personnage sans s'identifier.

mirontaine 04/06/2007 20:06

Très émue à la lecture de ce livre mais tout autant par le film il y a une quinzaine de jours...

Anne 05/06/2007 09:31

Bon allez je craque!!!!

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
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Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
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Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
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