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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 07:57

Ce roman de Bertrand Godbille, je n'en avais pas entendu parler, pas lu d'avis sur vos blogs, je m'étais laissée tenter par la 4ème... tout simplement!

 

 

A 55 ans, le ventre de Soto se trouve envahi, pour la seconde fois, par une méchante tumeur. Il comprend que, pour lui, le temps des découvertes est passé: qu'il en est à l'heure de l'inventaire. Ses voyages, ses relations éphémères, son métier dans les finances et enfin Gabriela son unique amour: le bilan de son existence peut-il rendre Soto combatif contre sa maladie?

 

 

D'après l'éditeur, j'ai entre les mains un livre mélancolique qui oscille entre pudeur et déchirement. Hum... Pudeur, à la limite, je veux bien, mais le déchirement je ne le ressens pas. Le style n'est pas en cause: les mots sont beaux et le style est fluide. Peut-être est-ce que je me sens trop éloignée de Soto et Gabriela? Un homme qui, à 50 ans, peut vivre de ses rentes, une superbe italienne mystérieuse et férue d'art moderne: j'ai bien du mal à retrouver quelque chose de moi! Mais comme l'histoire est malgré tout bien menée, je l'ai lu nonchalante.

Puis, est arrivé le dernier chapitre, et là: le choc! Des lignes d'une beauté rare, une sensibilité extrême, une émotion intense: le déchirement annoncé m'a enfin submergée! Mon coeur palpite fort, ma gorge s'assèche, ma vue se trouble: un moment de lecture magnifique!

Quand je fermerais mes yeux pour la dernière fois, je voudrais cette paix. Et je veux croire que ceux qui sont partis l'ont connue...

Dans ce roman, Bertrand Godbille, cite certains auteurs italiens et m'a donné envie de les découvrir (comme si les blogs ne suffisaient pas à me tenter!): quelqu'un les a-t-il lu? Il s'agit de Moriavia, Coccioli, Soldati et Pavese. Il mentionne aussi Buzzati; mais lui il y a longtemps que mon admiration lui est vouée.

 

(Anne Carrière)

 

Crédit photo couverture: Anne Carrière et Fnac.fr

 

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

nathalie 23/06/2007 10:00

Oui, je note ce titre, merci Anne. De Buzzatti, j'ai lu, il y a très longtemps : "un amour" ... Bon week-end, Anne. Bises

Anne 23/06/2007 10:52

Celui-là je l'ai dans ma PAL...Merci Nathalie!

BelleSahi 23/06/2007 09:33

Bon courage pour le boulot ! Bon week-end quand même à vous 4 !

Anne 23/06/2007 10:52

Merci Bellesahi!

lily 21/06/2007 20:05

Je vais essayer de le feuilleter en librairie (au Bon Marché, il y a des fauteuils clubs faits pour ça - un matin de semaine, je devrais pouvoir lire le dernier chapitre ! je sais c'est pas bien... ;)

Anne 22/06/2007 08:29

Et vous êtes beaucoup, comme ça, le matin dans les fauteuils clubs du BM? Vous pourriez entamer des discussions interessantes ;-)

Tamara 21/06/2007 15:18

Ah, tu m'as bien eue ! Et si on ne lit que le dernier chapitre, on sera aussi pris dans l'émotion ? (je sais, je fais ma vilaine, mais le reste du livre semble un peu fastidieux ou plat...)

Anne 21/06/2007 18:51

Isolé je ne pense pas qu'il livrerait sa magie...ce dernier chapitre ne récompense que les courageux ;-D Sinon le roman est plat mais quand même pas fastidieux! Et  ça va: il est court!

Marie-Line 21/06/2007 14:44

Ayant etudier l italien, j ai lu pas mal d auteurs. Surtout Moravia. Il a ecrit des choses comme les indifferents ou l ennui!
Bon moi j avais aime a l epoque mais je ne suis pas sure que ca soit encore le cas aujourd hui. C est long et ca parle quand meme de choses pas tres palpitantes... Mais tu peux toujours essayer!
Sinon en italienm a ne pas manquer absolument, si c est un homme de primo levi !!

Anne 21/06/2007 18:43

Dans le roman de Buzzati "Le désert des tartares" aucune chose palpitante ne survient et c'est un livre qui m'a beaucoup marqué, alors je crois pouvoir noter ces auteurs!
"Si c'est un homme": je l'ai dans ma PAL, mais je n'ai pas encore trouvé le bon moment pour l'ouvrir...

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

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