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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 08:08

Vous êtes déjà tellement nombreux à avoir lu ce roman de Nancy Huston, que je vais mettre autant de temps copier tous les liens qu'à écrire mon post... L'avantage: je ne me creuse pas trop la tête pour concocter le résumé!

 

 

Au début, un petit garçon américain de 6 ans se raconte. Dans la deuxième partie, c'est son papa au même âge qui parle, puis sa grand-mère et, pour finir le roman, son arrière-grand-mère. Des années 1940 à nos jours, ces 4 générations subissent les répercussions des sévices hitlériens.

 

 

 

 

J'ai un rapport très particulier avec les romans de Nancy Huston, parce c'est une auteure que j'admire énormément. Ses mots me donnent des émotions fortes comme peu savent le faire.

J'achète ses livres dés qu'ils paraissent, mais ne les lis jamais tout de suite. Juste pour savoir que j'ai, dans ma bibliothèque, une merveille. Depuis des mois, je soupèse, hume, caresse mon exemplaire de "Lignes de faille" tout au bonheur de l'attente du plaisir à venir.

Cette semaine, le moment est enfin arrivé de m'offrir cette lecture.

Et alors? Alors rien. Je ne peux, cette fois encore, réussir à en parler. Trop fort, trop beau, trop troublantes ces enfances saccagées, trop personnelles mes sensations.

J'ai été tellement en symbiose avec les personnages que j'ai réussi à avoir de véritables nausées en lisant une scène où les enfants sont sur un tourniquet.

Un jour, je suis allée à une séance dédicace de Nancy Huston. "L'empreinte de l'ange" et "Dolce Agonia" sous le bras j'attendais mon tour. Je n'arrivais pas à dévier mon regard de cette femme tant je la trouvais belle et lumineuse. Arrivée devant elle, mon émotion était telle que je me suis mise à pleurer sans réussir à me contrôler. Elle m'a sourit avec douceur et m'a dit "Mais je suis une femme tout à fait ordinaire." Je ne l'ai pas cru. Aujourd'hui après "Lignes de faille", je ne la crois toujours pas!

Vous avez été beaucoup plus doués que moi pour en parler: Alice, Camille, Clochette,  Emeraude, Gachucha, Gambadou, In Cold Blog, Lilly, Papillon, Sylire

Joëlle n'a pas eu de nausées sur le tourniquet.

 

Prix Fémina 2006

Edition Babel

Crédit couverture: Editions Babel et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

valdebaz 18/11/2007 17:46

Te voilà sous le charme et tu le racontes si bien ! Je fais partie de celles qui n'ont rien lu de cette auteure, pourtant, j'ai un livre d'elle dans ma Pal !

chiffonnette 18/11/2007 12:18

J'aime beaucoup la manière dont tu parles de ton rapport à cette auteur. Ca donne envie de la découvrir encore plus. Une femme qui réussit à donner tant ne peut être tout à fait ordinaire.

Anne 18/11/2007 17:32

Elle a forcément un petit supplément d'âme.

BelleSahi 18/11/2007 12:09

Bon dimanche à vous 4 aussi ! Bises !

Anne 18/11/2007 17:33

Merci belle!

Praline 18/11/2007 03:02

Je viens de lire Dolce Agonia et je n'ai pas trop aimé. Je viens d'apprendre par tes commentaires qu'il existait un prélude à ce diner, c'est peut etre ce qui m'a manqué.

Anne 18/11/2007 09:42

Oui, c'est justement ce que je viens de répondre à Jules.
Donne une seconde à Nancy Huston de te séduire!

Jules 17/11/2007 23:25

C'est un témoignage très touchant... J'aimerais pouvoir la rencontrer.  C'est vrai que cette femme dégage tellement, ça doit être fantastique d'échanger quelques mots avec elle!  Parcontre, Dolce Agonia n'a pas été convaincant pour moi... et Lignes de faille est le seul que j'ai lu par la suite.  La construction de ce roman relève d'une grande imagination!

Anne 18/11/2007 09:41

Je pense que "Dolce Agonia" dégage sa vraie valeur, quand on le lit à la suite de "La virevolte".
J'espère que tu auras envie d'essayer un autre de ses romans...

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone