Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
| Mai 2013 | ||||||||||
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En avril dernier Gambadou avait parlé avec tellement d'enthousiasme de ce roman écrit par Marc Durin-Valois, que je me suis précipitée dessus dès que l'ai aperçu dans les rayons d'un bouquiniste. Et ce même si le thème n'est pas de ceux qui m'attirent habituellement.
Rahne est obligé de quitter son village: la sécheresse a tari toutes les sources. Traverser le désert, éviter les rebelles aux frontières d'un pays en guerre puis atteindre une nouvelle terre: il peut y parvenir... Avec son épouse, ses 4 enfants, ses chèvres, ses brebis et son chameau il commence, plein d'espoir, son périple sous le soleil brûlant.
Quand se trouvent réunis dans un seul et unique texte: l'espoir à jamais déçu, l'obstination fière et fatale, la considération de toute souffrance comme un destin divin, la souffrance du corps jusqu'à l'anéantissement de toutes émotions, la cruauté des hommes et l'hostilité de la nature, ça s'appelle un roman à éviter!
Sauf si vous affectionnez les grands espaces, si vous voulez partager l'errance des peuples nomades, si vous aimez les lectures au rythme lent qui inexorablement s'achemine vers un suspense intense.
Sauf si vous ne répugnez pas à vous pauser un peu pour regarder votre quotidien, comprendre la valeur aléatoire des biens. Je ne suis pas très calée pour analyser un texte, mais je soupçonne du symbolisme dans celui-ci. Ne traverse-t-on pas notre vie comme ce nomade traverse le désert?
Un roman à éviter sauf si vous êtes prêts à vous embarquer pour un voyage très assoiffant physiquement et émotionnellement parlant...
Cathe et Hervé ne l'ont pas esquivé et, comme moi, ne l'ont pas regretté.
"De toute façon, il ne sert à rien de dépenser des forces à se plaindre. Mieux vaut protéger ce qui peut encore l'être..." (Extrait p 113)
(Livre de poche)
Crédit couverture: Editions Livre de poche et Fnac.fr
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"