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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 07:27

J'ai fait la connaissance de Philippe Claudel le jour où un bon libraire m'a mis entre les mains "Quelques-uns des cent regrets" avec un "satisfaite ou remboursée"... qui ne m'a pas servi.

Au gré de mon budget capricieux j'ai continué à le lire. En ces temps de Noël, le chèque-cadeau d'une amie m'a permis de ne pas attendre la sortie poche de son dernier roman.

 

 

Quand tout va bien dans le monde les hommes peuvent être bons. Des villageois peuvent être accueillants, solidaires et même généreux envers une vieille femme et un orphelin.

Quand le monde entre en guerre, quand la tyrannie et la peur s'installent les hommes peuvent devenir mauvais. Des villageois peuvent devenir égoïstes, menteurs et même violents envers les étrangers.

Brodeck le sait.

 

 

Comment vais-je pouvoir vous parler de ce livre? Quelles phrases pourraient bien transmettre ce que j'ai ressenti pendant toute cette semaine de lecture? Qui pourrait m'aider à retranscrire le cataclysme intime que ces mots ont provoqué? Qui peut me dire comment qualifier ce roman? Peut-être mon copain Petit Robert?... Il me suggère:

Bouleversant: Très émouvant. Non, ce n'est pas assez fort.

Captivant: Qui retient en séduisant. Non, j'ai été autant abasourdie que séduite.

Poignant: Qui cause une impression très vive et très pénible. Ah là, il s'en approche, mais le pénible est assorti d'un plaisir de lecture intense: donc le terme est incomplet.

DéchirantQui déchire le coeur, émeut fortement. D'accord, mais mon coeur n'est pas le seul touché. Le ventre aussi se tord, et la pensée s'emballe sous l'assauts des interrogations, des doutes sur la nature humaine.

 

J'abandonne. A quoi bon chercher à nommer l'indéfinissable?

 

AmandaBellesahi, Caro[line], Joëlle, Katell, Philippe, Sophie, Tamara  connaissent l'effet de ce texte sur qui ose ouvrir ce livre.

Gambadou n'a pas perdu pied en lisant Philippe Claudel... mais je la jalouse, puisqu'elle lui a parlé !

Sylire a réussi à bafouiller 3 mots devant lui: je n'aurais pas fait mieux!

Les Lycéens, fins limiers, ont compris que ce roman méritait leur Goncourt.

 

(Stock)

Crédit couverture: Editions stock et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Alicia 29/08/2009 16:54

Une histoire poignante qui fait honte à l'être humain et qui nous amène à nous poser cette terrible question: "Mais de quelles atrocités sommes-nous donc capables devant le spectre de la mort? "

emiLie 20/04/2009 18:49

Je viens de finir ce roman et j'ai vraiment aimé, très bouleversant!

Anne 21/04/2009 08:45


Sa parution en poche va permettre de le redécouvrir.


Sully 11/05/2008 18:21

Celui-ci aussi, j'en entends constamment parler... Il me semble qu'il est au CDI, je vais essayer de me le procurer (C'est ma Pile à Lire qui va me faire la tête ^^) Merci pour tes conseils et ton explication très précise de tes sentiments ^^

katell 20/12/2007 13:22

Limpide, net et allant droit au but! Joli commentaire chère Anne et très original dans son approche :-D Tu réussis à en dire encore malgré tout ce qui a pu être écrit à ce sujet!

Anne 20/12/2007 14:49

Merci Katell!

Joelle 20/12/2007 11:22

Ton billet définit très bien ce livre ! Les mots manquent pour pouvoir décrire cette lecture et pourtant, tu y es très bien arrivée !

Anne 20/12/2007 12:55

J'avais aussi beaucoup aimé ta façon de parler de ce roman. Tu as bien mis l'accent sur le côté intemporel de l'histoire, c'est important pour ce récit.

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone