Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
| Mai 2013 | ||||||||||
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Philippe Besson est un auteur que j'aime beaucoup. Son écriture touche certaines de mes sensibilités. Même "L'enfant d'octobre", objet de tant de polémiques, n'avait pas réussi à écorner mon admiration.
Thomas revient dans sa bourgade de bord de mer. Sa peine pénitentiaire de 5 ans est expiée.
Mais personne n'a oublié: la tempête, la sortie en mer, la mort de l'enfant, le doute: négligeance ou meurtre. Personne n'a pardonné les articles de presse. Personne ne veut plus de Thomas ici.
Alors pourquoi revient-il?
La pluie, le vent, le gris donnent, dès le début, l'atmosphère sombre de ce récit. Les phrases sont courtes, claquent comme des coups au coeur. J'ai palpé dès les premières pages la souffrance de Thomas. Une douleur pesante qui se nuance de colère, de la frustration d'être aboulique devant une vie toute tracée.
Touchée par l'histoire je n'ai, curieusement, ressenti aucune sympathie ou compassion pour Thomas. Son attitude, ses motivations, son détachement m'ont indisposée. Personnalité bien trop loin de ce que je suis...En contraste, la détresse des personnages secondaires m'a semblée plus juste, mieux exprimée.
Un bon roman, mais qui ne détrône ma préférence pour "En l'absence des hommes".
Patch a aimé, Clarabel beaucoup moins!
(Pocket)
Crédit couverture: Pocket et Fnac.fr
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"