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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 09:53

J'avais tant aimé la plume de Valentine Goby avec "La note sensible", qu'Alice a gentiment voulu me faire découvrir son dernier roman.

 

 

En 1941, Madeleine a 16 ans. Chaque dimanche soir, elle quitte sa campagne pour travailler, la semaine, dans un hôtel Rennais occupé par les ennemis. Peu lui importe: elle s'ennuie dans son village, ses parents sont distants et son frère ainé morne.

La jeune femme de chambre va découvrir la musique puis l'amour avec un pianiste allemand. Ce sentiment fera d'elle, jusqu'à la fin de ses jours, une paria.

 

 

L'histoire en elle-même ne pouvait être qu'émouvante. Tous les amours interdits le sont. Mais, ici, Valentine Goby, va plus loin: elle nous conte, non seulement la douleur des femmes tondues à la libération, mais aussi  la répercussion des sentiments bannis sur les générations suivantes. Les attachements filiaux qui s'avèrent impossibles, la difficulté de se construire quand les racines ont disparu ou sont inconnues....

J'ai, pourtant, peiné à me plonger dans la première partie. J'ai eu du mal à calquer mon rythme de lecture sur celui des phrases concises. Puis une révélation m'a accrochée et la magie a agi: j'ai enfin pu pénétrer au coeur du roman. Et surtout, y rester jusqu'à la dernière page.

C'est vraiment un très beau texte. Je suis sûre, que chacun peut piocher des émotions dans au moins une de ses 4 parties bien distinctes.

Ainsi Alice, Clarabel, Florinette, Gambadou, Philippe et moi n'avons pas été sensibilisés par les mêmes chapitres, mais aucun de nous n'est resté indifférent.

Merci Alice pour cet envoi ;-)

Edition Gallimard

Crédit couverture: Edition Gallimard et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

pom' 01/03/2008 13:04

l'ecriture d'une note sensible m'a paru plus fluide.

pom' 29/02/2008 09:52

j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire à cause de son ecriture un peu hachurée, dommage car le sujet est interressant

Anne 29/02/2008 10:37

Moi, je savais à quoi m'attendre puisque "La note sensible" a ce style d'écriture. Qui d'ailleurs m'avait, moi aussi, déstabilisée la 1ère fois que je l'avais lu.

Nanne 08/02/2008 21:28

J'ai lu le billet chez Florinette et chez Alice et je l'ai retenu dans ma LAL. Les ouvrages racontant l'histoire des femmes tondues à la libération sont rares, et celui-ci semble être bien écrit et prenant vu ce que j'ai pu lire à droite et à gauche. Le sujet n'est pas facile, mais tout l'intérêt est là, justement.

Anne 09/02/2008 08:37

Avec ce livre, j'ai appris que les femmes tondues étaient aussi tatouées: une croix gammée sur le sein. Ainsi même quand leurs cheveux avaient repoussé elles restaient "pestiférées".

lily 05/02/2008 13:45

Je l'ai dans ma PAL depuis un mois ou deux. Mais pourquoi j'attends aussi longtemps ???ton billet me fait aller le rechercher sous la troisième pile à gauche :)Merci Anne !

Anne 05/02/2008 16:07

3ème pile sur combien? ;-D

Lilly 03/02/2008 20:10

Je garde un très bon souvenir de La note sensible, il faudrait que je lise celui là...

Anne 04/02/2008 09:12

Je l'ai trouvé beaucoup plus fort...

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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