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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:29
Nous avons été quelques blogueurs à être sollicités pour découvrir 2 livres parmi ceux sélectionnés pour le Goncourt des lycéens. J'avoue être un peu saturée par les offres commerciales, mais celle-ci était tellement attrayante que j'ai dérogué à ma décision de ne plus rien accepter pendant quelques mois. Je sais... je sais... inutile de me le répéter: je manque un poil de détermination dans mes promesses!

Dans la liste proposée, j'ai choisi ce récit d'Eric Fottorino en souvenir de "Caresse de rouge": un roman fort  qui m'avait bouleversée, il y a quelques années.



A plus de 70 ans, Michel Fottorino, père de l'auteur, a mis fin à ses jours. Son fils éprouve une douleur proportionnelle à tout l'amour qu'ils pouvaient avoir l'un pour l'autre. Une douleur proportionnelle à toute l'admiration qu'il avait pour son papa. 
Au coeur du deuil il ne veut surtout pas l'oubli:  "si je ne fais pas quelque chose, vite, sa vie entière va disparaître avec lui." . Alors il fait quelque chose: il publie 148 pages de souvenirs.


Entendre un homme parler de ses émotions et de ses douleurs, savoir qu'il peut pleurer: moi, ça m'émeut toujours. C'était donc couru d'avance: cet amoncellement d'amour filial ne pouvait que me plaire.
D'autant plus que l'écriture simple offre une lecture fluide, sans entrave pour le ressenti.

Pourtant au-delà de la beauté de cette complicité affecteuse reste la partialité du texte. Et là franchement, j'ai trouvé que le "trop bien" cassait l'émouvant. Occulter ses défauts m'a rendu ce père trop irréel. Je pense que mon émotion aurait été plus dense si le côté sombre de l'homme (parce qu'on sait tous que personne ne peut avoir toutes les qualités, n'est-ce pas?!) avait été un peu plus qu'effleuré en quelques lignes, dans les dernières phrases.
Mais sans doute est-ce le propre de tout deuil d'idéaliser le souvenir...

Un récit coup de coeur pour Sylire, très émouvant pour Jules et Cathulu.
Antigone s'est sentie gênée par un sentiment de voyeurime.

Merci aux organisateurs de cette proposition.

fnac_goncourt










Editions Gallimard
Crédit couverture: Editions Gallimard et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Marie 10/11/2009 14:31


Effectivement, le côté voyeurisme me fait un peu hésiter pour ce livre...


Anne 10/11/2009 15:43


Franchement moi je ne l'ai absolument pas ressenti ainsi (CF ma réponse à Leiloona)


sylire 07/11/2009 21:05



@Frédéric :ça marche, j'arrive  



Frédéric 07/11/2009 19:20


Bon. Si j'comprends bien, faut qu'j'aille allumer le feu !!!


sylire 07/11/2009 12:19


C'est curieux, j'ai senti ses faiblesses, moi, dans le livre...


Anne 07/11/2009 18:25


Tu sais ce que j'aimerais là, tout de suite, maintenant?
Que nous nous installions toutes les 2 devant la cheminée, une tasse de thé et des petits gâteaux à portée de main et que nous discutions de ce bouquin tranquillement toi et moi. Tu n'expliquerais
comment tu l'as ressenti, je te dirais pourquoi je pense différemment. Et puis peut-être bien que Filou s'en mêlerait...


Leiloona 06/11/2009 10:36


Et toi as-tu ressenti ce voyeurisme ?


Anne 07/11/2009 12:26


Pas du tout! Je peux me sentir voyeuse quand je regarde ou écoute quelque chose en cachette. Ecouter quelqu'un qui veut se faire entendre, qui a besoin de se
confier n'a rien de voyeurisme. Heureusement, parce que être attentive aux histoires des gens c'est mon quotidien, au boulot


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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone