Insatiable
lectrice
"Toujours un livre ouvert à lire, toujours un livre refermé à partager"
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J'ai lu beaucoup de livres d'Anne Wiazemsky. Ses romans m'ont déçue, ses récits familiaux m'ont toujours emportée. L'intime lui donne un style qu'elle ne parvient pas à retranscrire dans ses romans. Bien entendu, ce "jugement", n'engage que moi et moi seule…
Ce titre-là, j'ai évidemment eu envie de le lire puisqu'il restitue l'histoire de ses parents.
1945: la guerre se termine. Claire, ambulancière et résistante active, ne peut se résoudre à reprendre une vie monotone.
Elle rejoint les équipes de la Croix Rouge Française, à Berlin, pour aider aux rapatriements des prisonniers français.
Infirmières, médecins, ambulanciers travaillent dans la proximité. Inévitablement des liens d'amitiés se créent. D'amour aussi.
Ainsi, Claire et Wia tombent amoureux...
"Mon enfant de Berlin" ne fera pas tache sur toute l'admiration que je porte à Anne Wiazemsky quand elle conte si bien les siens.
J'ai aimé cette histoire d'amour simple (et, somme toute, banale s'il n'était ce contexte du Berlin dans l'après-guerre) parce qu'au-delà de sa simplicité s'imbrique toute une kirielle de
réflexions sur la notion des "bons" et des "méchants", de l'arrogance honteuse des vainqueurs, des civils qui sont plus vaincus que les soldats eux-mêmes. Les après-guerres ne sont, quelquefois
pas plus jolis que la guerre elle-même…
Principalement traité du côté de l'humain, l'aspect historique m'a (pour une fois!) passionnée.
Je sais que certains ont trouvé le style d'écriture trop plat. Je n'ai, pour ma part, pas ressenti un manque quelconque de qualité. Ou s'il existe, il fut largement compensé par l'alternance
d'extraits de journal intime, de correspondance entre Claire et sa maman et de narration. Alternance qui, justement, crée le style propre de ce récit.
Pour finir, je dirais à ceux qui penseraient lire là une histoire d'amour-passion de ne pas s'illusionner. Ici la fiancée doute, les différences sociales assombrissent les sentiments, le nouveau
marié maladroit ne sait pas toujours trouver les mots. Comme dans une vraie vie. Et c'est sans doute, pour moi, le pourquoi de tant d'émotions.
Sylire, Alice et
Clarabel ont aussi beaucoup aimé aussi. Lilly et ICB ont été
déçus.
Editions Gallimard
Crédit photo: Editions Gallimard et Fnac.fr
En janvier nous avons fait la connaissance de notre belle-fille chinoise. Ce fut un véritable coup de coeur entre elle et nous! J'ai vu mon fils amoureux et j'ai aimé ça. Même si cet amour-là met trop de kilomètres entre lui et moi.
Les petits chiots de Toupie ont grandi et sont partis chez un autre "chez eux". Séparation difficile. L'"expérience" ne sera pas renouvelée.
Je suis inscrite à ma toute petite bibliothèque du village. Pas beaucoup de titres en rayon, mais quelques dizaines de thrillers. Je renoue avec le genre et retrouve mes frissons d'adolescente.
je les ai savourés un peu plus que tous les autres.
Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."
Irvin D. Yalom
"Mensonges sur le divan"