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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 14:50

Comme pour beaucoup d'entre nous, c'est Sylire m'a fait connaitre Marie Sizun. Je me suis fait une joie de découvrir son dernier roman.

  9782869599109

 

 

Anne précède d'une semaine son amant dans un hôtel "pension de famille" sur une côte bretonne. Elle l'attend pour les quelques jours de vacances que cet homme marié lui a promis.

Le doute s'insinue en elle: viendra-t-il vraiment la rejoindre?

 

 

 Il ne faut pas ouvrir les premières pages de ce roman pour rentrer dans un suspense haletant. Le "Viendra-t-il la rejoindre?" ne constitue pas le fond de trame. Non, je pense plutôt que ce livre est simplement (et ne voyez surtout pas là un terme péjoratif!) une atmosphère.

L'atmosphère rendue, non pas par un amour incertain ou perdu, mais par une terrible solitude. Solitude, teintée de chagrin et de doutes. Solitude qui déforme la réalité. Qui envenime nos rapports aux autres: "Finalement, ne seraient-ce pas Eux les responsables de notre propre misère affective?". 

  

Alors vraiment très triste ce livre? Non, pas vraiment. Marie Sizun a réussi à démontrer toute la contrepartie de cette solitude: le pouvoir qu'elle a d'aiguiser nos sens et notre imaginaire.

Ici l'héroïne, campée dans son isolement, découvre la beauté d'une plage au petit matin. Comme un peintre. Ou dresse toute une histoire autour des inconnus qu'elle croise. Comme un auteur.

Et puis, cette solitude peut devenir moteur pour changer son soi... Peut-être... Enfin...

 

Un très, très joli texte iodé qui, je le sais maintenant, peut très bien plaire aux campagnardes!

 

Sylire pense aussi que "Plage" est un roman d'ambiance, Clara qu'il est écrit avec beaucoup de sensibilité et Cathulu avec délicatesse.

 

Editions Arléa

Crédit couverture: Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

Marie 08/12/2010 18:11



J'ai noté ce titre, il faut absolument que je le lise ! J'aime beaucoup cet auteur, que j'ai découvert également grâce à Sylire !   :-)


 



Anne 12/12/2010 19:22



Oui, oui lis-le! C'est vraiment un très joli récit!



liliba 29/11/2010 21:42



J'avais envie de lui botter les fesses en lui disant de profiter de la vie plutôt que d'attendre...



Anne 30/11/2010 18:07



Oui, mais l'espoir la portait...Ah l'amour



liliba 28/11/2010 12:07



Un très joli roman effectivement, même si cette femme qui attend m'a énervée !



Anne 29/11/2010 19:14



Ah oui? Moi, non je n'ai pas été agacée un seul moment.



antigone 21/11/2010 11:14



Et hop un petit tag chez moi, rien d'obligatoire mais comme il s'agissait d'amitié...;o)



Anne 21/11/2010 18:30



Je m'étais dit que les tags...mais... promis si j'arrive à m'octroyer assez de temps devant l'ordi je le fais



gambadou 16/11/2010 21:24



Sylire est une sacré tentatrice, alors avec toi en plus !



Anne 21/11/2010 18:27



L'union fait la force



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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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