Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 19:30

Ce roman de Simonetta Greggio est ma 4ème lecture pour le Prix Landerneau.

 

 


A 43 ans, Emma a choisi une vie rurale rude et solitaire. Complètement accaparée et passionnée par son métier de vétérinaire elle oublie, certains soirs, les raisons qui l'ont amenée à choisir cette solitude. Trop fatiguée.
Pourtant quand Gio, l'ado de ses anciens amis, fugue et débarque chez elle l'envie, l'énergie d'aimer à nouveau la surprend.



J'ai bien aimé ce livre.
D'abord pour l'environnement. La campagne, la rigueur de l'hiver, une maison isolée, les chemins, la forêt sont le berceau de cette histoire et, forcément,  je n'ai su y rester insensible.
Ensuite, pour l'écriture qui a su me bercer. Le ton est intime, comme chuchoté. Quand la révolte, la colère s'exprimeront: le récit reste calme. Quand la douleur, le deuil se présenteront : les mots restent doux.

Pourtant, cette lecture m'a laissée un tantinet insatisfaite.
Le sujet, certes délicat, est traité avec tellement de pudeur, que je n'ai pas saisi le moment où Emma et Gio ont eu ces gestes condamnables. Exprimée trop en demi-mot, il ne m'a pas été possible de me plonger réellement dans leur histoire. Ou de saisir son ampleur.
Et puis, leur amour est décrit avec tellement de retenu que je n'ai éprouvé aucun fragment de leurs sentiments.
Dommage, vraiment dommage.
Il faut quand même qu'un minimum soit écrit pour comprendre, ressentir et s'émouvoir...

"Les mains nues" fera un très bon poche pour vos vacances de l'année prochaine...Mais d'ici là, je suppose que vous aurez déjà certainement noté maints autres titres!

Pour des avis similaires au mien: Clarabel,Cathulu, Papillon et Sylire
Pour des avis plus enthousiastes: Malice et Lily.

Editions Stock
Crédit couverture: Editions Stock et Fnac.fr


Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 10:25

L'enfance de nos chérubins me paraissait presque éternelle, et puis non: aujourd'hui elle est finie. Ils sont adultes, quittent le nid pour faire le leur.

Et nous, nous réalisons ce rêve que nous n'avons pas voulu leur imposer.
Tout quitter (...ou presque!).
Commencer une autre vie.
Sans doute plus dure, plus difficile.
Mais tellement, tellement plus proche de ce que nous sommes au fond de nous.

La Margeride (Lozère)

Cela fait maintenant 3 ans que nous sommes tombés littéralement amoureux de la Lozère.
Que nous nous battons pour mettre en place ce projet d'"immigration verte".
Et voilà: dans un peu plus d'1 mois (sauf catastrophe..) ce rêve sera complètement concrétisé!
 
Malgré "La Crise",  je vais mettre fin à un CDI pour quelques remplacements encore incertains.

Nous allons échanger une copropriété de 55 résidents dans une ville de 45000 habitants pour un hameau de moins de 10 personnes dans un canton de 130 habitants. (C'est peu dire que ça va nous changer!)

Nous allons laisser la ville, ses "tout à portée de main" pour une campagne où le premier commerce, un bar-alimentation-boulangerie, est à 3,5 kms et le seul hypermarché du département à 21 kms. (Plus de bouquineries accessibles en bus!)

Nous avons vendu un appartement propre et confortable pour acheter une vieille bâtisse où plus personne ne vit au quotidien depuis près de 30 ans.(Y'a quand même l'eau et l'électricité!)


Une vraie folie?
Peut-être pour vous, mais pour moi seulement l'évidence que mon bonheur est là-bas.

Parce qu'ici j'ai eu une histoire familiale lourde à porter.

Parce que le stress urbain et les gens surexcités me fatiguent, sont en complète divergence avec ma personnalité.

Parce que mon boulot est ennuyeux comme pas 2: j'y gaspille beaucoup trop d'heures de ma vie, en échange de quelques sous.

Parce qu'autour de nous ce ne sera plus l'insupportable béton mais 1500 m3 de terrain cloisonnés par de petits murets tout plein de mousse, parsemés de quelques arbres. (Bon c'est vrai, pour l'instant, de quelques orties aussi...)


Parce que, de nos fenêtres, plus de vue sur le rond point ou le voisin d'en face mais sur la montagne.


Parce que le bruit, là-bas, c'est le vent dans les feuilles, le ruisseau qui coule au bas de notre jardin, les bêlements des moutons qui passent au bout du chemin.

Le caquètement des poules aussi

Parce notre maison a une histoire de plus de 250 ans, est faite de pierres et de bois, possède une grange centenaire construite par un père et son fils, dont la beauté ferait se damner tous les architectes. (J'avoue, là, une certaine fierté mal placée!)


Parce que j'ai envie de devenir une vraie grand-mère pour des petits-enfants qui courront dans un espace vert sans clôtures, qui mangeront des légumes de mon potager.
Qui sait, qui aimeront peut-être ma terre comme je l'aime déjà tant.



Je ne vous cache pas que tout ne se fait sans doutes, sans peurs devant l'inconnu. Que tout ne se fera pas sans calculs et recalculs de budgets, sans fatigues et découragements.
Pourtant la fille toujours pleine d'incertitudes, d'hésitations, plutôt faible et angoissée que je suis, est aujourd'hui absolument certaine de son choix. Sereine. Pleinement heureuse. 

Les clés de "notre domaine" (Fierté mal placée bis!)

Maintenant pour les billets de mes lectures de la semaine dernière, vous allez pouvoir les attendre longtemps!
En 10 jours j'ai difficilement fini les 100 dernières pages de mon roman en cours.
Il faut dire que 10 à 12 heures par jour nous avons nettoyé 18 ans de toiles d'araignées (entres autres!), débroussaillés autant d'années d'herbes folles, déblayé des gravats, bricolé plomberie, sanitaires (entres autres bis!), reçu quelques artisans (plusieurs corps de métiers vont être bien nécessaire!).....

Lire tout mon saoul, les doigts de pieds en éventail,  dans une chaise longue du jardin, ce sera pour plus tard!

Repost 0
18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:36

Se dire que nous sommes fous, et le faire quand même.

Parce que la folie, pour nous, c'est de ne pas aller au bout de nos rêves.

        

Je prends, avec moi, ces livres appropriés.

A mon retour, je vous parle de ces lectures et...du reste.

"Petit manuel à l'usage de ceux qui vivent retirés du monde". Editions Larousse
"Le salon des berces" de Gilles Clément. Editions Nil
"La maison en chantier" de Christine Brusson. Editions des Equateurs

Repost 0
17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:30

Je trouve que ces 2 livres sont bien adaptés au lectorat masculin récalcitrant  à la lecture, mais à qui on veut absolument offrir un livre.
Parce que nous, c'est viscéral, nous aimons offrir des bouquins!


Pour tout petit budget (moins de 3€): "Les 200 répliques cultes du cinéma" de Vincent Mirabel
"Drôles, sensuelles, ironiques, tendres ou terribles. Retrouvez 200 citations qui sont entrées dans la légende du septième art et préparez-vous à un flot d'émotions et de souvenirs !"
(4ème de couverture)

Pour chaque réplique le contexte est donné, le titre et la date du film précisés.
C'est tout sympa, comme petit recueil.

Le fameux " I'll be back" , symbolique pour Monsieur et moi, s'y trouve....

Edition: First Editions



Pour un budget un peu plus conséquent (un peu plus de 33€): "Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle"

Ce sont des politologues et d'historiens qui ont retranscrit ces discours. Pour chacun d'eux, ils ont rédigé une introduction qui le contextualise dans le moment historique.
C'est très abordable et passionnant.

Dans un même livre, on peut lire, entre autres, les mots de Gandhi et de Jean-Paul II, ceux de De Gaulle et de Kennedy.
Des mots qui nous font entrevoir pourquoi "on en est là aujourd'hui"...

Edition: André Versailles
Pour plus d'infos:
http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=704
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:17

Ce roman de Fabienne Juhel est ma 3ème lecture pour le prix Landerneau.


 

Arsène vit dans sa campagne bretonne. Il y est né. Comme ses parents et ses ancêtres.
Profonde la campagne, très profonde.

Pourtant la ville commence à empiéter sur le territoire.
Preuve: ces nouveaux voisins, qui ont transformé la vieille ferme du père Morvan en belle maison proprette.

Pourtant l'exode rural menace.
Preuve: ce bon vieux copain, Yvon, qui veut vendre son exploitation pour offrir un pressing à sa femme.


Est-ce ces changements qui déclenchent en Arsène une remontée de souvenirs?
Ses souvenirs et secrets qui peu à peu s'incrustent. Empiètent sur le réel.
Les morts côtoient les vivants. S'approchent de Juliette et Louis, les nouveaux enfants d'à côté, via un renard ou un rire malencontreux.

Arsène m'a entrainé avec lui dans sa spirale de folie. De plus en plus vite, de plus en plus loin.
Oh, là là: il m'a fait peur, le bougre!
Et ce qui est très étonnant, sans que je n'arrive à le trouver complètement antipathique.
C'est l'un des mystères de ce livre.
Pour connaitre les autres, ouvrez-le. Ce n'est pas moi qui vous en dévoilerais plus: vous m'en voudriez!

Clarabel  Katell Lily et Papillon et  Sylire ont fait de très beaux billets sur ce roman.

Editions Le Rouergue
Crédit couverture: Editions Le Rouergue et Fnac.fr


Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 13:30

Parce qu'une soirée et une journée entre nanas valent bien le sacrifice d'un week-end sans blog!

A lundi!


 


 


 





Je trouve que c'est une bien belle idée!






Repost 0
11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:40

Saxaoul et Enna se sont associées pour me mieux me convaincre de faire ce Tag. Et même qu'elles l'ont fait gentiment, alors....

Ecrire huit souhaits - Dire à quoi font penser les dix mots donnés - Dire un mot sur sa tagueuse - Taguer huit personnes et les prévenir.


Mes huit souhaits, sans ordre de préférence :

1. Continuer à m'émerveiller encore, et encore, et toujours.

2. Ne jamais avoir besoin de lunettes.

3. Avoir, dans ma vie, plus de choix que de hasards.

4. Ouvrir ma bouquinerie.

5. Garder à jamais mes révoltes actuelles.

6. Etre capable de prendre sereinement n'importe quelle décision.

7. Devenir grand-mère.

8. Avoir le moins de regrets possibles le jour de mon dernier souffle.


Les dix mots :


Message : Amitié
Blog : Addiction
Prix : Goncourt des Lycéens
Croix : Faire une croix sur...
Scrap : Odile (ndlr: j'ai pensé à "Scrap-booking" donc à ma très douée copine Odile)
Création : Projet
BonheurPetits quotidiens
Vie : Ephémère
Enfant : Amour
Passion :
Indispensable


Mes Tagueuses:

Saxaoul: C'est une jeune maman. Son blog est truffé de billets très variés. J'adore son ambiance chaleureuse.
Enna: Elle, c'est une furure maman. Ses billets me font beaucoup rire. Je me sens chez elle comme chez moi.


Il faut passer le relais à 8 blogueurs. Franchement je trouve que c'est un peu beaucoup, surtout que nombre d'entre vous l'ont déjà fait ou sont en passe de le faire.
Alors, je ne vais en garder qu'un (pour la revanche!): Michel

Repost 0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 14:10
Ce roman épistolaire de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows m'a été offert il y a peu. Tellement impatiente de le découvrir (depuis le temps que j'en entendais parler sur les blogs!) qu'il est passé devant tous les autres livres en attente.


En 1946 Juliet, journaliste et auteure populaire, reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey qui lui demande conseil sur un ouvrage.
La missive contient une anecdote sur la création d'un cercle littéraire. Intriguée, Juliet veut en savoir un peu plus sur ses membres. Une correspondance assidue s'installe entre elle et eux.
Peut-être y aurait-il, là, matière à écrire un nouveau roman?
C'est bien d'autres choses qu'une simple inspiration que trouvera Juliet.


Je ne pense pas avoir lu un seul billet négatif sur ce roman.
Maintenant, je sais pourquoi!

Les lettres oscillent entre émotions et humour, entre jolis sentiments et noirceur humaine. Elles sont souvent très émouvantes.
 
Pourtant  la qualité principale du livre se trouve plutôt dans le fond même de l'histoire. 
Elle se dessine peu à peu, au fils des échanges entre les nombreux personnages.
Au fil des pages, l'intrigue devient de plus en plus prenante. Jusqu'à créer, au final, un véritable suspense.

Le quotidien des habitants sur cette île occupée par les allemands m'a passionné.
Les vivres m'arrivent plus, le bois manque pour se chauffer (le combustible de remplacement m'a hérissé le poil d'horreur!): soldats et autochtones souffrent autant les uns que les autres. Leur humanité en pâtit et la vie insulaire frise parfois l'abominable.

Roman, donc, beaucoup moins léger que je ne l'imaginais, mais néanmoins bercé par une douceur, un humanisme et un optimisme qui le rend diablement attachant.
Peut-être aussi que l'amour, bien présent,  y est pour quelque chose....

Chez Papillon , vous trouvez de nombreux liens vers les veinards qui ont lu ce bijou.

Merci beaucoup Flo ;-)

Editions Nil
Crédit couverture: Editions Nil et Fnac.fr
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 10:45

J'étais passée entre les mailles du filet de ce Tag-là, mais ce coquin de Michel m'a rattrapée....

-Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page. Je n'abîme jamais un livre volontairement.

- As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, et de plus en plus depuis que je suis une vieille blogueuse.
Le plaisir et l'excitation de recevoir un livre en cadeau restent intacts.

- As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
J'ai déjà rêvé d'écrire un livre.

- Lis-tu dans ton bain ?
Je ne prends que des douches.

- As-tu un livre culte ?
Le dictionnaire. Je suis incapable de m'en passer. Chez moi, j'en ai plusieurs d'éparpillés dans toutes les pièces. J'en mets toujours un (tout petit !) dans mon sac quand je vadrouille.

- Aimes-tu relire ?
Je relis des passages quand je range ma bibli. Jamais de livres entiers: ma PAL est beaucoup trop attractive (et trop haute! ) pour laisser une place aux relectures.

- Que penses-tu des séries en plusieurs tomes ?
Je commence une série uniquement quand le dernier tome est publié. Je ne supporte pas d'attendre des mois pour connaître une suite.
Ma dernière série lue "Les Chroniques de San Francisco": J'ai adoré.
Ma série préférée "le plus de plus": "La trilogie des couleurs" de Noëlle Châtelet.


- Rencontrer ou pas les auteurs de livres qu'on a aimé ?
J'aime beaucoup, mais pas en séance dédicaces intensives. Plutôt dans de petits salons du livre ou encore, le top du top, lors d'une soirée intimiste organisée par une bibliothèque.

- Comment choisis-tu tes livres ?
Aujourd'hui, je dirai à 90% influencée par vos blogs.
Les 10 % restants ce sont mes auteurs cultes, l'édition, le feeling et le prix.


- Une lecture inavouable ?
Les petites annonces matrimoniales ou de rencontres des journaux gratuits.
Je suis capable de m'inventer des heures d'histoires à partir de 2 lignes tendancieuses!


- Un livre idéal pour toi ce serait ?
Un livre beau, qui sent bon. Fort mais avec des failles attendrissantes. Qui me fait rire ou m'émeut. Qui me fait frissonner, puis me réchauffe. Qui me manque quand je le quitte. Qui laisse, à jamais, ses traces tout au fond de moi.

- Aimes-tu parler de tes lectures ?
Ne me provoquez pas: si je commence je suis intarissable (et même saoûlante, je crois) !

- Des endroits préférés pour lire ?
Aucun et partout.

- Télé, Jeux vidéo ou livres ?
Uniquement livres.

- Lire en musique ou en silence ?
En SILENCE!

- Lire par dessus l'épaule ?
Non. J'essais juste de lire le titre.

- Lire un livre électronique ?
J'aimerais bien, mais uniquement pour remplacer le poids indécent des livres que j'emmène en vacances.

- Livres empruntés ou livres achetés ?
Achetés pour 99% d'entre eux. Trop difficile de m'en séparer après les avoir lus. Pour le budget, je m'arrange. Je chine, je n'achète que d'occas'. J'ai le culte des bonnes affaires!

- Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
Depuis ce matin "L'angle du renard". Pour le prochain, je laisse planer le suspense...

- As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ?
Oui si le livre ne m'intéresse pas. Je le fais toujours à regret, mais je déteste tout ce qui représente une perte de temps. M'ennuyer en est une.
Oui, si le livre est vulgaire ou immoral. Et là je le fais sans aucun regret.

- Quel est le premier livre que tu as adooooooré d'amour ?
Je dirai plutôt le premier auteur: La comtesse de Ségur.



Qui n'a pas déjà fait ce Tag? Je l'ai vu sur tellement de blogs que je suis bien incapable de le dire.
Mais je crois bien que ma copine Flo n'a jamais reçu ce cadeau empoisonné vachement sympa !


BON DIMANCHE A TOUS.

Repost 0
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:35

Ce roman de Fabrice Humbert est ma 2ème lecture des livres sélectionnés pour le prix Landerneau


Le narrateur, un professeur français, participe à un voyage scolaire en Allemagne. Au programme, la visite du camp de concentration de Buchewald. Une photographie du musée le trouble: un détenu ressemble étonnamment à son père.
Tous les silences de sa famille, qui ont fait de lui un être à la violence parfois incontrôlable, seraient-ils liés à ce sosie?



Je suis à contre-courant de beaucoup de mes camarades blogueurs. Là où ils ont vu dans ce roman une histoire forte, exigeante ou époustouflante, moi je n'ai lu qu'une histoire mal structurée.
Dés les premières pages, je trouve que le récit démarre sur une coïncidence improbable. Déjà, je suis contrariée.
J'arrive à passer outre: le ton intimiste m'envoûte, l'enquête du narrateur sur sa famille est très bien menée et l'histoire de David, le grand-père juif, me plait.

Ensuite je me suis retrouvée à lire des pages de descriptions atroces sur la vie des camps de concentration. Je suis très mal à l'aise. Je me sens arrachée de force au récit qui me plaisait tant et ça, je n'ai pas du tout aimé! Le charme est rompu. 

La biographie de plusieurs nazis suit. Sans doute une attention volontaire de l'auteur d'entremêler la petite histoire à la grande. Mais moi, j'ai eu l'impression qu'elle arrivait un peu "comme un cheveu sur la soupe".

Quand dans la dernière partie, le narrateur reprend sa passionnante saga familiale, il est trop tard: j'avais décroché depuis trop longtemps pour l'apprécier ou m'émouvoir.

J'ai fini ce livre il y a plusieurs jours, et je me dis que je suis bien sévère. Peut-être que je l'aurais moins été aussitôt après ma lecture mais, aujourd'hui, il me reste déjà si peu de ces pages que l'indulgence reste endormie.

Les antithèses de mon billet sont chez Cathulu, Clarabel, Lily, Papillon et Sylire.
L'avis d'Yv se rapproche un peu du mien.

Editions Le Passage
Crédit couverture: Edition Le Passage et Fnac.fr

 

Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone