Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 09:30
Amanda a eu la gentillesse de me prêter ce journal intime d'Hélène Berr écrit de 1942 à 1944 et publié en octobre dernier.




Hélène a 21 ans, prépare une agrégation à la Sorbonne et...est juive.
Pendant 2 ans elle raconte son quotidien d'abord pour elle, pour se souvenir, et ensuite, alors qu'elle a pris conscience de tout le tragique de l'époque, pour les "autres", pour que nous n'oublions pas.

Pendant 3 jours les mots d'Hélène ont accompagné mon quotidien et je dois l'avouer l'ont gâché. Chaque instant, je pensais à elle.
La détresse de cette jeune femme est équivalente à sa lucidité et il m'a été impossible de ne pas être bouleversée par ses mots.

Alors qu'elle tombe amoureuse, que ses études la passionnent, que jouer de la musique la transporte, qu'elle aime les rues de Paris et s'extasie devant le printemps, sa joie de vivre s'éteint avec une drôle d'étoile jaune.
Plus de joies, de bonheurs ni même d'avenir. Restent la peur des traques, l'horreur des témoignages, le deuil des amis. La colère aussi devant l'incompréhension, ou pire, la collaboration des français catholiques. Et l'hésitation lancinante sous la menace des rafles: se résoudre à partir, à errer loin de chez soi ou rester encore un peu...encore jusqu'au "trop tard"...

Oui, les histoires de cette guerre nous les connaissons.
Oui, des témoignages de juifs nous en avons lu et relu.
Mais chaque livre n'en est pas un de plus: chaque livre est unique.
Hélène Berr était, comme chacune de nous, unique.


Le temps de leur lecture, Papillon et Alice ont, elles aussi, souffert avec Hélène.  



L'original du journal d'Hélène Berr est conservé au "Mémorial de la Shoah".

Hélène Berr, passionnée de littérature, a augmenté considérablement ma LAL...


Edition Tallandier 
Crédit photo: Edition Tallandier et Fnac.fr

Merci beaucoup Amanda.
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 18:09
Indécise devant une PAL, somme toute, pas très fournie (!!!!) j'ai fixé mon choix sur ce roman de Caroline Thivel. Je l'avais acheté un jour parce que la 4ème explique que cette auteure  "a collaboré à des films d'Eric Rohmer, Alain Resnais et Jacques Rivette": des réalisateurs que j'apprécie particulièrement.


Myriam a divorcé de Richard très peu de temps après la naissance de Cécile. L'enfant voit très peu son père, alors elle l'idéalise.
Elle a 12 ans quand, en mal d'amour, il l'enlève. Dans un joli chalet de haute montagne leur tête à tête est tendre.
Cécile aime beaucoup son papa!....trop...beaucoup trop...


Des phrases courtes qui marquent, blessent, bousculent notre probité.
Des mots beaux, déchirants, doux ou durs qui crispent.
Des sentiments amoureux, excessifs qui font perdre toute mesure.
Une histoire qui ne peut être jugée qu'immorale.

Alors j'ai honte d'avoir aimé ce texte.
Je rougis de l'avoir trouvé de plus en plus envoutant jusqu'au dénouement final.
Je suis gênée d'avoir, non pas approuvé mais malgré tout, compris cet amour impur.

Je me sentirais indécente de vous le conseiller...

Edition Denoël  
Crédit photo: Edition Denoël et Fnac.fr
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 14:13

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

Guillaume Apollinaire

 Alcools  (1913)

 

Repost 0
13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 11:44

Avant de renvoyer ce livre voyageur à Anjélica, j'ai pris soin de recopier ce bel extrait:


"On croit que le temps efface les choses, mais non. Il les remplace, il les recouvre, il les ensevelit. Sur le visage de la jeunesse, il enchevêtre des lignes, des plis, des rides, tout un travail de d'application qui transfigure sans rien ôter. Sous la face terrible du vieillard les traits du jeune homme demeurent, imperceptibles, et même ceux de l'enfant. Le miroir ne le sait pas. Mais le miroir connait si peu l'homme qui se regarde."


Je pense que ce texte doit aussi être valable pour nous les femmes...

Repost 0
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 09:00
Ce roman de Franz Bartelt est un livre voyageur proposé par Val.



Dans le village de Cons-sur-Lombe, la vie est belle! Il fait toujours beau, le maire est jovial, la nourriture et le vin demeurent abondants, les malades ne sont pas bien maladifs, la fanfare, l'accordéoniste et les majorettes sont toujours partants.
L'avenir est même prometteur, avec son projet d'aire de loisirs. Mais pour ce dessein il faut d'abord reloger Mr et Mme Capouille les "pauvres du village". Pas de soucis: tous les villageois sont ravis de devenir généreux!




Moi qui suis toujours attirée par les romans sombres, tristes et douloureux, cette lecture m'a fait un bien fou! J'ai gardé le sourire de la première à la dernière ligne!
Les personnages plein de bonhomie, de travers bien sympathiques sont parfaitement "dessinés" et même attachants! Je l'aimais bien, par exemple, cette brave Mme Pralotine, toute en rondeurs, bien appétissante aux yeux de Mr l'abbé!
Pour ne rien gâter, l'intrigue tient en haleine comme un "vrai roman" et les références à de grands poètes sont aussi nombreuses que dans un "grand roman".
Petites tares et défauts gentillets de l'humain vont, après ce livre, recevoir toutes vos indulgences...

En regardant la bibliographie de l'auteur, j'ai réalisé que c'est lui qui avait écrit "Les bottes rouges": un récit sur les correspondants de presse locaux. Il m'avait déjà tout autant amusée.

Ce livre voyageur parti de chez Val, a fait escale chez Bellesahi et il part maintenant chez Anjélica.
A lire l'avis, également, souriant de Laurence.

Edition Le Dilettante   
Crédit couverture Edition Le Dilettante et Fnac.fr
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 18:08
C'est Elfe qui la première m'avait donné l'envie de lire ce livre irlandais de Jennifer Johnson. C'était il y a presque 2 ans déjà!




Clara est en convalescence pour son corps opéré et son coeur détruit...pleine de fatigue et de chagrin.

Lar porte le deuil, depuis 2 ans, de sa femme et de sa petite fille...plein de haine et de désespoir.

Ils vont vivre quelques jours l'un près de l'autre....



Je n'ai pas envie d'en dire plus sur la trame de ce roman que j'ai dévoré.
Il n'y aurait, de toute manière, pas grand chose à ajouter à ce résumé, puisque la force de ce texte n'est pas l'intrigue mais les personnages. Tour à tour ils narrent leur histoire avec des mots teintés d'humour et d'autodérision, dans un langage d'autant plus émouvant qu'il reste spontané. Leurs élocutions sont "comme dans la vraie vie". Tant et si bien que maintes fois mon quotidien fut occulté et je me trouvais face à eux, à les écouter! Du bonheur pur, cette évasion...

Le deuil est la structure de ce livre, avec cette question:  "Ne plus souffrir de la perte d'êtres chers, est-ce les oublier? Est-ce ne plus les aimer?". Les réponses viendront d'elles-mêmes au fils des pages.

Malgré son thème, ce récit n'est pas triste, puisqu'on y trouve aussi l'espoir de la vie qui continue...malgré tout.

Florinette l'a lu le mois dernier pour célébrer la St Patrick et a ressenti, comme moi, tout plein d'émotions.

Papillon, elle, l'a trouvé plutôt décevant par rapport aux autres titres de l'auteure. Une bonne raison, pour moi, de vouloir les lire!

Sur Amazon,  Clarabel et Laure ont semé leurs avis.

Choupynette partage mon coup de coeur.


Editions Belfond et 10/18  
Crédit couverture: Edition 10/18 et Fnac.fr
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 14:01
Henri Bosco est un auteur de la même trempe que M.Pagnol et J.Giono. Entre mes envies de "vert" et
un billet d'Hervé qui m'avait alléchée, j'ai commencé ce roman le dernier jour de mes vacances....et je l'ai refermé définitivement, ce matin, au bout de 300 pages. Je ne me sens vraiment plus capable de m'attaquer aux 165 qui restent.
J'aurai voulu apprécier la beauté du texte, les jolies descriptions de la campagne provenciale, mais rien à faire, je m'ennuyais à bailler toutes les 10 lignes!
J'aurai voulu m'attacher aux personnages, mais les sentiments m'ont semblés si désuets que je n'arrivais à comprendre (et encore moins à éprouver) leurs ressentis ou leurs actes.
Dommage, sans nul doute...


Edition Folio 
Crédit couverture: Edition Folio et Fnac.fr
Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 10:19
Hier dans un vide-grenier, quelque Elfe gourmand et tentateur a mis sur mon chemin une chocolatière toute neuve, "jamais servie"....



...vendue 5 € par ses propriétaires, sans doute peu alléchés, par cette douceur marron...pour laquelle, moi, je me damnerais!

Repost 0
Published by Anne - dans Gourmandises
commenter cet article
4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 07:50

Je ne vais quand même pas laisser de sombres pensées me pourrir la vie et m'empêcher de tenir mon blog!
Allez, c'est reparti ;-)



Une maison au bord des larmes


Vénus Khouy-Ghata raconte son enfance à Beyrouth dans les années 1950. Le poids des superstitions, la promiscuité des voisins, le poids de la religion21X6P57CM3L__AA115_.jpg constituent sa vie quotidienne et alimentent cette autobiographie. Mais le noyau se situe ailleurs: dans l'hommage qu'elle rend à son frère. Unique garçon parmi 3 filles, il subit les sévices d'un père encombré d'une culpabilité ardente. Il aurait pu être un poète de talent, il deviendra fugitif, drogué puis interné en psychiatrie.
Un très beau récit où un certain humour allège le dramatique sans lui enlever ce qu'il recèle de bouleversant.
Merci Alice pour cette découverte qu'elle a également offerte à  Béatrix .

Editions Balland et Babel
Crédit couverture: Editions Babel et Amazon.fr





Chut!


Martial, ancien para, vit avec son papa, un veuf inconsolable. Il tombe amoureux fou de Mathilde une bibilothécaire. Pourra-t-elle l'aimer, lui qui ne connait des livres que l'Encyclopédie universelle en vingt et un volumes enfermée derrière une vitrine de salle à manger?
"Parlez-moi de moi, y'a que ça qui m'intéresse!":...alors les LCA, forcément,  ce livre vous plaira et même deviendra votre bible!
191 pages qui décrivent nos comportements, nos attitudes, nos habitudes de lecteurs.
191 pages sur l'amour de la lecture, du livre et ses "accessoires": marque-pages, bibliothèques...
La plume de Jean-Marie Gourio teintée d'humour est toute pleine de tendresse et mérite bien de trouver sa place dans vos coups de coeur.

Editions Juliard et Pocket
Crédit couverture: Edition Pocket et Amazon.fr



Le silence des sources


Je voulais lire un roman qui s'harmonisait avec le paysage alentour. Si j'en croyais la 4ème, ce roman de Catherine Velle semblait convenir: la campagne, la douceur d'un été, une bonne intrigue...
En fait,  je me suis retrouvée devant une histoire sans intérêt écrite dans un style limite enfantin.
Je n'ai pas prolongé mon ennui au delà de la moitié du livre.

Editions Flammarion et J'ai lu 
Crédit couverture: Edition J'ai lu et Fnac.fr






Des gourmandises sur l'étagère



Ce très court roman de Françoise Moreau est un livre voyageur de Goelen. Pendant une petite demi-heure de lecture, j'ai regardé vivre Odilon et Marie Gabrielle. Ce couple enjoué, gourmand entretient les jolies joues rondes de leur fille avec maints baisers affectueux et mets savoureux, jusqu'au jour où la petite refuse de s'alimenter...
Le texte est très beau: des mots émanent des odeurs de mer, des parfums de délicieux gâteaux.
Mais, comme à chaque fois que je lis une nouvelle, je n''ai pas eu le temps d'éprouver d'émotion. Je reste pourtant persuadée que cette histoire en regorge.

Edition L'Escarbille 
Crédit couverture: Edition L'escabille et blog de Goelen



Le soleil des mourants

Jean-Claude Izzo n'était complètement inconnu: j'avais noté ce titre suite à un billet (blog?) bien tentant.
Sous une couverture, que je trouve très moche, j'ai découvert un livre à la fois magnifique et amer, où il est beaucoup question d'amour.
A travers, le parcours de Rico et d'Abdoul, la vie quotidienne des SDF....
Pas de pathos larmoyant: la réalité brute n'en a même plus besoin. Le style de l'auteur est franc, percutant et pourtant emprunt d'une certaine poésie.
Ce récit m'a secoué les tripes, m'a submergée de sentiments humanistes.
Pas une lecture de vacances me diriez-vous? Au contraire quand le corps est disponible le coeur est encore plus réceptif à la violence des mots comme à leur tendresse. De toute façon, aucun moment ne serait le bon pour se placer devant cette misère.
Je sais déjà, que ce livre fait partie de ceux que je n'oublierai pas.

Editions Flammarion et j'ai lu 
Crédit couverture: Edition J'ai lu et Fnac.fr




Bien sûr, vous vous doutez bien que ces livres ne sont que quelqu'uns de ceux qui alourdissaient ma valise...




Repost 0
Published by Anne - dans Lectures
commenter cet article
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:40

J'ai, depuis quelques années, de plus en plus de mal à supporter ma vie citadine. Elle et moi nous sommes en décalage.

Je rêve de grands espaces et je vis dans une banlieue.
J'ai envie d'une maison ancienne et j'habite un appartement.
J'aspire à cultiver un petit lopin de potager et je fais mes courses en hyper. 
J'aime les heures qui s'étirent et je cours sans arrêt.
Je me sens bien dans le silence et je suis entourée de brouhaha incessant.



Cette semaine, ici, j'étais parfaitement à ma place. 

De retour, j'ai besoin de quelques jours pour retrouver mon entrain et ma motivation pour ce blog....

Repost 0

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone