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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 08:17

Le film de Rachid Bouchareb est, actualité politique oblige, le film du moment. Je suis allée le voir hier soir.

 

Lorsqu'en 1943 la France a besoin de soldats, elle fait appel à ses pays colonisés. Beaucoup d'hommes d'Afrique, du Maghreb vont se porter volontaires. Se battre pour sauver "leur mère patrie" leur semble loyal. Sur le front, leurs idéaux sont bafoués: le regard des militaires français est méprisant, les traitements inégaux et leurs missions souvent suicidaires.

 

Les acteurs (est-il utile de le répéter?) donnent tout leur talent, les scènes de guerre sont fortes, les décors superbes, la musique agréable: tous les ingrédients sont présents pour être un bon film.

Je sais parfaitement le message que ce film veut véhiculer, je l'approuve totalement mais je me suis demandé, tout au long du film si le scénario pouvait, de ce fait, rester vraiment objectif. La réalité n'était-elle pas plus nuancée? Sans doute tous les soldats français ne devaient pas être mesquins et tous les indigènes courageux. Cette idée a empêché l'émotion spontanée que certains films m'offrent. Cependant moins catégorique la dénonciation aurait-elle été aussi convaincante?

Reste une belle révision d'histoire, que Fifille, venue voir le film avec nous, a complété avec ses connaissances de bachelière récente ;-)

 

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Published by Anne - dans Cinéma
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 08:57

Ce roman est le 4ème que je lis de Philippe Besson, mais c'est le premier qu'il a écrit. Pas étonnant que d'autres publications ont suivies: ce livre est d'une intensité rare et reflète déjà le talent de l'auteur que l'on connaît.

 

En opposition avec le titre, ce roman nous met en présence de 3 hommes en 1916: Vincent le narrateur, un adolescent arrogant, Arthur le jeune soldat et Marcel l'écrivain vieillissant. Les deux premiers vont vivre une histoire d'amour intense, charnelle pendant que le troisième jouera le rôle du confident.

Quelle peut être l'issue d'une relation homosexuelle le temps d'une courte permission de 7 jours? Qu'est-ce que 7 petites nuits sensuelles peuvent représenter dans une vie?

 

Le début de la première partie m'a semblé un peu difficile à lire, les dialogues étant présentés sous forme narrative, mais très vite l'histoire emporte, les mots trouvent le chemin du coeur. La deuxième phase, épistolaire, "repose" un peu sans perdre son intensité et la conclusion apportée par le dernier chapitre, si elle parait osée, reste crédible et nous emmène au summun du bouleversement.

Voilà comment j'ai navigué sur ces 214 pages: bousculée et relevée, puis renversée et remise à flots, puis définitivement chavirée. Tout est magnifique sous la plume de Philippe Besson: la douleur est digne, les scènes érotiques sont pudiques, l'amour d'une mère est généreux, la tolèrance devient évidente. Seules la guerre et la mort gardent leur noirceur...

Toi, Lo, qui commence juste à découvrir cet auteur, si tu savais ce qui t'attend...  ;-)

 

(Pocket)

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Published by Anne - dans Lectures
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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 08:22

Sans honte, je le revendique: moi je lis Amélie Nothomb! Et j'ai dévoré sa cuvée aoûtienne 2006! Depuis sa sortie, comme chaque année, tout plein de critiques, de journalistes, d'intellectuels, de bloggueurs y vont de leur diatribe: peu m'importe je continue à écrire toute l'admiration que son style m'inspire. Même si, j'admet que certains de ses livres m'ont déçue (surtout ses auto-biographies) ou qu'ils ne correspondent pas à l'idée que je me fais d'un prix Goncourt (hein, Anne-Sophie?).

 Je ne vais pas le résumer, j'en dirais forcément trop! Je vous livre uniquement le thème: le journal intime d'un tueur professionnel.

Maintenant je m'adresse à ceux qu'Amélie envoute: jetez-vous sur ce roman. Vous y trouverez son cynisme, son humour si noir, sa façon de réveiller ce côté voyeuriste que nous essayons de camoufler. N'écoutez pas ceux qui vous diront que la chute est baclée: elle est géniale!

Et pour contredire une toute dernière fois les chicaneurs: non le texte n'est pas court! De toute façon vue la fin, le faire plus long aurait été une incohérence. Et non, ce n'est pas une nouvelle! J'en suis sûre "J'aime pas les nouvelles!!!" et j'ai atteint l'extase avec "Journal d'Hirondelle"!

 

(Albin Michel)

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 08:46

A mon tour de participer au "concours de PAL" organisé par Clarabel, Loupiote et Gaëlle même si je sais déjà que je perds ne pouvant prétendre, au vue des chiffres publiés, ni à la plus longue (ça c'est rassurant quelque part!), ni à la plus courte.

Pour moi, pas besoin de rechercher les livres en attente et de les compter, ils sont enregistrés sous excel:

Pour situer, ma PAL correspond approximativement à une année de lecture.

Son nombre est de...69!...Peut-être vais-je pouvoir gagner un titre spécial "La PAL la plus érotique"!

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23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 09:12

Ma semaine complète de lecture a été alimentée par ce roman qu'une amie m'a prêté: ce "presque document" dénonce les déviations de l'humanitaire.

 

Sarah, infirmière déjà habituée des ONG, et Marc, ingénieur un peu désabusé, s'engagent comme volontaires dans une grande organisation humanitaire. Envoyés dans un état africain, au coeur d'une guerre civile, ils vont découvrir  qu'être philantropes n'est pas facile. Les enjeux politiques créent de telles tensions entre le siège parisien et la mission que leurs actions deviennent laborieuses. Leur quotidien ne sera bientôt plus qu'écoeurement et découragement...

Sylvie Brunel est géographe et a présidé pendant plusieurs années, avant de démisionner, "Action internationale contre la faim". Elle connait donc bien son sujet: le fonctionnement d'une ONG. Mais attendez-vous à n'en découvrir que les côtés peu reluisants! Tout y passe: la complicité des gouvernements avec les dictateurs, les gaspillages budgétaires, les mascarades devant les reporters, le truquage de la réalité pour duper les donateurs. Les missionnaires ne sont pas épargnés non plus: ils n'ont aucun scrupule à détourner de l'argent pour de l'alcool, de la drogue ou s'offrir quelques protituées locales.

Je n'ai pas réussi à me sentir bouleversée par ce roman accusateur, moi qui habituellement suis plutôt sensible face à de tels thèmes. Les personnages n'ont aucune consistance et l'esprit de l'ouvrage est tellement critique, l'amertune de l'auteure si visible que l'intrigue ne peut pas captiver, ce qui est dommage pour un ouvrage qui se revendique fiction.

(Denoël)

 

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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 10:38

Décidement, ce début septembre est placé sous le signe des souvenirs: entre les excellents "Je me souviens" de Papillon, Cuné et In Cold blog puis la BO style "variétés seventies" du film de Xavier Giannoli, je nage en pleine nostalgie!

 

Alain est un chanteur de bals, de fêtes de Comité d'Entreprise et de maison de retraite, bref une vedette locale à Clermont-Ferrand. Apanage des quinquagénaires seules, il fait quand même la conquète de Marion une jeune trentenaire. Pour une nuit? Il n'arrive pas à l'accepter, mais un homme au métier et look complétement raingard, peut-il obtenir plus?

 

Inutile que je m'étende sur les jeux époustouflants de Gérard Depardieu ou Cécile de France: ils sont déjà couverts de louanges justifiées. Quand aux autres acteurs comme Mathieu Amalric (Hum...vraiment plein de charme cet homme-là...) ou Christine Citti, leur rôle n'a de second que le nom. Par contre, je n'ai pas trouvé le film émotionnellement très fort, mais sans doute parce qu'il reflète la "vraie vie". Celle où l'amour reste difficile entre deux personnes aux cultures  différentes, ou quand une espèce de pitié pour l'autre est incontrôlable.

Nous jaugeons souvent ces chanteurs populaires d'un regard condescendant. Avec ce film la prochaine fois que nous danserons dans un bal de mariage, de 14 juillet ou des pompiers, parions que nous regarderons l'homme derrière le micro avec un oeil différent.

 

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 17:06

Voilà un livre au titre intrigant mais dont le théme ne m'emballait pas, jusqu'au moment où j'ai lu un avis enthousiasme dans un blog (je ne sais plus lequel, toutes mes excuses à l'auteur!).

Au temps de la préhistoire, Ernest, le narrateur, est un adolescent comme les autres. Il vit dans sa caverne avec ses parents, ses frères et soeurs. Entre taille de silex, chasse et reproduction, leur vie pourrait être tranquille si Edouard, le père, ne cherchait pas sans cesse de nouvelles technologies pour faire évoluer non seulement leur vie quotidienne mais aussi l'espèce humaine.

 

 

Pas d'hésitations, vous pouvez, sans risque, lire ce roman. Quoi que vous aimiez dans une lecture vous le trouverez dans ce livre. De l'histoire? Les références prèhistoriques sont sérieuses. De l'aventure? Les scènes de chasse ou d'explorations de territoires se succédent. De la philosophie? Les thèmes sont nombreux (le progrès, la nature humaine, la recherche du pouvoir, le sentiment amoureux, la famille.... ). De l'humour? L'anachronisme principalement dilectique est sublime, les personnages sont cocasses et chaque page vous offrira sourires ou rires.

Maintenant quand nos comportements d'humains provoqueront cette question: "Mais comment avons-nous pu en arriver là?", vous saurez y répondre.

 

(Actes Sud, Pocket ou Pocket Jeunesse)

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 16:28

Décidément j'ai l'esprit de contradiction en ce moment! Ce film de Nicole Garcia qui suscite de virulentes critiques (en autres sur Chronicart) et bien moi, il m'a plu!

 

Une ville en bord de mer: il pleut, il vente, certains hommes n'y sont pas à leur place, leur vie n'est pas celle qu'ils devraient vivre. Le maire échangerait bien sa popularité contre une affection sincère, un professeur de sciences naturelles modeste ne peut oublier son passé de chercheur reconnu, un sportif de haut niveau se reposerait bien un peu, un kiné remplirait bien ses loisirs autrement qu'en construisant un barbecue, un bandit de petite envergure abondonnerait volontiers ses méfaits pour s'occuper de sa maman alitée. Le hasard, la chance ou certaines rencontres: et chacun va pouvoir prendre une nouvelle direction.

 

J'ai trouvé les acteurs très authentiques, même si leur jeu reste classique. Tous ces gros plans sur leur visage donne au film une sensibilité, qui compense largement, à mon avis, un scénario peu étoffé. Il faut juste ressentir ce film, surtout ne pas en attendre une intrigue...

Et si la réalisation de Nicole Garcia est comparée à celle de Lelouche, peu m'importe: je suis une inconditionnelle de ce dernier!

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 08:15

Je viens de refermer définitivement ce roman norvégien de Lars Saabye Christensen, 300 pages avant la fin. Alors que le premier tiers me passionnait, j'ai complètement décroché ensuite: et je n'arrive pas à le finir tant je m'ennuie . C'est désapointée que j'abandonne. Je pense que ce livre est de bonne littérature: couronné par le Prix littèraire du conseil nordique, encensé par Papillon, Cuné et Chimère, et je ne comprends pas pourquoi je n'arive pas y prendre ma part de plaisir! Qu'est-ce qui m'a échappé, qu'est-ce que je n'ai pas compris?

Je fais quand même un petit résumé:

Le narrateur Barnum raconte sa vie peu commune à Oslo dans les années 60. Sa famille est quelque peu excentrique: 3 générations de femmes intransigeantes, un demi-frère au caractére mêchant, un père aux absences mystérieuses. De ce dernier il a hérité d'une petite taille: une caractéristique qui l'explose aux railleries des autres enfants, et le fait se sentir très seul.

Tout ce côté du roman sur le regard des autres, les histoires que Barnum s'invente pour oublier quelques instants sa différence m'aurait peut-être plu si je ne m'étais pas perdue dans la saga familliale. Avec les récits entremêlès j'avais l'impression de faire un pas en avant et deux en arrière...

 

Ai-je abordé ce livre au mauvais moment? Le blues "retour de vacances" demandait sans doute une autre lecture...

(Livre de poche)

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 08:09

Voilà du cinéma, du VRAI comme je l'aime. Celui qui vous cloue au fauteuil coeur et ventre à l'envers, celui qui fait couler le mascara des filles et renifler les garçons, celui qui rend les jambes si molles que quitter la salle devient un supplice, celui qui alimente une conversation bien après l'extinction de la lampe de chevet, celui qui sans pitié vous poursuit jusque dans vos rêves! Bref, celui qui le lendemain ne me donne aucune envie de vous écrire un résumé, de vous vanter le talent des acteurs et du réalisateur, parce que je ne peux pas me permettre de bosser avec les yeux façon "myxomatose du lapin"...

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone