Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:34
Extraits de « Se résoudre aux adieux »
 
 
 
P 64
 
 
Le chagrin ça nimbe. Et puis ça éloigne de soi tout soupçon de méchanceté et de médiocrité. Et moi, j’ai été enchantée que, pour un instant, cet homme me croit gentille et impeccable et pure, simplement parce qu’il y avait de l’humidité dans mon regard et une sorte d’abandon exhalant de tout mon être. Mais ce n’est pas ce que je suis. Non, je ne suis pas pure.
 
 
 
P 93
 
Ne plus être écrasée par les souvenirs mais apprendre à vivre avec eux, ne plus être écrabouillée par le chagrin mais le dominer, ne plus être dans le ressassement mais simplement dans l’effleurement. Ce serait bien alors. Je serais sur la voie de la guérison.
 
 
P 121
 
Ce soir-là, tu étais amoureux, sans équivoque possible. Les femmes sentent cela, il me semble. Elles sont régulièrement percluses de doutes, barder de certitudes, mais il est des moments, des occasions où elles savent intuitivement et absolument que le doute n’est pas permis : l’homme en face d’elles ne ment pas, ne triche pas, il est à leur merci. Elles ont cette assurance, tout à coup, qui les rend encore plus belles. Oui, ce soir-là, à quelques encablures de l’île de Capri, sur une terrasse déserte surplombant un golfe qu’on aurait cru allumé d’incendies, je me suis trouvée belle et j’ai oublié mon anxiété. Tu étais amoureux.
 
 
 
P 126
 
Mais aimer, ce n’est pas s’installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C’est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l’habitude ne s’insinue et nous tue, ou pire nous anesthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.
Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre la mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là.
 
 
 
Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:33
Extraits de « Les autres »
 
 
P 41
 
Un petit capricieux qui se prend pour un homme…ça n’est pas rare. Quand ils ne sont pas adultes au moment où ils sont tenus pour tels, les hommes redeviennent des enfants : tout se passe comme si leur pouvoir patriarcal ressuscitait l’omnipotence de l’enfance. Ils prétendent à tout, entendent faire ce qu’ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent. Et nous les femmes, sommes nous censées être à leur service comme à celui de leur progéniture ? Je suis douce et rebelle, et avide de créer et de connaître, pour lutter sans violence contre ces tropismes. Je vais exister et ce sera évident. Je serai présente et pleine. Et pas pour leurs beaux yeux.
 
 
 
P 56
 
Sait-on à quel point il y a en chacun de nous un juge et une balance ? Qui a déjà imaginé les opinions sévères que portent sur lui-même les compagnons qu’il se croyait acquis ? Lequel se sait susceptible au regard des autres ? Et vulnérable ? ……Ignorons-nous réellement que l’amitié paisible se tisse dans les silences ?
 
 
 
 
P 74
 
N’est-ce pas pour les autres que l’on se transforme soi-même ? Claude me trouve maniaque dans mon appartement. Je peux l’entendre mais ne supporte pas qu’il me prenne sur le fait et me le fasse remarquer. Car alors le trait s’impose indéniablement et nous n’avons rien à débattre. Pourtant il m’arrive d’affirmer que je suis maniaque à la maison et que j’en suis fière…Allez comprendre pourquoi ce que vous dit un autre diffère de ce que l’on peut dire soi-même, et quand bien même l’idée est semblable. Croyons-nous les autres incapables de cette bienveillance que nous avons pour nous-mêmes ?
 
 
P 78
 
Pour le moment, leur jeunesse frémit sous l’amour comme une eau sous le vent. Elle est élan et gaieté, mais aussi en revers doute et inquiétude, pressentiment fatal de ce que pourrait devenir ce poudroiement d’espérance ou de potentialité qui les enveloppe aujourd’hui, halo d’optimisme dans lequel ils nagent. Ils ignorent tout à fait comment l’existence se fige dans une forme durcie, presque définitive, l’impossible et l’irréversible apparaissent. Puis la fulgurance d’une souffrance désunit la belle confiance, on se relève, titubant, et ce qu’i faut de force en soi pour redresser ce sujet abattu, je le sais, c’est énorme, et pourtant c’est en nous. Je le dis souvent à ma petite Moussia, il ne faut pas en douter : sous la peau douce des femmes et des hommes, il y a le roc d’un cœur qui veut battre envers et contre toutes les apocalypses.
 
 
P 81
 
C'est la vie réelle, telle que l'éprouvons dans sa longue glissade sur nous, qui rend plus vive notre vie imaginaire et empathique.
 
 
P 109
 
Où est la main d'Estelle? Je ne serais plus bon à rien désormais sans cette main. et je la tiens longuement, elle se donne à moi, je peux la sentir palpiter dans ma paume, sa douceur, sa chaleur qui devient moiteur en se conjuguant à la mienne. Estelle me sourit quand elle se dégage et la reprend. Elle sait alors qu'elle me vole quelque chose. Je possède à jamais une bouée, un soleil, une échappée! Partout où j'irai, je partagerai cette chance de vivre en deux.
 
 
 
 
P 113
 
Sommes-nous seulement ce que les autres font de nous en étant avec nous ce qu'ils sont que nous faisons d'eux?
 
P 114
 
Les souffrances que nous voulons tenir secrètes nous éloignent des autres.
 
 
P 122
 
Suis-je seule avec mon enfant ? Suis-je seule malgré mon enfant ? Mais oui, bien sûr. Ceux que nous choyons, protégeons et éduquons, nous laissent isolés au dessus d’eux, dans ce territoire de contrôle et de la maîtrise où ils nous croient. Et jamais nous ne les détrompons, jamais nous n’avouons que nous ne savons pas, que nous avons peur, que nous sommes parfois dans l’indigence et la stupeur, et que nous leur tenons la main non seulement pour eux mais aussi pour nous.
 
 
P 134
 
Nul homme n’est pour lui-même celui qu’il est pour les autres et pas davantage celui qu’il se figure être à leurs yeux. Si clairvoyants soient-ils, les regards rencontrent tant d’obstacles : ils ne se voient pas eux-mêmes, ils ne traversent pas la chair. Dans les limites de la parole et de la sincérité, s’inscrit la possibilité de découvrir celui que les autres connaissent. L’identité est changeante, soumise aux situations et aux protagonistes. Chaque caractère est enfoui dans une individualité qui se pare d’un ou plusieurs personnages. L’accès de chaque homme à l’individualité de l’autre est restreinte.
 
 
 
P 137
 
Un amour perdu vous vole le goût de vous-mêmes avant celui de la vie.
 
 
P 137
 
J’ai su ce jour-là que la grossesse est le plus immense secret des femmes : aucun homme n’aura jamais idée de ce qu’elle est, un préjudice et une béatitude, une capitulation et un épanouissement.
 
 
P 258
 
C’est un problème d’agresser quand on souffre, ça n’excite pas la compassion.
 
 
P 303
 
- Pardon. Je ne dirai plus rien, dit Niels.
- Mais ce qui a été dit ne peut pas ne pas l’avoir été…dit Fleur.
 
 
P 376
 
- Je crois que les femmes n’ont pas changé, mais le monde dans lequel elles vivent s’est transformé. Il ne suscite pas de leur part les mêmes réponses, dit Estelle.
- Vous avez raison Estelle. L’être humain ne change pas, il change le monde, dit Moussia.
 
 
 
 
P450
 
 
Les blessures intérieures se cachent fort bien derrière la santé. Ainsi la force dont nous faisons preuve nous prive des consolations extérieures.
 
 
Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:32
LE MANUSCRIT DE PORT EBENE
 
 
 
 
Extrait p 141
 
La lecture doit être tonique et bienfaisante, comme le Glenfiddish elle doit diffuser dans l’esprit, dans le corps, d’infimes et revigorantes parcelles de consolation et d’amitié. Tel était du moins le point de vue de Jean Camus. Aucun malheur, aucun remords, aucun spleen, aucun stress qu’il n’eût personnellement éprouvé n’avait résisté à l’action conjuguée d’un livre et d’un bon whisky.
 
 
Extrait p158
 
Le goût des livres allait de pair avec son esprit fugueur. C’étaient ses premiers voyages et ses premières évasions. Ses parents ne lisaient pas. Mais quand lui lisait, ils respectaient sa lecture, ils ne venaient jamais le déranger. Ce sentiment d’une activité protégée lui plaisait toujours autant. Jean Camus associait la lecture au bien-être et à la paix. Les livres lui avaient ouvert les portes d’un monde plus riche, plus harmonieux que le sien. Grâce à eux, il avait noué les amitiés les plus solides de sa vie, que le temps s’était montré incapable d’user ou de démentir, comme avec Stendhal ou Paul-Jean Toulet. Il y comptait des consolateurs de premier plan (Sacha Guitry, Marcel Aymé), dont la belle humeur est contagieuse et peut métamorphoser en comédie l’univers le plus morne, enfin quelques admirations éperdues parmi lesquelles Montaigne était au zénith. Il était redevable  à l’auteur des Essais de sa philosophie de sceptique jouisseur, et trouvait qu’on n’était jamais allé aussi loin dans l’art de se concilier la vie.
 
Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:31

De passage à Figeac, je suis rentrée dans une toute petite librairie-bouquinerie-café. L'espace est restreint mais très chaleureux. Sur quelques étagères les romans neufs côtoient ceux d'occasion et forment une bigarrure bien tentante, tandis que sur de petites tables les nouveautés sont mises en valeur. J'ai entamé la conversation avec le libraire: quelques secondes et sa passion s'exhibait sans pudeur. Parlez-lui des "petites" maisons d'édition, et écoutez sa virulence à les défendre: c'est beau...

La boutique possède une terrasse: il doit être bon de s'y installer par beau temps. Des rencontres, des débats littéraires y ont lieu régulièrement. Alors, autochtones ou touristes du Lot notez cette adresse:

De Part et d'Autre

3 rue Consulat

46100 FiGEAC

Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:30

"Quand ils étaient ensemble, ils avaient craint toujours de prendre l'habitude. Il ne prendrait donc jamais celle de vivre séparé de Louise."

*****

"Mais dès qu'on le laissait seul, il regardait seulement s'écouler le temps qui l'éloignait un peu plus chaque jour. Qui l'éloignait de quoi? Il se disait tout bas: d'avant. Ce n'était pas un bonheur disparu qu'il regrettait, mais le plus jamais de l'autrefois."

*****

"Rassurés de se découvrir pareils, émerveillés de se découvrir différents."

*****

"Le plus grand malheur serait de ne pas changer. Il faut avoir changé pour s'apercevoir de ce qui ne change pas."

*****

"Charles regarde le visage d'opale lisse, l'étonnement à feu doux des yeux. Il découvre avec tendresse les toutes petites rides qui se plissent en filigrane au coin des paupières, les griffures presque imperceptibles de l'usure de durer qui, soudain, sont devenues les minuscules rayons d'un soleil de joie."

 

Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:27

Extrait P135

"Mais il ne te reste à présent que l'angoisse de voir ta vie se faner sous tes yeux, comme un livre lu trop vite, qui n'aura laissé qu'une poussière d'émotions et d'images destinées à s'effacer, pour n'être plus qu'un nom dans la mémoire."

Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:00

Les dimanches de La Rochelle 

 Francine Van Hone

Repost 0
29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 21:50
EXTRAITS DE « L’ARRIERE-SAISON » DE PHILIPPE BESSON (Pocket)
 
P 133
 
Oui, les femmes pleurent. Les hommes aussi, parfois, moins, mais un peu quand même. Les êtres pleurent quand ils sont blessés, quand ils ont mal, Norman. C’est une histoire aussi vieille que l’humanité. C’est ce qui fait le lien entre les générations depuis des siècles, les larmes. C’est quelque chose qui se transmet, mieux que la parole peut-être. Les larmes, c’est un langage. C’est aussi ce qui se ressembler les gens, puisque les visages du chagrin sont un seul visage. C’est ce qui rapproche les gens, qui invente entre eux une manière de fraternité. On va vers celui qui pleure comme on ne va vers nul autre. Avec les larmes aussi, on est au plus près de la vérité des hommes.
Repost 0
9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:51
EXTRAIT DE " LA CHAMADE" (Françoise Sagan)
Il y a des moments de bonheur parfait, quelquefois dans la solitude, dont le souvenir, plus que celui de n’importe qui d’extérieur, peut en cas de crise, vous sauver du désespoir. Car on sait qu’on a été heureux, seul et sans raison. On sait que c’est possible. Et le bonheur (qui vous semble si lié à quelqu’un lorsqu’on est malheureux par lui, si irrévocablement, organiquement presque, dépendant de lui) vous réapparaît comme une chose lisse, ronde, intacte et à jamais libre, à votre merci (lointaine, bien sûr, mais forcément possible). Et ce souvenir est plus réconfortant que celui d’un bonheur partagé avant, avec quelqu’un d’autre, car ce quelqu’un d’autre, ne l’aimant plus vous apparaît comme une erreur et ce souvenir heureux basé sur rien.
Repost 0
9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:12
EXTRAITS DE « LES GARCONS D’EN FACE » DE MICHELE GAZIER ( Points)
 
 
P 32
 
« Cette solitude-là, la vraie, celle où il n’y a aucun autre pour troubler le tête-à-tête avec soi-même, est enivrante. Elle est comme la chaleur trop forte ou comme l’alcool ». Elle vous fait perdre la notion de quotidien et de réalité. »
 
 
P 77
 
« Je crois qu’elle a été un peu déçue d’apprendre que cette maman toute-puissante qui vous observe, qui vous surveille n’est pourtant pas omnisciente. Elle ne peut donc pas vous sauver de tous les dangers. Quand comprend-on que cette insécurité est l’envers de la liberté. »
 
 
P 92
 
« Mes mots allaient dépasser ma pensée. Belle expression, totalement hypocrite. Les mots ne dépassent jamais la pensée, ils sont la pensée. Ils sont parfois comme la lave du volcan, parce qu’ils viennent de loin, du plus profond de soi, alors ils brûlent et détruisent. »
 
 
P 94
 
« N’est-on pas toujours débile ou monstrueux pour l’autre qui ne nous comprend pas, qui nous refuse, qui nous rejette ? »
 
 
 
P 150
« Attendre. A vingt ans, on a l’impression de passer sa vie à attendre. Tout ce qu’on veut, qu’on désire, dont on rêve est à attendre. « Attends un peu. Il te faudra attendre encore, quelques jours, quelques mois. Attendre… »
Et c’était bien là mon problème : la patience. Je me sentais impatiente de faire, d’être, d’obtenir, de voir, impatiente de tout. Le temps me semblait indéfiniment suspendu entre mon désir et sa réalisation. J’ai appris avec les ans que la distance entre le désir et la réalité dépend plus de la violence et de la pertinence du désir que des contingences de la réalité. Si l’on veut quelque chose de toute sa volonté, on finit (presque) toujours à l’obtenir. En laissant le temps au temps, en ayant…de la patience. La boucle est bouclée. Combien de fois ai-je fini par avoir ce que j’avais voulu avec ardeur sans en être jamais satisfaite, an ayant le sentiment que cela venait trop tard ? Mon désir du moment était ailleurs lorsque celui de la veille était enfin exaucé. Réflexe d’enfant gâtée sans doute. Elève, je n’éprouvais que tristesse ou du moins mélancolie lorsque j’obtenais des félicitations ou des résultats positifs à des examens. J’avais tant travaillé, tant attendu et ce n’était que cela. J’ai compris par la suite que le plus beau du vouloir est dans l’attente. L’attente est un voyage immobile au cours duquel tout est possible, même ce que l’on n’a pas imaginé. Ulysse n’est Ulysse qu’avant d’avoir rejoint les rives d’Ithaque, lorsqu’il a seulement le désir du retour au cœur, qu’il est dans l’attente des retrouvailles. L’attente, c’est l’espace du romanesque. C’est la page blanche sur laquelle tout peut être écrit. Il est aussi des attentes insupportables lorsque ce que l’on attend ne relève pas du désir mais de la peur. Attente d’une nouvelle triste, d’une mort redoutée… »
 
 
 
 
 
 
Repost 0

Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone