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  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:10
EXTRAITS DE « LA PLAGE D’OSTENDE » DE JACQUELINE HARPMAN ( Livre de poche)
 
 
P 91
 
«  Dans la beauté, les traits ne sont que pâte modelée par l’esprit. »
 
 
P 118
 
« C’est un lourd fardeau d’être raisonnable et j’aurais volontiers secoué les épaules pour m’en débarrasser. »
 
 
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:08
Extraits de "La femme coquelicot"
P 24
 
 
«  Simplement, Marthe a oublié l’impatience, elle doit réapprendre le sens du mot attendre, inséparable maintenant du mot rendez-vous, quand les aiguilles de la pendule semblent arrêtées, que le chiffre sept paraît hors d’atteinte. Réapprendre que tuer le temps n’est pas une image, qu’on voudrait en finir avec chaque seconde, chaque minute qui traîne.
Et puis, après l’attente, après les moments éternels où tout s’était paralysé, suspendu, cette brutale accélération des choses et les aiguilles affolées, et l’heure fatidique qui vient sur vous au galop, comme si elle s’excusait du retard, du temps perdu, et Marthe qui n’est pas prête, mais pas du tout, parce qu’elle ne sait pas, ne sait plus ce qu’est un rendez-vous, comment on s’y prépare. »
 
 
 
P 49
 
 
« Est-elle libre…de ces êtres chers qui a force d’affection, l’ont entravée jusqu’à l’oubli d’elle-même, jusqu’à l’insignifiance ? »
 
 
Extraits de "La Petite aux tournesols" 
 
P 49
 
«  Une main de mère, ça a son charme, songe Mathilde, surtout quand on peut la lâcher de temps en temps. »
 
P 53
 
«  Etat de grâce que la bouderie…Bulle. Boule. Balle de rancœur. Pelote de mélancolie. Roulé-boulé de dépit. Escargot de la tristesse. On doit y resté enfermé longtemps avant que le chagrin, l’apitoiement sur soi – justifié ou non -, n’éclose en douceur, ne devienne volupté, comme si, à force de se lover dedans, la peine finissait par se dévider, se vider d’elle-même et, après avoir fait mal, si mal, ne plus faire mal du tout et même plutôt du bien.
Etat de grâce de la bouderie qui vous met à l’abri des autres, de vous-même, dans une solitude choisie que plus rien, personne, ne peut rompre.
Mais aujourd’hui Mathilde n’est pas vraiment seule dans sa bulle, sa boule, sa balle. C’est avec Rémi qu’elle boude. Il partage son escargot. C’est normal puisque c’est sa faute, à cause de, grâce à lui, tout ça.
La bouderie parfaite, c'est-à-dire celle qui vous fait ressembler à une somnambule, en impose.
Mathilde a constaté que, lorsqu’elle boude avec art, on ne la bouscule pas. On se tient à distance. Les somnambules, il paraît qu’il ne faut pas les réveiller. Avec la bouderie, c’est pareil. On la respecte. C’est aussi une des raisons de la faire durer…. »
 
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:06
Extrait de « Moi qui n’ai pas connu les hommes » de Jacqueline Harpman (Livre de poche)
 
 
P 32
 
«  - A quoi sert-il d’en parler ? Cela ne changera rien.
- Voilà encore bien votre stupidité ! Comme si parler ne devait servir qu’à produire des évènements. Parler c’est exister. »
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:04
Extraits de « Non, ma mère n’est pas un problème » de Stéphanie Janicot (Livre de poche)
 
 
P 170
 
« …vous vous servez de personnes existantes pour incarner vos désirs et vos rêves. Lorsque votre désir devient trop fort, vous ne parvenez plus à distinguer le personnage que vous avez imaginé de celui qui est réel. Vous entrez dans une illusion dont vous ne pouvez plus vous extraire. Tôt ou tard, cet autre que vous avez recréé pour qu’il vous comble va vous décevoir atrocement. »
 
 
 
P 173
 
« Au début, on est toujours amoureux d’une personne idéalisée. C’est le temps et la pratique qui permettent de recadrer les véritables sentiments. »
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 18:02
Extrait d’ « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda  (Le Dilettante)
 
 
«  -T’es croyante ?
    - Non. Enfin, si… Quand j’écoute ce genre de musique, quand j’entre dans une très belle église ou quand je vois un tableau qui m’émeut, une Annonciation par exemple, mon cœur enfle tellement que j’ai l’impression de croire en Dieu, mais je me trompe : c’est en Vivaldi que je crois… En Vivaldi, en Bach, en Haendel ou en Fra Angelico… Ce sont eux les Dieux… L’autre, le Vieux, c’est un prétexte… C’est d’ailleurs la seule qualité que je lui trouve : d’avoir été assez fort pour leur avoir inspiré à tous, tous ces chef-d’œuvre… »
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:56
Extraits « Le testament français » de Andreï Makine (Mercure de France)
 
 
P 262
 
« Si elle est si belle encore, malgré ces cheveux blancs et tant d’années vécues, c’est parce qu’à travers ses yeux, son visage, son corps transparaissent tous ces instants de lumière et de beauté… »
 
 
 
 
P 283
 
« La mort d’un être bien plus jeune que moi remet en cause l’univers tout entier. Je me précipite vers Charlotte. Elle perçoit mon angoisse et me dit quelque chose d’étonnant dans sa simplicité :
       « Tu te souviens, en automne, nous avons vu un vol d’oiseaux migrateurs ?
-          Oui, ils ont survolé la cour et puis ils ont disparu.
-          C’est ça, mais ils continuent à voler, quelque part, dans les pays lointains, seulement, nous, avec notre vue trop faible, nous ne pouvons pas les voir. Il en est de même pour ceux qui meurent… » »
 
 
 
 
P 292
 
« Et la vraie littérature était cette magie dont un mot, une strophe, un verset nous transportaient dans un éternel instant de beauté. »
 
 
 
P 303
 
« C’était le temps. Un temps pourvu d’une ironie grinçante et qui, par ses jeux et ses incohérences, nous rappelle son pouvoir sans partage. »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:51
Extraits de « Madame de / Julietta » de Louise de Vilmorin (Livre de Poche)
 
 
P17
 
« Les regards, porteurs des plus profonds silences, font naître parfois une sorte d’inertie d’où l’on ne parvient que lentement à sortir. »
 
 
P18
 
« Je suis impardonnable, je le sais, mais il n’y a que l’impardonnable que l’on souhaite se faire pardonner. »
 
 
P34
 
« A force de constater que la vérité est invraisemblable, et que l’invraisemblable est vrai, je ne m’étonne plus de rien. »
 
 
P210
 
« L’injustice est une question qui demande une réponse. »
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:46
Extraits de « Comment je suis devenu stupide » de Martin Page  (Le Dilettante)
 
 
P12
 
« Quoi que nous disions, quoi que nous fassions, il y a toujours une morale qui broute dans le pré de notre personnalité. »
 
 
 
P 22
 
« La pensée conduit à une certaine exclusion, par la distance de l’observateur avec le monde observé. »
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:31
Extrait de « Le destin miraculeux d’Edgar Mint » de Brady Udall (10/18)
 
 
 
 
« Armes pour combattre la tentation de la masturbation,enseigner au catéchisme des petits garçons. »Un passage qui m’a fait beaucoup rire !
 
 
P360
« 
  1. Ne pas rester plus d’une minute aux toilettes
  2. Au lit, toujours garder les mains sur la couverture et au-dessus de la taille.
  3. Eviter les activités solitaires
  4. En cas de pensées impures, chanter un cantique
  5. Porter deux slips
  6. Prier, prier, prier. »
 
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:27
L’hôtel particulier du comte Moïse de Camondo (1860-1935) est la reconstitution d’une demeure artistique du XVIIIe siècle construite de 1911 à 1914 en bordure du parc Monceau par l’architecte René Sergent.
Moïse de Camondo, collectionneur passionné, y a rassemblé meubles, tableaux, tapis, tapisseries, porcelaines et orfèvrerie du XVIIIe siècle français d’une qualité exceptionnelle.
A sa mort en 1935, il lègue cet ensemble aux Arts décoratifs et à l’Etat français en souvenir de son fils Nissim disparu en combat aérien lors de la première guerre mondiale afin qu’il devienne le musée Nissim de Camondo. Ouvert en 1936, cet hôtel particulier présente ces collections dans leur emplacement d’origine. Il est aussi le témoignage d’une demeure patricienne moderne et confortable au début du siècle à Paris.
 
 
 
Musée Nissim Camondo
63, rue de Monceau - 75008 Paris
Métro: Villiers
Tel: 01 45 63 26 32
Fax: 01 53 89 06 42
http://www.ucad.fr
Ouvert:
de 10h à12h - 14h à 17h
Fermé le lundi et mardi
 
Le musée est la reconstitution d'une demeure aristocratique du XVIIIè siècle, dans un hôtel particulier en bordure du Parc Monceau. Il présente un ensemble exceptionnel de meubles, tableaux, tapis, porcelaines et orfèvrerie qui sont parmi les exemples les plus parfaits de l'art décoratif en France au XVIIIè siècle. Cette collection fut léguée en 1935 à la France par le Comte Moïse de Camondo en mémoire de son fils Nissim, mort au combat en 1917.
Depuis 1986, le musée a été restauré dans son intégralité grâce au mécénat; les tissus ont été retissés à l'identique, les meubles, tableaux et objets restaurés.
 
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Published by Anne - dans Balades
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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone