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  • : Insatiable lectrice
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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:31

Encore un "Merci!" aux éditions Points qui m'ont envoyé pour ce livre. De moi-même, je ne pense pas que j'aurais acheté ce recueil de lettres croisées d'Anny Duperey et Nina Vidrovitch...


Je ne connaissais pas Nina Vidrovitch, une artiste peintre, mais j'aime beaucoup Anny Duperey. Ce livre publie la correspondance que ces 2 amies ont entretenue pendant plus de 5 ans (1993-1998).

Anny et Nina échangent leurs sentiments, leurs avis, leurs colères, leurs doutes sur leur vie d'artiste.
Mais aussi sur leur quotidien de femmes "vieillissantes", dans lequel je me suis bien souvent reconnue. La fatigue jusqu'à la lassitude parfois, les enfants que l'on ne comprend plus par moment, les deuils qui ne parviennent pas à se faire, ce nouveau physique usé qu'il nous faut assumer. Et puis, ce choix à prendre pour ce chemin de la "dernière ligne droite", qui ne pourra jamais être sans dommages collatéraux.

Rien de désespérant pourtant. Un brin d'humour, un séjour tranquille au vert, une amitié qui perdure ou un amour qui console arrive toujours à contrebalancer ces tracas pas trop rigolos de nos 2 post quarantenaires. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ces lettres. Je pense, cependant, qu'il faut au moins avoir lu "Le voile noir" pour pouvoir apprécier pleinement leur quintessence.

Editions du Seuil et Points 
Crédit couverture: Editions Points et Fnac.fr

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 12:10

Les éditions Points m'ont proposé ce roman d'André Bucher. Le résumé du livre et la biographie de son auteur (il est agriculteur bio dans la vallée du Jabron) m'ont donné envie de faire fi (et que je n'entende pas "Encore une fois de plus!") de ma volonté de refuser, pendant quelque temps, les offres commerciales.




A 18 ans, Jérémie quitte sa mère pour aller vivre chez son grand-père bucheron, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
En arrivant à la ferme, sa grand-mère lui apprend que le vieil homme est décédé, écrasé sous un arbre.
Daniel, le père de Jérémie, arrive pour les funérailles. 15 ans qu'ils ne s'étaient pas revus...




Il ne suffit pas, pour moi, de lire un roman sur la beauté de la montagne, sur les bienfaits de vivre au vert, pour être systématiquement emportée par ma lecture. Ce titre-là en est la preuve.

J'ai trouvé ce récit très froid, trop détaché. Les faits sont racontés tels quels, trop bruts. 
Pour chaque épisode, jour et date sont précisés: il en résulte une impression de chronique journalistique. Désagréable quand on attend, de sa lecture, un tantinet de sentiments.

La veuve, qui pourrait être éplorée, n'est qu'un vague personnage secondaire, sans réelle consistance.
Ce père et ce fils qui se retrouvent ne m'ont pas semblé plus touchants que des acteurs d'un mauvais téléfilm.
La vie des bucherons est décrite via Paul, l'ami du grand-père. Là non plus, les paroles de ce paysan ne m'ont pas attendrie. Sans trop savoir pourquoi, d'ailleurs. Manque "un p'tit quelque chose".

L'éditeur, pour évoquer ce roman, parle de "pudeur toute rocailleuse", de sentiments dévoilés par "touches infimes". Je suis entièrement d'accord avec lui, sauf que trop de retenue n'est justement...pas assez!

Ce titre est le premier écrit d'André Bucher, peut-être les suivants ont-ils plus de relief? Je pense notamment à "Déneiger le ciel" que j'ai dans ma LAL. Il me semble que certains d'entre vous l'ont lu...

Editions Sabine Wespieser et Points
Crédit couverture: Editions Points et Fnac.fr
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Published by Anne - dans Lectures
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:25


Crédit photo: Frédéric

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 12:20
Même si je ne me souviens plus trop de "Comme mon père", lu il y a longtemps, je sais que j'avais bien aimé l'écriture de Guillaume Le Touze. Il y a un moment que je m'étais promis de lire un autre de ses romans.





Marc et Christine traversent un passage à vide dans leur couple.
Il pense que quelques jours de séparation peuvent leur être bénéfiques, elle pense qu'il ne veut que fuir ses responsabilités.
Elle s'installe chez sa mère avec leur fille Chloé et coupe tout lien avec Marc. Il souffre, puis se relève.

15 ans plus tard Marc et Chloé se retrouvent.



Il est des livres qui m'enthousiasment énormément pendant la lecture et dont, 2 jours plus tard, je me demande ce que finalement j'ai bien pu leur trouver. Avec le recul, l'histoire me semble bien superficielle, il ne m'en reste déjà presque plus rien.
Et puis il y a l'inverse. Des livres qui, sur le moment, ne m'emballent qu'à moitié, limite m'ennuient. Quelques jours plus tard,  je ne peux toujours me l'enlever de la tête. Les personnages restent présents, l'histoire continue d'évoluer dans mon imagination.
"Tu rêves encore" est à classer dans ces derniers.

J'ai accompagné Marc sans grands sentiments. Son amitié avec Loïc m'a amenée sur une fausse piste sans vraiment m'étonner. Ses retrouvailles avec Chloé et son nouvel amour avec Bénédicte ne m'ont pas bouleversée outre mesure.
Et puis...et puis, les dernières pages qui tombent comme une météorite.
Et puis...et puis, cette notion pessimiste de la vie qui perce l'histoire. Qui a créé un malaise confus dans mon coeur, quelques jours durant.

J'ai lu un roman un peu terne et j'ai rangé dans ma bibliothèque l'un de ces romans qui gravent ma vie de lectrice.

Editions Actes Sud, Babel et J'ai lu
Crédit couverture: Editions Babel et Fnac.fr



205 + 2 (merci Editions du points!) - 1= 206
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Published by Anne - dans Lectures
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:25

Sylire m'a taguée en vert. En vert???? Franchement, je ne vois pas du tout pourquoi elle a arrêté son choix sur cette couleur...!!!

(Mes photos ne sont jamais vraiment terribles, alors Monsieur s'est gentiment mis derrière l'objectif pour moi.)


Indispensables!

Certains soirs d'été, il y a eu de jolis scores.

Exit les escarpins!

Hummmmm!

Le régal de Frédéric. Moi, je préfère le miel de chataignier.

Souvenirs

Bols du "Festival de la soupe". Elle a lieu tous les premiers week-end de novembre, à Florac. Commerçants, restaurateurs, habitants et troubatours préparent chacun une marmite de soupe et l'offre aux passants. On déguste en regardant des acteurs de rue, en écoutant des fanfares...Le spectacle "off": les nombreux hippies et marginaux des Cévennes qui viennent s'y amuser.

Les yeux de notre Filou

Pas toujours très commodes!


La mousse du jardin

Chaque matin le même bonheur de se réveiller ici.


Et aussi...

Berlingots.jpg   Beaucarnea.jpg   Couteau.jpg         
           

                   Gilet.jpg    Anti-mouches.jpg


Je crois bien qu'il ne reste plus personne à taguer...
Crédit photos: Frédéric
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:54

Le matin, je venais de finir un roman et le soir, me sentais trop fatiguée pour en entamer un autre. Limite j'aurais bien feuilleté un magazine, mais il m'aurait fallu faire 8 kms pour fureter dans une maison de presse. Pas plus le courage.
Je me suis dit qu'une petite nouvelle serait parfaite. J'ai trouvé dans ma PAL (on ne dira jamais assez l'intérêt certain d'une PAL variée!) ce recueil de Stéphanie Janicot.



Un homme habite dans un immeuble et pense être le seul à être isolé. A ses yeux, chacun de ses voisins mènent une vie sociale et sentimentale beaucoup plus enrichissante que la sienne.
Il ignore que derrière les portes se cachent d'autres solitudes.



Plutôt que de reposer ce livre après la première nouvelle, je l'ai dévoré jusqu'à la dernière page!
Contrairement à d'habitude, je n'ai pas eu l'impression "de rester sur ma faim" avec ces histoires de quelques pages. Il faut dire qu'elles se regroupent un peu, que les personnages s'entrecroisent dans chacune d'elles. L'ensemble ressemble finalement à un roman.

Aucune nouvelle ne m'a laissé indifférente. J'ai souris auprès de la vieille dame perdue sans sa télé, ai eu pitié de ces pauvres adolescents incompris, détesté cet homme infidèle. Et la palme des sensations fortes revient au récit de ce petit bonhomme de 2 ans qui se sent perdu à la crèche. Mon coeur fut, là,  très malmené...

Entre humour et tragédie ces nouvelles m'ont régalée. De quoi, peut-être, me réconcilier avec le genre...

Editions Albin Michel et Le Livre de poche
Crédit photo: Editions Le Livre de poche et Fnac.fr




Objectif PAL: 206-1=205

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:30
Rentrer bien fatiguée.
Croquer dans une poire.
Câliner le chat.
Se sentir mieux.
Ré-enfiler son anorak, mettre sa main dans celle de son amoureux et sortir marcher.
Trouver du bois pour la cheminée.
Rentrer au chaud, se faire un thé.
Et se redire, encore, que le bonheur peut être simple.



Crédit photo: Moi


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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 19:25

J'ai lu beaucoup de livres d'Anne Wiazemsky. Ses romans m'ont déçue, ses récits familiaux m'ont toujours emportée. L'intime lui donne un style qu'elle ne parvient pas à retranscrire dans ses romans. Bien entendu, ce "jugement", n'engage que moi et moi seule…

Ce titre-là, j'ai évidemment eu envie de le lire puisqu'il restitue l'histoire de ses parents.

 

 

1945: la guerre se termine. Claire, ambulancière et résistante active, ne peut se résoudre à reprendre une vie monotone.
Elle rejoint les équipes de la Croix Rouge Française, à Berlin, pour aider aux rapatriements des prisonniers français.
Infirmières, médecins, ambulanciers travaillent dans la proximité. Inévitablement des liens d'amitiés se créent. D'amour aussi.
Ainsi, Claire et Wia tombent amoureux...

 

"Mon enfant de Berlin" ne fera pas tache sur toute l'admiration que je porte à Anne Wiazemsky quand elle conte si bien les siens. 
 

J'ai aimé cette histoire d'amour simple (et, somme toute, banale s'il n'était ce contexte du Berlin dans l'après-guerre) parce qu'au-delà de sa simplicité s'imbrique toute une kirielle de réflexions sur la notion des "bons" et des "méchants", de l'arrogance honteuse des vainqueurs, des civils qui sont plus vaincus que les soldats eux-mêmes. Les après-guerres ne sont, quelquefois pas plus jolis que la guerre elle-même…
Principalement traité du côté de l'humain, l'aspect historique m'a (pour une fois!) passionnée.

Je sais que certains ont trouvé le style d'écriture trop plat. Je n'ai, pour ma part, pas ressenti un manque quelconque de qualité. Ou s'il existe, il fut largement compensé par l'alternance d'extraits de journal intime, de correspondance entre Claire et sa maman et de narration. Alternance qui, justement, crée le style propre de ce récit.

Pour finir, je dirais à ceux qui penseraient lire là une histoire d'amour-passion de ne pas s'illusionner. Ici la fiancée doute, les différences sociales assombrissent les sentiments, le nouveau marié maladroit ne sait pas toujours trouver les mots. Comme dans une vraie vie. Et c'est sans doute, pour moi, le pourquoi de tant d'émotions.

SylireAlice et Clarabel ont aussi beaucoup aimé aussi.  Lilly et  ICB ont été déçus.

Editions Gallimard
Crédit photo: Editions Gallimard et Fnac.fr

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:30
C'est aujourd'hui que les lycéens vont désigner leur Prix Goncourt.
Parmi les livres en compétition: ce roman de Justine Lévy. Je dis "roman" puisque c'est ainsi qu'il est présenté. Le doute est-il pourtant possible quand on connait un peu la vie de son auteure?
Peu importe! Roman ou non, cette histoire m'a entrainée dans un sillage d'émotions. Le reste m'est égal.



Alice, la maman de Louise, est en phase terminale de son cancer.
Louise est enceinte.

Alice meurt.
Louise accouche d'une petite Angèle.

Cycle de la vie normal en soi.
Sauf que Louise est une femme fragilisée par une enfance chaotique où aimer une maman excentrique n'était pas simple.
Faire son deuil rongée par une culpabilité constante tout en essayant de se sentir mère...il y avait bien de quoi en faire un roman...



Autant j'ai reproché à Eric Fottorino d'avoir laissé entrevoir son père comme un être trop exceptionnel, autant ici cette critique ne peut être de mise! Ce serait plutôt l'inverse.

Alice n'a jamais su être responsable ni de sa vie, ni de sa fille. C'est ainsi. C'était elle. Elle ne savait pas être autrement.
Justine Levy le sait, le reconnait.
Pourtant quel que soit le tempérament d'une maman et sa façon d'aimer, sa fille culpabilisera toujours. A jamais cette question en elle: "Et si c'était plutôt moi qui suis une mauvaise fille?".
Cette tourmente, qui touche l'une de mes cordes très sensibles, est certainement la raison pour laquelle ce livre de Justine Levy m'a plu. 

Plu oui, mais quand même moins que les précédents "Premier rendez-vous" et "Rien de grave". Trop dans leur continuité son thème, son écrirure intimiste et pleine d'autodérision sont privés de l'effet de surprise.


Antigone a vu dans ce récit un hymne d'amour d'une fille à sa mère.


fnac_goncourt










Editions Stock
Crédit photo: Editions Stock et Fnac.fr
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 19:15
Ce matin j'ai ouvert le volet: il pleuvait. J'ai trouvé ce paysage d'automne humide très beau.

Filou est rentré de son escapade nocturne. Je lui ai fait des câlins et il a fait des ronrons.

J'ai mangé mon pain de maïs. J'ai fait traîner ma tasse de thé pour finir mon livre.

Je me suis trouvée moche, alors j'ai rendu visite à Marie-Thérèse la coiffeuse du village.

J'ai préparé un plat de lentilles et une tarte aux poires.

Après déjeuner, délaissant blogs et bricolage, nous avons enfilé bottes, bonnet et gants.
Nous avons déposé une part de tarte chez notre "Mamie d'à côté" et sommes allés marcher dans la montagne.

Nous avons ramassé des coulemelles. Nous nous sommes dit que ce soir, avec oeufs brouillés et jambon sec, elles feraient un excellent diner.
J'ai fait un accro dans mon jean en passant des barbelés.

De retour dans le hameau, nous avons papoté avec nos voisins qui restaurent eux-même une vieille grange. Elle sera belle leur maison...

Nous sommes rentrés au chaud, chez nous. J'avais les joues rouges et le brushing de Marie-Thérèse saccagé.

Mon Chéri a mis le thé à chauffer. J'ai recousu mon pantalon.

Il fait noir déjà. Nous trainons chacun devant notre ordi.

Tout à l'heure, nous ferons le feu. Nous nous installerons devant pour diner. Je prendrais mon tricot. Nous papoterons, boirons notre tisane.
Et puis nous nous glisserons sous la couette. 

Demain il va peut-être neiger...


Crédit photo: moi.




Edit de dimanche soir, pour satisfaire la demande de ma copine Sylire:

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone