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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 14:13

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

Guillaume Apollinaire

 Alcools  (1913)

 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 11:44

Avant de renvoyer ce livre voyageur à Anjélica, j'ai pris soin de recopier ce bel extrait:


"On croit que le temps efface les choses, mais non. Il les remplace, il les recouvre, il les ensevelit. Sur le visage de la jeunesse, il enchevêtre des lignes, des plis, des rides, tout un travail de d'application qui transfigure sans rien ôter. Sous la face terrible du vieillard les traits du jeune homme demeurent, imperceptibles, et même ceux de l'enfant. Le miroir ne le sait pas. Mais le miroir connait si peu l'homme qui se regarde."


Je pense que ce texte doit aussi être valable pour nous les femmes...

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 09:30
« La durée d’une vie sans toi »
Eric Faye
 
 
 
 
P39   « Le départ de l’autre lui laissait un goût troublant de bonheur différé. Il partirait, lui aussi. Le lendemain, quand il avait grimpé au sommet du mur, il n’était plus exactement le même en regardant le même horizon, le sud, par où des avions disparaissaient régulièrement. Il partirait. C’était un mot d’ordre lourd d’impatience, dans lequel pointait déjà de l’inquiétude. Dans la torpeur de juin, le merveilleux apparaissait à l’enfant. C’était une porte entrebâillée tout au fond de la tête, qu’il n’avait jamais osé ouvrir grande car il était écrit dessus sortie de secours.A neuf ans, Marin comprenait que le spectacle allait enfin commencer. Jusqu’à présent, il n’avait guère fait qu’entrer dans la salle et s’installer, tester les sièges, découvrir qui était là et surtout, fixer des yeux l’écran immense, avec sa promesse d’un long film en couleurs. Une aubaine, un tel spectacle, à une si bonne place…L’enfant juché sur le mur ignorait qu’il vivait un moment comme il n’en connaîtrait plus mais auquel il reviendrait sans cesse. Il ne comprenait pas les forces à l’œuvre en lui. Reste là et regarde en bas la Briance qui chantonne et le moulin qui moud et continuera de moudre les heures en une farine de secondes sur lesquelles, si tu ne le fais pas, personne ne viendra jamais verser de levain. Veilles-y ! Ne l’oublie jamais… »
 
 
P53 « Oh, que de petite mort ingurgitée à des doses infimes jour après jour pour se mithridatiser contre la grande, ne plus régir le jour du transfert à l’hospice… »
 
 
P109  Des parents montrent à leur fille l’emplacement qu’ils se sont réservé dans un cimetière.
 « Ils n’avaient plus goût à rien, d’ailleurs ils ne l’avaient jamais eu. Et ils avaient à peine cinquante ans ! Ils ne m’avaient jamais transmis le goût de rien et me montraient cet espace, la seule résidence secondaire qu’ils aient pu acquérir, tout juste s’ils n’ajoutaient pas qu’ils me feraient une place le cas échéant, en se poussant, et moi qui avais envie de tout et n’arrivais à rien, avec mon salaire, avec l’éducation qu’on reçoit par ici, enfant. Oh, j’aurais pu en rire, céder à l’ironie. « Nous viendrons pique-niquer ici, en attendant, c’est si calme à l’ombre des conifères qui gardent l’entrée… » Vous savez, ils ont su m’inculquer non seulement la grisaille, mais surtout l’acception de la grisaille, et je vous défie d’en sortir par vous-même, ensuite. »
 
 
P111  « On n’efface pas sa marque de fabrique. On la porte sur soi. Je m’en suis aperçu jour après jour, par mon inadaptation aux cercles dans lesquels j’aurai voulu m’intégrer. Mais la marque de fabrique est aussi tyrannique que l’ADN. Votre famille et votre milieu ne vous rejettent pas, c’est tout le contraire. Ils vous enserrent avec patience, à votre insu. Les limites qui vous sont fixées, les barbelés sur la ligne d’horizon, ils ont tout prévu et vous ne remarquez rien. »
 
P115  « Elle et moi, nous sommes de ces populations conservés dans un bain de modestie, pire, d’humilité. J’y trempe comme l’ont fait mes parents et leurs propres parents, voilà peut-être ce qui m’a valu très tôt de vivre à côté de la vie que j’étais censé mener. Mon erreur aura été de croire que je pouvais vivre autrement. Mais il existe cela immarcescible dans la nature humaine : le sentiment d’appartenance. Un sociologue a parlé de malédiction de classe. Rêvez-vous Prométhée et tentez de vous arracher au sol sur lequel on vous a langé, dorloté, cloué. Pendant des années, je vous l’ai dit, j’ai voulu forcer les portes de certains milieux. Mais à l’entrée de chacun se tenait un gardien auquel rien n’échappe. Il détermine votre origine à partir de l’éclat de vos yeux ou d’un bouton de chemise. Parce que vous n’êtes pas d’ici, il ne vous laisse pas entrer, ou alors, s’il a eu quelques secondes d’inattention et que vous vous êtes introduit à l’intérieur il vient vers vous rouge de colère et vous congédie. Est-ce à force de frapper à des portes qui restaient fermées ? Peu à peu, je suis devenu vide. »
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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:35
EXTRAIT DE « L’ARBRE À SUCETTES »
 
 
 
 
P 20
 
« Figure-toi que nous avons trouvé un arbre à sucettes…..
 …Une maison sur l’avenue, repris-je. Un saule. Un énorme saule croulant sous les sucettes qui attendaient qu’on les cueille. Cet arbre appartient à un couple âgé dont le fils unique, un petit garçon, vit dans un rêve qu’un arbre à sucettes avait poussé dans son jardin, la nuit précédent sa mort, il y a cinquante ans aujourd’hui. Une fois par an, et uniquement ce jour-là, ils réalisent son rêve en garnissant leur saule de sucettes. Le plus curieux, c’est qu’il neigeait dans son rêve et qu’il se met à neiger chaque année à cette date, sitôt que les vieux parents ont accroché la dernière sucette. Ils invitent les enfants à des kilomètres à la ronde. Cela m’étonne que vous n’en ayez jamais entendu parler. Ils servent du chocolat chaud sur leur pelouse pendant que les enfants cueillent les sucettes. Ils embauchent de grands gaillards pour soulever les plus petits et les aider à atteindre les hautes branches. Seule condition : vous ne pouvez cueillir qu’autant de sucettes que vous pouvez en rapporter chez vous. Pas de sacs en papier, pas de valises ! Oh ! J’oubliais…La cueillette ne doit durer qu’une heure, entre le crépuscule et la tombée de la nuit, jusqu’à l’apparition de la première étoile. Cela correspond à la dernière heure de leur fils sur terre, car l’étoile du soir dans le ciel bleu sombre fut la première chose que remarquèrent les pauvres parents, une minute seulement après que le docteur avait posé une couverture sur son petit visage serein. »
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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:34
Extraits de « Se résoudre aux adieux »
 
 
 
P 64
 
 
Le chagrin ça nimbe. Et puis ça éloigne de soi tout soupçon de méchanceté et de médiocrité. Et moi, j’ai été enchantée que, pour un instant, cet homme me croit gentille et impeccable et pure, simplement parce qu’il y avait de l’humidité dans mon regard et une sorte d’abandon exhalant de tout mon être. Mais ce n’est pas ce que je suis. Non, je ne suis pas pure.
 
 
 
P 93
 
Ne plus être écrasée par les souvenirs mais apprendre à vivre avec eux, ne plus être écrabouillée par le chagrin mais le dominer, ne plus être dans le ressassement mais simplement dans l’effleurement. Ce serait bien alors. Je serais sur la voie de la guérison.
 
 
P 121
 
Ce soir-là, tu étais amoureux, sans équivoque possible. Les femmes sentent cela, il me semble. Elles sont régulièrement percluses de doutes, barder de certitudes, mais il est des moments, des occasions où elles savent intuitivement et absolument que le doute n’est pas permis : l’homme en face d’elles ne ment pas, ne triche pas, il est à leur merci. Elles ont cette assurance, tout à coup, qui les rend encore plus belles. Oui, ce soir-là, à quelques encablures de l’île de Capri, sur une terrasse déserte surplombant un golfe qu’on aurait cru allumé d’incendies, je me suis trouvée belle et j’ai oublié mon anxiété. Tu étais amoureux.
 
 
 
P 126
 
Mais aimer, ce n’est pas s’installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C’est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l’habitude ne s’insinue et nous tue, ou pire nous anesthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.
Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre la mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là.
 
 
 
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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:33
Extraits de « Les autres »
 
 
P 41
 
Un petit capricieux qui se prend pour un homme…ça n’est pas rare. Quand ils ne sont pas adultes au moment où ils sont tenus pour tels, les hommes redeviennent des enfants : tout se passe comme si leur pouvoir patriarcal ressuscitait l’omnipotence de l’enfance. Ils prétendent à tout, entendent faire ce qu’ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent. Et nous les femmes, sommes nous censées être à leur service comme à celui de leur progéniture ? Je suis douce et rebelle, et avide de créer et de connaître, pour lutter sans violence contre ces tropismes. Je vais exister et ce sera évident. Je serai présente et pleine. Et pas pour leurs beaux yeux.
 
 
 
P 56
 
Sait-on à quel point il y a en chacun de nous un juge et une balance ? Qui a déjà imaginé les opinions sévères que portent sur lui-même les compagnons qu’il se croyait acquis ? Lequel se sait susceptible au regard des autres ? Et vulnérable ? ……Ignorons-nous réellement que l’amitié paisible se tisse dans les silences ?
 
 
 
 
P 74
 
N’est-ce pas pour les autres que l’on se transforme soi-même ? Claude me trouve maniaque dans mon appartement. Je peux l’entendre mais ne supporte pas qu’il me prenne sur le fait et me le fasse remarquer. Car alors le trait s’impose indéniablement et nous n’avons rien à débattre. Pourtant il m’arrive d’affirmer que je suis maniaque à la maison et que j’en suis fière…Allez comprendre pourquoi ce que vous dit un autre diffère de ce que l’on peut dire soi-même, et quand bien même l’idée est semblable. Croyons-nous les autres incapables de cette bienveillance que nous avons pour nous-mêmes ?
 
 
P 78
 
Pour le moment, leur jeunesse frémit sous l’amour comme une eau sous le vent. Elle est élan et gaieté, mais aussi en revers doute et inquiétude, pressentiment fatal de ce que pourrait devenir ce poudroiement d’espérance ou de potentialité qui les enveloppe aujourd’hui, halo d’optimisme dans lequel ils nagent. Ils ignorent tout à fait comment l’existence se fige dans une forme durcie, presque définitive, l’impossible et l’irréversible apparaissent. Puis la fulgurance d’une souffrance désunit la belle confiance, on se relève, titubant, et ce qu’i faut de force en soi pour redresser ce sujet abattu, je le sais, c’est énorme, et pourtant c’est en nous. Je le dis souvent à ma petite Moussia, il ne faut pas en douter : sous la peau douce des femmes et des hommes, il y a le roc d’un cœur qui veut battre envers et contre toutes les apocalypses.
 
 
P 81
 
C'est la vie réelle, telle que l'éprouvons dans sa longue glissade sur nous, qui rend plus vive notre vie imaginaire et empathique.
 
 
P 109
 
Où est la main d'Estelle? Je ne serais plus bon à rien désormais sans cette main. et je la tiens longuement, elle se donne à moi, je peux la sentir palpiter dans ma paume, sa douceur, sa chaleur qui devient moiteur en se conjuguant à la mienne. Estelle me sourit quand elle se dégage et la reprend. Elle sait alors qu'elle me vole quelque chose. Je possède à jamais une bouée, un soleil, une échappée! Partout où j'irai, je partagerai cette chance de vivre en deux.
 
 
 
 
P 113
 
Sommes-nous seulement ce que les autres font de nous en étant avec nous ce qu'ils sont que nous faisons d'eux?
 
P 114
 
Les souffrances que nous voulons tenir secrètes nous éloignent des autres.
 
 
P 122
 
Suis-je seule avec mon enfant ? Suis-je seule malgré mon enfant ? Mais oui, bien sûr. Ceux que nous choyons, protégeons et éduquons, nous laissent isolés au dessus d’eux, dans ce territoire de contrôle et de la maîtrise où ils nous croient. Et jamais nous ne les détrompons, jamais nous n’avouons que nous ne savons pas, que nous avons peur, que nous sommes parfois dans l’indigence et la stupeur, et que nous leur tenons la main non seulement pour eux mais aussi pour nous.
 
 
P 134
 
Nul homme n’est pour lui-même celui qu’il est pour les autres et pas davantage celui qu’il se figure être à leurs yeux. Si clairvoyants soient-ils, les regards rencontrent tant d’obstacles : ils ne se voient pas eux-mêmes, ils ne traversent pas la chair. Dans les limites de la parole et de la sincérité, s’inscrit la possibilité de découvrir celui que les autres connaissent. L’identité est changeante, soumise aux situations et aux protagonistes. Chaque caractère est enfoui dans une individualité qui se pare d’un ou plusieurs personnages. L’accès de chaque homme à l’individualité de l’autre est restreinte.
 
 
 
P 137
 
Un amour perdu vous vole le goût de vous-mêmes avant celui de la vie.
 
 
P 137
 
J’ai su ce jour-là que la grossesse est le plus immense secret des femmes : aucun homme n’aura jamais idée de ce qu’elle est, un préjudice et une béatitude, une capitulation et un épanouissement.
 
 
P 258
 
C’est un problème d’agresser quand on souffre, ça n’excite pas la compassion.
 
 
P 303
 
- Pardon. Je ne dirai plus rien, dit Niels.
- Mais ce qui a été dit ne peut pas ne pas l’avoir été…dit Fleur.
 
 
P 376
 
- Je crois que les femmes n’ont pas changé, mais le monde dans lequel elles vivent s’est transformé. Il ne suscite pas de leur part les mêmes réponses, dit Estelle.
- Vous avez raison Estelle. L’être humain ne change pas, il change le monde, dit Moussia.
 
 
 
 
P450
 
 
Les blessures intérieures se cachent fort bien derrière la santé. Ainsi la force dont nous faisons preuve nous prive des consolations extérieures.
 
 
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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:32
LE MANUSCRIT DE PORT EBENE
 
 
 
 
Extrait p 141
 
La lecture doit être tonique et bienfaisante, comme le Glenfiddish elle doit diffuser dans l’esprit, dans le corps, d’infimes et revigorantes parcelles de consolation et d’amitié. Tel était du moins le point de vue de Jean Camus. Aucun malheur, aucun remords, aucun spleen, aucun stress qu’il n’eût personnellement éprouvé n’avait résisté à l’action conjuguée d’un livre et d’un bon whisky.
 
 
Extrait p158
 
Le goût des livres allait de pair avec son esprit fugueur. C’étaient ses premiers voyages et ses premières évasions. Ses parents ne lisaient pas. Mais quand lui lisait, ils respectaient sa lecture, ils ne venaient jamais le déranger. Ce sentiment d’une activité protégée lui plaisait toujours autant. Jean Camus associait la lecture au bien-être et à la paix. Les livres lui avaient ouvert les portes d’un monde plus riche, plus harmonieux que le sien. Grâce à eux, il avait noué les amitiés les plus solides de sa vie, que le temps s’était montré incapable d’user ou de démentir, comme avec Stendhal ou Paul-Jean Toulet. Il y comptait des consolateurs de premier plan (Sacha Guitry, Marcel Aymé), dont la belle humeur est contagieuse et peut métamorphoser en comédie l’univers le plus morne, enfin quelques admirations éperdues parmi lesquelles Montaigne était au zénith. Il était redevable  à l’auteur des Essais de sa philosophie de sceptique jouisseur, et trouvait qu’on n’était jamais allé aussi loin dans l’art de se concilier la vie.
 
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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:30

"Quand ils étaient ensemble, ils avaient craint toujours de prendre l'habitude. Il ne prendrait donc jamais celle de vivre séparé de Louise."

*****

"Mais dès qu'on le laissait seul, il regardait seulement s'écouler le temps qui l'éloignait un peu plus chaque jour. Qui l'éloignait de quoi? Il se disait tout bas: d'avant. Ce n'était pas un bonheur disparu qu'il regrettait, mais le plus jamais de l'autrefois."

*****

"Rassurés de se découvrir pareils, émerveillés de se découvrir différents."

*****

"Le plus grand malheur serait de ne pas changer. Il faut avoir changé pour s'apercevoir de ce qui ne change pas."

*****

"Charles regarde le visage d'opale lisse, l'étonnement à feu doux des yeux. Il découvre avec tendresse les toutes petites rides qui se plissent en filigrane au coin des paupières, les griffures presque imperceptibles de l'usure de durer qui, soudain, sont devenues les minuscules rayons d'un soleil de joie."

 

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:27

Extrait P135

"Mais il ne te reste à présent que l'angoisse de voir ta vie se faner sous tes yeux, comme un livre lu trop vite, qui n'aura laissé qu'une poussière d'émotions et d'images destinées à s'effacer, pour n'être plus qu'un nom dans la mémoire."

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 22:00

Les dimanches de La Rochelle 

 Francine Van Hone

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone