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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:50
En ce moment, j'"élague" un peu ma longue (très longue!) liste de romans notés, ici et là, chez vous.
Et avec Cypora Petitjean-Cerf, ce fut un plaisir de le faire.





Liane a 10 ans. Sa métamorphose de petite fille en femme s'amorce.
Comme une onde, sa lente mutation va secouer mère et grand-mère.
Chacune va repenser sa vie, essayer de se comprendre et vouloir en finir, enfin, avec certains deuils.





Le récit est construit de petits "chapitrets". Chacun, par la voix d'un des personnages, se fait  moment de vie. Au grès de ces instants drôles, tendres, émouvants ou tristes, l'histoire avance doucement.

Et le roman devient "roman doudou". Qui dorlote, réchauffe, fait sourire aux anges.

Il a blotti à mes côtés, d'attachantes petites filles, une maman bien fatiguée, une grand-mère bretonne,  une arrière grand-mère délirant sur des rêves érotiques, une femme de ménage au look "Marilyn Monroe".

Il m'a conté l'amitié vraie et éternelle, l'amour des livres capable de réunir un père et un fils, la maternité avec ses doutes, sa force ou sa douleur, les regrets encombrants qui deviennent une force. 

Et comme un doudou sans un brin de nostalgie n'est pas digne de ce nom, Liane et les autres sont assidues du feuilleton "Dallas".... souvenirs, souvenirs.... tous ces samedis soirs en présence de la famille Ewing...
Je crois bien que les "sacs à main pochettes" de Pamela et Sue Ellen, pourraient encore me faire rêver!

En autres, Cypora Petitjean-Cerf a aussi chouchouté Cathulu, Clarabel, LaureLilly ....


Editions Stock et Livre de Poche
Crédit photo: Edition Livre de Poche et Fnac.fr
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 21:30

Suite aux billets tentateurs de Cuné et Val,  j'avais noté ce roman d'Alain Rémond.
Je l'ai emprunté à la médiathèque, et c'est avec déchirement que je vais le rendre.
Certains jours, je me ferais bien voleuse de romans, moi justement...


 

Au lycée, Jérôme découvre les 3 seuls romans publiés par Santenac. L'auteur le fait rêver, lui apporte un père fictif quand le sien reste un inconnu.
Son copain Jean-Paul, partage la même admiration pour cet écrivain. Mais hélas, aucune chance pour eux de le rencontrer, ou même de lire une nouvelle oeuvre: l'homme se terre, sans que personne ne sache où.
Devenus adultes, les 2 amis ont fait leur vie professionnelle dans le milieu littéraire et recherchent obstinément ce génie de Santenac.



C'est simple: ces pages-là "ce n'est que du bonheur"!

Sous une écriture légère et pleine d'humour, l'intrigue est dense, bien construite. 
Les péripéties des 2 compères pour retrouver leur idole, astucieusement riches en rebondissements, m'ont rendue ridiculement frénétique (je ne détaille pas;  je suppose que vous connaissez bien les situations ou positions risibles dans lesquelles on se met, histoire de lire 2 pages de plus dans la journée!).
Quelques dizaines de pages avant le dernier chapitre, j'ai eu très peur d'être déçue par le dénouement. Une révélation se profilait, trop cousue de fils blanc, trop belle pour être crédible. Ouf, c'était une fausse piste! Sans doute, une façon pour Alain Rémond de nous mener en bateau...

Tous les personnages sont de vrais humains: imparfaits et touchants. Ils sont pittoresques avec leurs rêves, attendrissants avec leurs blessures. L'amitié les rend beaux et leur amour des livres forcément intéressants.

Et puis, l'environnement offre un bien joli écrin à cette histoire. Un p'tit resto dans le 10ème, des paysages de l'Aveyron, une librairie de village nommée "Buveurs de mots" (tenue par un libraire en tablier de caviste, parce que "les livres ça se déguste comme du bon vin"): comment voulez-vous ne pas vous sentir bien dans un cadre pareil?


Florinette a mis en ligne la biographie d'Alain Rémond et un billet élogieux sur d'autres titres. J'ai très envie de les lire...évidemment!

Edition Stock
Crédit photo: Edition Stock et Fnac.fr

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:00

Ce roman de Kirsty Gunn ....



Alice a annoncé qu'il était magnifique, une merveille.
Lily a confirmé qu'il était bouleversant.
Lou a acquiescé qu'il était poignant et poétique.




Alors pourquoi, moi, je n'ai rien ressenti?! Hein, pourquoi???? (tonalité toute dépitée)

Les longues descriptions du paysage m'ont ennuyée à bailler (bon, c'est vrai aussi, qu'un lac embrumé m'intéresse moins que ma sempiternelle Lozère).

Les scènes familiales m'ont parues trop brouillon pour être saisissantes; pourtant je sentais bien qu'elles devaient certainement l'être (sans doûte pour un lecteur beaucoup plus sensible que moi).

Je n'ai pas su éprouver l'intensité des sentiments de la jeune narratrice, même s'ils sont exprimés tout en nuances (mon vilain coeur a de ces côtés hermétiques certains jours!).

Le dénouement sous-entendu dès le début, je suppose pour donner du corps à l'intrigue, ne m'a pas semblé pesant du tout (j'avais même hâte qu'il arrive, que j'en finisse enfin ).

Je suis piteusement déçue...

Editions Christian Bourgeois et Points
Crédit photo: Edition Points et Fnac.fr

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 08:35

En 2009, combien vais-je lire de "roman-que-jamais-je-n'oublierai-de-toute-ma-vie-entière"? Je ne sais pas, mais il y en aura au moins 1: ce roman canadien de Gaétan Soucy.

 

Dans ce domaine totalement isolé les 2 enfants ne connaissent, du monde extérieur, que ce que les livres en disent et ce que leur père souverain en raconte.

Quand le patriarche meurt, il faut bien que l'ainé aille au village acheter le cercueil.
Les habitants, leurs moeurs ou leurs coutumes ne ressemblent guère à ce qu'il croyait. 

 

 

 

Résumé pas franchement terrible, mais je veux tellement me taire.
Ce sera à chacun de comprendre l'histoire. A chacun de saisir, peu à peu, ce que le conte veut bien lui donner.
Parce qu'alors pour donner, il donne!

D'abord beaucoup d'émotions inclassables puisque indéterminées. Là, je fais quoi je pleure ou je ris? Et ici, je vomis ou je me révolte?

Ensuite beaucoup de "remue méninges" pas franchement définis non plus. Là, je philosophe ou je rêve? Et ici, j'approfondis la réflexion et ouvre l'"Ethique de Spinoza" ou je continue de me laisser bercer par le récit?

Et pour finir, l'intemporalité. Quel est mon âge quand je lis? Suis-je une enfant qui s'émerveille devant un conte de fées, qui a peur devant les monstres? Une dont le langage n'est pas encore maîtrisé? Suis-je une adulte mature que les questions théologiques interpellent?

Enunération pas franchement terrible, elle non plus, mais je veux tellement rester floue.

Il n'y a qu'une phrase à peu près correcte et claire que je peux écrire: "J'ai retrouvé, en lisant ce roman, les sensations que j'éprouvais autrefois devant les films de Charlie Chaplin. Un désespoir tendre à faire rire."

 

Papillon, elle, a réussi un billet plus explicite sans dévoiler aucun secret.
Sur celui de Frisette Gaëtan Soucy a laissé un com'!
Alice a été un peu moins emballée.

Editions:  Boréal et Points
Crédit photo: Editions Points et
Fnac.fr (vous y trouverez aussi une critique enthousiaste de Cuné)

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 11:06

Et voilà, je viens de lire mon premier Daniel Pennac!
Il y a longtemps que je me promettais de le faire.
Grâce au comité de lecture de Flo c'est chose faite.


J'avais beaucoup lu et entendu sur la famille Malaussène.
Moi, dans ma p'tite tête, je m'étais imaginé une saga de famille nombreuse située entre "Treize à la douzaine et  "L'esprit de famille" (ref. de mes lectures adolescentes!). 
Dès les premières pages, j'ai compris que mon imaginaire avait ripé.  
Toute désorientée, il m'a fallu au moins une cinquantaine de pages pour réussir à entrer dans cette histoire! Toujours un peu longue à la détente, moi...

Une fois, enfin, assimilé le fait que j'avais entre les mains un polar-délirant, je me suis régalée.

L'humour, sans vulgarité ou mauvais goût, de Daniel Pennac colle parfaitement au mien et son roman m'a franchement amusée. Sans compter, et ça c'est vraiment le top, que l'intrigue me rendait fébrile d'arriver à la dernière page. Là, pas de déception: la chute est nickel!

Je ne dis pas que je vais me vais précipiter sur les volets suivants mais, un jour ou l'autre, j''y retournerais chez les Malaussène.


Editions Folio

Crédit photo: Editions Folio et Fnac.fr

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 07:25

Le fait d'être si mal me donnait-il une sensibilité exacerbée? Peut-être...
En tout cas, pas moins de 4 grands coup de coeur en quelques semaines! Des romans qui m'ont apporté de grands émois, chacun à leur façon.


"Elle danse dans le noir"  de René Fregni

Comment un auteur qui publie des romans aussi noirs peut-il écrire un texte d'une telle sensibilité? Le talent, sans doûte...
La souffrance d'un homme qui a perdu sa maman, qui n'est plus aimé de celle dont il est éperdument amoureux, est décrite avec une justesse et une pudeur bouleversantes.
Je ne pensais jamais lire plus bel amour d'un fils depuis "Tout pour ma mère", René Fregni m'a prouvé que c'était possible.
(Folio)

"Le tiroir à cheveux" de Emmanuelle Pagano

Dès les premières phrases, j'ai su que j'allais aimer ce livre.
Une écriture juste, essentielle avec des mots qui frappent. Une atmosphère sombre, lourde mais surtout pas exempt de tendresse. 
L'héroïne, une maman-ado de deux petits, dont l'aîné est lourdement handicapé est, à la fois, pitoyable et touchante. Elle inspire le dépit puis la compassion, la pitié puis l'admiration. Aucune ligne ne m'a laissée indifférente.
Il parait que tous les romans d'Emmanuelle Pagano font cet effet-là...
(POL)

"La noce d'Anna" de Natacha Appanah

Ce que j'ai ressenti avec ce roman ne se produit que très rarement: une osmose intense avec la narratrice. Cette femme c'est tellement, tellement moi...
Souvent, trop souvent, à côté de sa vie, dans ses histoires imaginaires, dans ses rêves. Si différente de celle qu'elle a mis au monde, nourrie, bercée, éduquée.
Et qui, lentement, comprend que cette diversité n'empêche aucunement l'amour.
(Gallimard)

"Une femme allemande" de Fabienne Swiatly

Un très court roman beau et triste.
Après la guerre, une jeune femme allemande quitte son pays pour rejoindre le soldat alsacien, dont elle a eu un fils. Sans uniforme, son amour n'est qu'un pauvre ouvrier assujetti à ses parents.  
Le temps détruit ses espérances adolescentes, use ses amours, abîme son corps, propose l'oubli dans l'alcool. 
Cet implacable portrait de femme a fait vibrer jusqu'à ma plus petite fibre ventrale.
(La fosse aux ours)















Quelques autres très belles lectures, juste un peu moins intenses.

"La mécanique du coeur" de Mathias Malzieu
Un conte merveilleux pour adultes capables de s'émouvoir encore devant l'Amour.
Un moment-lecture magique.
 

"La pluie ne change rien au désir" de Véronique Olmi
Pour vivre une aventure extraconjugale, tout en restant fidèle à son mari.
Un moment-lecture troublant.

 

"La petite cloche au son grêle" de Paul Vaca
Parce qu'il m'a donné l'illusion, qu'un jour, j'aurais le courage de lire Proust.
Un moment-lecture tendre.















Pour finir, en 2 mois j'ai découvert de nombreux livres et albums jeunesse.
J'ai, déjà, quelques auteurs fétiches: Thomas Scotto, Catherine Ribeiro, Hubert Ben Kemoun.
J'ai retrouvé le plaisir que j'avais, il y a bien longtemps (!), à lire ces petites histoires pour mes enfants.
A 44 ans, avoir une boule au fond de la gorge ou éclater de rire devant un texte destiné aux 5/7 ans, je me demande, quand même, si c'est très normal...
 

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 08:00

Grâce à Sylire je viens (enfin!) de découvrir Claudie Gallay !


Son amour est parti. Elle a mal. Elle a en perdu son travail. Elle ne sait plus rien faire que regarder tourner son linge dans la machine du lavomatique. Quand elle tue son poisson rouge, elle sait qu'elle est allée au bout de sa douleur.
Alors, elle part. Choisit Venise, presque par hasard.
Elle prend pension chez Luigi, un homme seul avec ses chats. Un jeune couple amoureux et un vieux prince russe déchu y séjournent déjà.
Auprès d'eux sa sérénité renaît doucement.
Puis, de ses déambulations solitaires dans les ruelles vénitiennes, propices à quelques rencontres, c'est l'espoir d'un nouveau sentiment qui va renaître.


"Magie des mots" prend, pour ce roman, tout son sens.

Chaque fois que j'ouvrais mon livre, je me retrouvais dans Venise. Non pas réellement dans la ville mais dans l'atmosphère de l'hiver vénitien.
L'intrigue en elle-même est toujours restée en arrière-plan, le ressenti était beaucoup trop envahissant pour que je m'y intéresse vraiment. 

Ce fut étrange, comme une lecture irréelle, un rêve. Le texte m'enveloppait et mes émotions étaient en contradiction avec ce qu'il me contait.
Il pleut et fait froid ce décembre-là en Italie et cependant l'atmosphère m'a semblée douce, ouatée.
L'hôtel m'est apparu douillet alors que ses murs suintent d'humidité et ses fenêtres laissent passer un courant d'air frais.
Les personnages eux-mêmes dégagent une aura reposante alors qu'ils sont pourtant malheureux.
Etrange, je vous dis...

Reste, malgré tout, quelque chose de palpable dans l'ambiance douce de ce roman: l'amour.
L'amour fougueux que l'on vit à 20ans, celui qui fait souffrir à 40 ans, celui qu'on laisse passer et que l'on regrette au seuil la mort. 
L'amour qu'on se surprend à attendre, à tout âge, encore, malgré tout...

Merci Sylire, pour ces heures de lecture en dehors du temps.

Une lecture moins passionnelle mais avec cette sensation de douceur pour Antigone aussi.
Sur le site de Gambadou l'avis de bébébook met l'accent sur le calme qui s'en dégage.

Editions du Rouergue ou Babel  
Crédit couverture: Editions Babel et Fnac.fr

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 11:45

C'est le 4ème livre de Denis Lachaud que je lis. J'aime vraiment son style, sans trop savoir expliquer pourquoi.
C'est un auteur qui écrit surtout du théâtre: j'ai même eu la chance de l'entendre lire une de ses pièces.
J'attendais, avec impatience, que son dernier titre, paru en 2005, sorte en poche, mais je l'ai trouvé la semaine dernière à la médiathèque.



A 5 ans, Thomas préfère jouer à la poupée avec sa petite voisine Véronique plutôt qu'au foot avec des copains.
Un goût qui ne peut attirer que moqueries méprisantes de la part de garçonnets déjà despotes.
En primaire, la perspective de la classe de neige, angoisse Thomas...



J'ai regretté une fois de plus de trouver trop d'indices sur le fil de l'intrigue dans le résumé de la 4ème. Quelques mots de trop m'ont ôté le plaisir de découvrir certains aspects de l'histoire par moi-même. Dommage.

Mais ceci dit, et mis de côté, j'ai aimé ce livre tout difficile qu'il soit.
Parce que rien n'est évident: ni le sujet, ni l'écriture.

La vie de cet enfant, très tôt différent, soumis au jugement d'autrui et exclu est, au début, étrangement douce. Sa famille l'entoure d'affection, son amitié avec son amie est attendrissante.
Pourtant, la menace est pesante et devient oppressante. Peu à peu, elle va devenir danger puis violence; sans frontières clairement établies.
Je savais, sans vraiment savoir, devinais sans vraiment comprendre.
L'intrigue déroutante, voire embrouillée, m'a insidueusement ballottée d'un côté et de l'autre. Sans pitié, de la première à la dernière page. Et j'ai adoré l'abasourdissement qu'elle a provoqué.

Caché par l'écriture déconcertante de Denis Lachaud, ce livre possède un fort potentiel de sensations. Il faut juste commencer ce livre en acceptant l'effort qu'il va vous falloir fournir pour les percevoir.


Extraits

" "Plus tard", c'était dans longtemps et d'ici là il y avait le long maintenant..."

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"- Tu sais maman, les gens qui se suicident, ils ont de la chance.
- Pourquoi tu dis ça mon Toto?
- Ben ils veulent mourir et ils meurent. Moi je ne veux pas mourir mais je mourrai quand même."

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Editions Actes Sud et Babel en janvier 2009
Crédit couverture: Editions Actes Sud et Fnac.fr

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 17:05

Il y a plusieurs années j'avais découvert Valérie Tong Cuong avec son roman "Big" qui m'avait bien plu.
Une interview de cette auteure dans "Elle" m'a donné envie de lire son dernier titre. Je l'ai trouvé à la médiathèque.

 




Marylou, Albert, Tom et Prudence n'ont pas, ce qu'on peut appeler une vie de rêve. Entre les galères de boulot, de santé ou d'amour le bonheur leur parait bien inaccessible.

Pourtant les hasards du quotidien vont bousculer ce qu'ils croyaient irrémédiable.





Dés les premières pages, l'histoire basée sur "l'effet papillon" m'a facilement capturée.
Forcément;  je suis de ceux qui aiment croire en ces jeux du hasard. Bien souvent, ils me permettent de rêver  à une chance possible...

De plus, l'écriture toute fluide permet de suivre sans concentration le texte. Inutile de préciser combien j'appréciais après l'obscur roman précédent.

Les personnages paumés, fragiles sont attachants au possible. J'ai vite compris pourquoi, ici et là, des comparaisons ont été faites avec ceux d' "Ensemble c'est tout".
Marylou surtout m'a rempli de pitié et d'empathie. Pauvre petite femme, proie facile avec son besoin impératif de travailler me serrait le coeur.

Puis est arrivée la fin du roman.
Et là ce fut la déception, l'impression d'être flouée.
Je l'ai trouvé bâclée. Tout fini bien, merveilleusement bien, invraisemblablement bien! 
Je suis une lectrice qui rêve beaucoup d'accord, mais qui ne crois quand même plus aux contes de fées!

Je sais que j'ai lu un avis sur un autre blog, mais je n'ai pas été fichue de le retrouver.... 

Editions Stock
Crédit couverture: Editions Stock et Fnac.fr

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 08:00
Dernièrement, je me faisais la remarque que, depuis quelques temps, mes billets se rallongeaient dangereusement .
Avec celui-ci pas de danger: il va être vite bâclé vu que je n'ai pas fini ce roman de Jacques Serena et que je n'ai, en plus, pas compris grand chose au si peu que j'ai lu.

C'est le monologue d'un homme interné (?) malade de jalousie. Depuis des années, il essaie de convaincre son ex qu'elle a mal agit lors d'une fête(?): en revenant des toilettes, elle s'est assise à une autre table que la sienne. Tout le ramène à ce fameux jour obsessionnel. Il voudrait pourtant lui raconter son quotidien, auprès d'une veille droguée qui veut se faire écrire une biographie. En vain, toutes les 20 lignes (quasi incompréhensibles), il lui rabâche sa rancune.

Je crois qu'il doit s'agir, à peu près, de cette histoire.

Les phrases sont hachées, l'intrigue est obscure, la psychose du narrateur devient barbante, quelques vulgarités s'incrustent dans le texte: j'ai finalement eu du mérite de lire 100 pages sur 150.

Ce roman, je l'avais noté sur ma LAL l'année de sa sortie, en 2002. Le sujet "les affres de la jalousie" m'avait attiré. Je ne l'avais jamais déniché d'occas' et il n'a pas été édité en poche.
C'est à la médiathèque que j'ai fini par le trouver. Comme quoi, le porte-monnaie des LCA doit, quelquefois, être sous la protection d'un esprit bienfaisant!

Pas de lien: je n'ai trouvé aucun avis de l'un de vous sur un quelconque titre de cet auteur.

Editions de Minuit 
Crédit couverture: Editions de minuit et Fnac.fr
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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone