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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 16:52

J'ai accepté de recevoir un nouveau recueil de nouvelles des Editions Quadrature. Jusqu'à présent aucun de leur titre ne m'a déçue.

Celui-ci de Luc-Michel Fouassier ne fera pas exception...  

 

Quadrature-fouassier-couvwebIl est indiqué sur la 4ème que le point commun de ces histoires est un personnage qui évite les joutes frontales, mais reste résolu à se faire entendre.

Je n'ai pas trouvé que c'était franchement flagrant. Mais bon, peu importe! L'essentiel est le plaisir que j'ai pris à lire tous ces courts récits.

 

Des petites aventures du quotidien qui emportent. L'écriture coule sans heurt, ne manque ni de tendresse ou d'humour. Pas de fin absurde ou abrupte, une trame claire dès les premiers mots et surtout aucune frustration après les dernières lignes.

 

Des petits textes pour écouter la douleur violente de l'amoureuse trompée, l'attendrissement d'une grossesse annoncée, la peine de l'enfant mis à l'écart, la solitude jusqu'à l'intenable.

 

Des petites histoires pour tout plein de petits plaisirs fugaces.

 

Voilà. Rien d'extraordinaire ou d'inoubliable. 

Et alors? Aimer lire c'est aussi aimer le futile, non?

 

Crédit couverture: Editions Quadrature

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 18:30

Beaucoup d'entre vous ont déjà apprécié ce livre de Sophie Fontanel, alors forcément je me suis laissée tenter.

 

 9782221117163

 

Sa maman tombe souvent, oublie beaucoup, et peu à peu perd son autonomie.

Alors la narratrice organise, pour elle, tout un réseau d'aide à domicile. Et se rend disponible 24h/24h.

De nouveaux liens d'amour se créent entre elle et sa mère. Qui l'aideront à se comprendre, à s'accepter...bref à finir de grandir.

 

 

 

Je vais aller à l'encontre de tous les billets élogieux que j'ai pu lire sur vos blogs. Je n'ai en rien été émue par ce témoignage, et pour être franche il m'a très vite ennuyée.

 

Bien sûr, il y a de jolis propos sur ce qu'une mère inculque à sa fille et de belles phrases sur la maternité. Bien sûr, l'aide-soignante que je suis a été flattée de voir ainsi son métier encensé.

Et pourtant  je n'ai vu, dans ce livre, qu'une suite d'anecdotes disparates qui m'ont semblées bien vite n'être que répétitions. J'ai fini en diagonale ce monologue l'esprit bien souvent ailleurs, voir même un tantinet agacée par ce qui me semblait être une réalité encensée.

 

J'ai réalisé, en discutant de ce livre avec une amie, que j'avais déjà éprouvé ce même désintérêt et irritabilité pour des lectures au thème analogue. Je pense à "Des phrases courtes, ma chérie" de Pierrette Fleutiaux ou "L'homme qui m'aimait tout bas" d'Eric Fottorino .

Sans doute, est-ce mon métier (le "vivre en vrai" rend bien fade le "raconté"!) ou mon histoire familiale difficile qui me laisse autant hermétique à ces récits. Cela n'a certainement rien à voir avec le talent de ces auteurs.

 

Pour preuve les dithyrambes de: Aifelle , Antigone, Cathulu, GambadouSylire. Chacune vous mènera vers d'autres liens tout aussi enthousiastes...Moment de solitude...

 

Editions Robert Laffont

Crédit couverture: Fnac.fr

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 14:50

Comme pour beaucoup d'entre nous, c'est Sylire m'a fait connaitre Marie Sizun. Je me suis fait une joie de découvrir son dernier roman.

  9782869599109

 

 

Anne précède d'une semaine son amant dans un hôtel "pension de famille" sur une côte bretonne. Elle l'attend pour les quelques jours de vacances que cet homme marié lui a promis.

Le doute s'insinue en elle: viendra-t-il vraiment la rejoindre?

 

 

 Il ne faut pas ouvrir les premières pages de ce roman pour rentrer dans un suspense haletant. Le "Viendra-t-il la rejoindre?" ne constitue pas le fond de trame. Non, je pense plutôt que ce livre est simplement (et ne voyez surtout pas là un terme péjoratif!) une atmosphère.

L'atmosphère rendue, non pas par un amour incertain ou perdu, mais par une terrible solitude. Solitude, teintée de chagrin et de doutes. Solitude qui déforme la réalité. Qui envenime nos rapports aux autres: "Finalement, ne seraient-ce pas Eux les responsables de notre propre misère affective?". 

  

Alors vraiment très triste ce livre? Non, pas vraiment. Marie Sizun a réussi à démontrer toute la contrepartie de cette solitude: le pouvoir qu'elle a d'aiguiser nos sens et notre imaginaire.

Ici l'héroïne, campée dans son isolement, découvre la beauté d'une plage au petit matin. Comme un peintre. Ou dresse toute une histoire autour des inconnus qu'elle croise. Comme un auteur.

Et puis, cette solitude peut devenir moteur pour changer son soi... Peut-être... Enfin...

 

Un très, très joli texte iodé qui, je le sais maintenant, peut très bien plaire aux campagnardes!

 

Sylire pense aussi que "Plage" est un roman d'ambiance, Clara qu'il est écrit avec beaucoup de sensibilité et Cathulu avec délicatesse.

 

Editions Arléa

Crédit couverture: Fnac.fr

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:49

Ce roman de Katharina Hagena fut une lecture sous le couvert de l'amitié puisque c'est une de mes visiteuses de l'été qui me l'a offert...

 

9782843375316

 

Logiquement sa mère ou ses 2 tantes auraient du hériter de cette maison. Pourtant c'est à Iris, sa petite fille, que Bertha a décidé de l'offrir.

Si dans un premier temps il lui semble évident de revendre cette demeure, les souvenirs qui reviennent, les secrets anciens qui se dévoilent vont, peut-être, faire changer d'avis la nouvelle héritière...

 

 

 

 

Aifelle a eu un tel coup de coeur pour ce roman qu'elle l'a proposé en livre voyageur. Je suis, pour ma part, loin de son enthousiasme. Bien sûr que le ton est plein de tendresse, de mélancolie et de chaleur, mais la trame m'a semblée trop commune. Une grand-mère atteinte d'Alzheimer, les secrets de famille qui se dévoilent au fils des souvenirs, les récits de divers personnages qui s'entrecroisent pour construire l'histoire: tout ça me donnait un léger ennui de déjà lu.

 

Pourtant derrière cette intrigue, un peu faible, j'ai trouvé suffisamment de poésie dans le style pour me bercer jusqu'au bout du récit. De jolies descriptions du jardin, un zeste de romantisme ont rendu ma lecture, somme toute, bien agréable.

 

Je voudrais, honorer en dernier lieu, l'aspect très féminin de ce récit. J'ai adoré les armoires pleines d'anciennes robes de bal, la mode désuète, la coquetterie de ces demoiselles.

 

Bref, entre poésie et amour, entre féminisme et romantisme, voilà un livre peu fait pour nos hommes, si vous voulez mon avis! 

 

Beaucoup de ressentis différents dans la blogosphère. En autres:

Véronique n'a pas été très emballée mais Antigone et Petit Lapin beaucoup plus. Miss Orchidée a trouvé que c'était une belle histoire mais Aliènor l'a qualifiée d'ennuyeuse. 

 

Editions Anne Carrière

Crédit couverture: Fnac.fr

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:36

Bien que "La maison dans les dunes" (ou "Les invités de l'île") de Vonne van der Meer soit annoncé comme un roman, je l'ai plutôt considéré comme un recueil de nouvelles. Les chapitres n'ont aucun lien entre eux mis à part le fait que les protagonistes séjournent, à tour de rôle, dans une même maison de vacances.

Dans "Une heure dans un supermarché" de Christine Jeanney, pas difficile de deviner que le fil rouge des personnages est le lieu de leurs courses. 

 

 

9782350870045

 

Si chaque livre est différent dans le style de l'écriture (plus poétique pour le premier, plus direct pour le second) j'ai pensé pouvoir les réunir dans un seul et même billet, puisque finalement les thèmes restent les mêmes. Vous savez ceux qui nous touchent invariablement, pour peu qu'on sache si bien nous les conter. L'amour, la solitude, les deuils difficiles. Et toujours ce temps qui passe, qui érode, qui pousse vers la fin.

 

 

9782930538105Pour l'un comme pour l'autre, aucune histoire n'a de chute spectaculaire ou déroutante. Ici ne sont racontés que des pans de vies. A nous d'imaginer "l'après".

Pour moi, la magie a parfaitement opéré pour les 2 tomes. Je n'ai quitté aucun des personnages à ses derniers mots. Rêveuse, émue ou soucieuse j'ai construit des tas de projets pour chacun d'eux. Ou choisi leur prochain chemin. C'était si facile. Leurs instants de vie sont tellement de ceux que vous et moi pourrions vivre un jour.

 

Maintenant, je crois pouvoir dire que "Oui, j'aime les nouvelles!". Dommage pour ma LAL, qui jusqu'à présent s'en passait très bien.  

 

Pour "La maison dans les dunes" vous pouvez lire les billets d'Antigone, de Bellesahi et de Papillon.

Editions Héloïse d'Ormesson ou 10/18

 

Pour "Une heure dans un supermarché" c'est chez Clara.

Editions Quadrature (que je remercie beaucoup pour cette lecture)

 

Crédit couvertures: Fnac.fr 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 16:40

ou "Le sexe vu par les femmes"

 

Ce recueil de nouvelles érotiques, présentées par Lucia Etxebarria, est typiquement le livre que l'on se refile entre copines, un peu sous le manteau (ajouter une notion "d'interdit" est encore plus existant, c'est bien connu!). Pour moi l'origine de cette lecture est un peu plus surprenante, puisqu'elle m'a été conseillée... par mon fils! Oups, pas très moral?! Rien de pervers, je vous rassure! Il avait seulement été intrigué par les conversations de ses collègues féminines autour de la machine à café. Ce bouquin lui semblait (je cite) "l'air pas mal vu l'état dans lequel il les met!". Alors, forcément je n'ai pas pu résister à la curiosité de me ruer dessus...

 

9782264051189

Je ne dois pas avoir la même réceptivité que les secrétaires citées ci-dessus: aucun texte ne m'a mise "dans tous mes états"! J'avoue cependant que l'indifférence fut loin d'être absente...

Certaines histoires m'ont donnée des envies de sensualité ou ont titillé quelque peu ma libido. Leur érotisme est parfaitement dosé: pas de fausse pudeur mais aucune pornographie, une nuance d'humour mais pas de mauvais goût.

Une lecture plaisir juste pour se rappeler que, nous aussi les femmes, nous pouvons "avoir envie"...

 

Editions Héloïse d'Ormesson et 10 18

Crédit couverture: Fnac.fr

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 18:05

Il y a très longtemps que je voulais découvrir Barbara Kingsolver. C'est chose faite avec ces titres qui s'impatientaient, dans ma PAL, depuis quelques années. 

9782869308558

 

Ses études finies, Taylor quitte le Kentucky, roule vers L'Ouest, sans projets précis. Alors qu'elle fait une courte escale dans l'Oklahoma, une femme dépose une petite indienne sur son siège passager. La supplie d'en prendre soin...

Taylor et l'enfant s'installent dans l'Arizona et se construisent une "petite vie" bien à elles... 

 9782743600334.jpg

 

 3 ans plus tard, alors que chacune pourrait croire leur bonheur inébranlable, une représentante de la communauté Cherokee réclame des droits sur la fillette... 

 

 

  

Les road movies à travers les grands espaces américains, les romans sur les communautés indiennes, ne sont pas franchement mes thèmes de prédilection. Je pourrais même dire pas "mes" thèmes du tout.

Et pourtant j'ai dévoré cette histoire qui s'apparente plus au moins à ce genre de littérature.

Derrière "l'aventure" de Taylor, j'ai trouvé un texte plein d'humanisme et de tolérance. L'Amérique n'est pas stigmatisée, pas plus que les indiens ne sont encensés. C'est simplement un appel à apprendre les différences pour pouvoir les accepter. Ou peut-être déjà les comprendre...

 

Mais finalement, je ne mets ces sujets qu'en toile de fond. Pour moi, le dominant reste l'amour maternel. J'ai aimé comment Barbara Kingsolver a su l'aborder: d'une façon réaliste, drôle ou cynique parfois mais jamais sans tendresse. Ce fut une lecture pleine de sourires et d'yeux humides.

 

Malgré mon enthousiasme pour ce roman, j'avoue avoir trouvé le 2ème volume moins bon. Plus "histoire toute faite", plus "bons sentiments", trop d'"happy end ".

Tant pis, je vous conseille malgré tout  les 2 titres! Puisque, je suppose que comme moi, vous ne savez pas résister à lire une suite quand vous savez qu'elle existe...

 

Editions Payot et Rivages

Crédit couverture: Fnac.fr 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 15:05

Ou mes dernières déceptions

 

 

 

Nuits de noces d'Astrid Eliard

 

 

9782715229358Alors que je commence à prendre plaisir à lire des nouvelles, ce recueil-là ne m'a pas vraiment plu.

Je pensais que le thème m'offrirait des histoires plutôt tendres ou amusantes, dramatiques ou intrigantes. Ici je n'ai trouvé que des nuits farfelues. Les mariés sont plutôt loufoques ou déjantés: aucune chance de m'identifier à l'un d'eux.

 

Comme il est rare de ne jamais tirer un p'tit kekchose de bon dans un livre, je dirais que l'humour parsemé ici ou là, retient la lecture. Dans "A part ça, il est formidable" la description du marié en fin de soirée: décravaté, la chemise détrempée, ivre et vomissant la tête dans la cuvette des toilettes de la chambre nuptiale, est excellente.

Hein? Quoi? Non, non ça ne sent pas le vécu!

 

Comme Cuné et Saxaoul, je trouve la dernière nouvelle mieux réussie que toutes les autres. 

 

Merci à Babelio pour son opération Masse critique

   

Editions Mercure de France

 

 

 


 

 

"A l'abri de rien" d'Olivier Adam

 

 

9782757810033 Au premier abord, j'avais envie de dire que ce roman ne m'a pas plu parce qu'il était beaucoup trop sombre. L'héroïne trop déprimée, le même quotidien des gens entassés en lotissement trop triste, le destin des sans-papiers trop horrible, les enfants trop tristes, la météo trop pluvieuse....

 

Mais finalement je pense que ce qui m'a gênée le plus dans cette histoire, c'est le sentiment d'agacement que j'éprouvais pour la narratrice. Elle délaisse ses enfants, dilapide l'argent. Même ses bonnes actions me paraissaient égoïstes. A la fin du livre, je ne pouvais plus la supporter!

 

Un livre bien dans l'atmosphère des autres d'Olivier Adam que j'ai lu et aimé. Mais cette fois sa désolation n'a pas su trouver le chemin de ma compassion.

 

Gambadou m'avait donné envie de le lire en octobre 2007!!! 

 

Editions de l'Olivier et Points

 

   PAL à ce jour = 210


 

"Les dames de nage" de Bernard Giraudeau

 

 

9782757807323

Je n'avais déjà pas aimé "Le marin à l'ancre". L'écriture de Bernard Giraudeau n'est pas pour moi. J'ai accepté de lire ce titre-là parce que l'un de mes Papis-patients me l'a mis entre les mains. Voulait absolument me le faire lire! Pas pour la beauté du texte ou pour l'exotisme de l'histoire. Non, juste parce que les passages érotiques lui avaient plu!

 

Ne le choisissez pas pour cette raison-là, il est fort à parier que votre déception sera mienne! Si ce n'est quelques scènes de fellation, ma foi bien communes, rien de franchement spectaculaire.

Nous autres quadragénaires sommes, sans doute, plus blasés que les octogénaires...

Pour la petite histoire, je n'ai pas osé avouer à mon Papi que ces ébats ne m'ont pas semblé extraordinaires. J'ai eu peur d'être, soudain, considérée comme "de mauvaises moeurs"!

 

 Editions Métailié et Points 

 

Crédit couvertures: Fnac.fr

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:25

Début septembre, ICB m'écrivait dans un com': "Anne, dès que tu en as l'occasion, il faut (oui, oui, je dis bien il FAUT) que tu lises Bonheur fantôme d'Anne Percin qui vient de sortir au Rouergue. Ce très beau roman est fait pour toi, j'en mets ma main à couper."

Pas d'inquiètude, il va garder ses 10 doigts!

 

 

9782812600630

 

 

Pierre est installé depuis presque 2 ans dans la Sarthe. Pourtant il n'a pas l'air d'avoir quitté Paris pour suivre une véritable aspiration "retour au vert"....

 

 

 

 

Pourquoi en dire plus? Les raisons de la migration de Pierre vous seront dévoilées peu à peu. Doucement, avec des mots délicats, comme pour contrer la violence de certaines douleurs.

 

Dire de ce livre que son écriture est d'une beauté touchante en donnerait certainement une idée fausse. Sans doute parce qu'il vous viendrait à l'esprit des idées de guimauve. Or, ici, l'ironie ou le "un chat est un chat" excluent toute mièvrerie.

Et pourtant je ne peux que le dire: "Oui les phrases sont magnifiques. Oui les mots sont parfois très poignants".

 

Dire de cette histoire qu'elle est belle, là par contre, ne serait pas vous conduire sur une mauvaise piste. Emotionnellement elle s'embellie, de page en page, au contact du deuil insurmontable, du bonheur qui fait peur à fuir, de cette impossibilité à se croire "aimable".

Elle est surtout belle d'amour. De sensualité. Quelques scènes (je dois l'avouer...) m'ont particulièrement troublée. Alors même que la sexualité de Pierre est différente de la mienne; très fort comme performance d'auteur!

Faut dire qu'Anne Percin a tout fait pour que R.(le second personnage) soit...disons...objet de fantasmes. Mais là bien sûr, ça n'engage que moi!

 

ICB a fait une analyse toute en sensibilité de ce roman et a posé quelques questions à l'auteure. Billet que j'ai relu déjà 3 fois depuis que j'ai refermé "Bonheur fantôme". Comme une envie de ne pas vraiment en sortir...

 

Editions Du Rouergue

Crédit couverture: Fnac.fr

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:30

Mon histoire avec Gaëlle Nohant commence il y a tout juste 3 ans.

C'était un billet de Florinette qui me l'avait fait noter. Et puis...et puis...vous savez la LAL qui augmente...le côté fantastique du livre qui me fait toujours reculer dans les moments où j'aurais pu l'acheter... Et puis, d'autres billets qui me redonnent envie... Et puis, j'hésite encore. Et puis Sylire me l'a prêté...

 

 

9782221108208

 

 

En Bretagne il y a des enfants qui font de terribles cauchemars, un vieux curé philosophe, un fonctionnaire humaniste, une vieille femme toute fripée qui raconte, des marins-pêcheurs courageux, des capitaines sans pitié, des mousses asservis, des bateaux qui coulent, des veuves et des orphelins qui pleurent....

 

 

Certains livres me distraient, d'autres me touchent. Mais peu réussissent à effacer totalement mon environnement, à faire tant et tant travailler mon imagination que j'en oublie où je suis. Les bons vieux livres de S.King réussissaient cet exploit. Celui de Gaëlle Nohant aussi.

 

Ses mots m'ont transportée dans des draps mouillés de sueurs froide, sur des quais brumeux, à bord d'un rafiot fantôme. Ses personnages me racontaient leur douleur, leur haine, leur peur, là, véritablement assis en face de moi. Chaque fois que je devais arrêter ma lecture je restais groggy plusieurs minutes. Incapable de me "reconnecter". Plongée dans le monde nébuleux des rêves persistants. 

 

Si ce n'est pas pour le côté fantastique, pour l'énigme généalogique passionnante ou pour l'envergure des personnages que vous lirez "L'ancre des rêves" alors ce sera "juste" pour Partir. 

 

Il a été mis en ligne tant de billets sur ce livre, tant de bons résumés construits et d'analyses bien chiadées, que finalement je n'ai pas besoin de vous en dire plus!

Je laisse donc la place à Aliceaproposde livresBladelireChoupinetteKalistina,  Laure,  Lilly, Tamara, Sandrine....entre autres!!!

 

Editions Robert Laffont


 

Dernièrement j'ai lu 2 autres romans déjà bien connus de la blogosphère.

 

 

"Sukkwan Island" de David Vann 

 9782351780305

 J'ai aimé ce livre. Mais, sans doute, l'aurais-je beaucoup plus apprécié si je n'avais pas lu autant de billets intrigants. Après avoir découvert "l'événement terrible", tant évoqué, j'ai perdu une partie de mon intérêt pour l'histoire. Et voilà, ma curiosité était satisfaite.

Je crois que j'ai eu envie de lire ce récit uniquement pour savoir ce que pouvait bien être ce "the drame". C'est dommage quand il reste beaucoup de pages derrière.

Editions Gallmeister 

 

 

 

"Une enfance australienne" de Sonya Harnett

 

9782268069050

Au début, 3 frères et soeurs disparaissent. Je pensais, donc, avoir entre les mains un polar, voire un thriller. Et non! Si un certain suspense pèse sur l'histoire, ce n'est pas lui qui m'a tenue. C'est ce petit bonhomme d'Adrien. Maintes et maintes fois il m'a serré le coeur. Avec son enfance chamboulée, sa solitude et son mal-être, il brassait en moi des souvenirs que j'aimerais perdus...

Tous les autres personnages troubles avec leurs sentiments refoulés ou leurs remords assassins ne sont pas en reste pour parfaire la qualité de ce roman.

Un très bon livre. Prenant comme je les aime.

Le billet deSylire vous guidera vers d'autres.

Editions Le serpent à plumes

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
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Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
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Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone