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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 08:57

Sitôt refermé "Ellen Foster", j'ouvre la suite...

 

 

Voilà maintenant 4 ans qu'Ellen, l'orpheline, vit avec Laura, sa mère d'accueil. Les services sociaux pensent qu'il est temps de régulariser leur situation. Laura, elle,  voudrait que la succession familiale de sa fille adoptive se règle enfin. Quant à Ellen, elle estime que le moment est venu de prévoir son orientation scolaire. Mais en attendant, il faut vivre son quotidien...

 

 

 

Je savais que certains lecteurs de "Ellen Foster" avaient été déçus par ce deuxième volet, et je les rejoins. Certe le texte est plein de beaux passages sur l'amour maternel, mais j'y suis restée insensible. La "personnalité" de ce roman ne s'aligne pas dans la continuité du premier tome, et j'ai eu du mal à imaginer que l'héroïne était la même. Sans doute trop déconcertée, je n'ai pu ressentir d'émotions. C'est ainsi que je m'explique l'échec de cette lecture. Florinette qui n'avait pas lu l'enfance d'Ellen a été, elle, émue par son adolescence. 

Quant à Caroline, c'est le style de l'écriture qui l'a rebutée. Il est vrai qu'à moi aussi, la plume de Kaye Gibbons m'a semblé ici beaucoup moins fluide.

Je ne regrette pourtant pas le temps passé avec ce livre; j'ai été heureuse de suivre Ellen encore un peu.

(Bourgois)

 

Crédit couverture: Edition Bourgois et Fnac.fr

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 13:04

La première fois que j'ai lu un post sur Kaye Gibbons, c'était sur le blog de Cuné et j'ai tout de suite eu envie de la lire...

 

Ellen Foster a 9 ans quand sa maman, malade, met fin à ses souffrances. Son papa, alcoolique, incapable d'un semblant de sentiment, non seulement ne peut subvenir à ses besoins vitaux, mais la "prêterait" bien à ses copains de débauche. Déterminée, Ellen ne subira pas cette vie-là. Pour commencer il lui faut se trouver un autre foyer...

 

A travers la voix de son héroïne, Kaye Gibbons nous parle de tolérance pour les différences, de racisme, d'égoïsme insoutenable avec une écriture toute simple. L'intrigue est savamment dosée, mais surtout l'enfant est l'un de ces personnages attachants qui nous font tant aimer les livres.

La petite narratrice raconte son histoire sans l'ombre d'une geignerie. Son tempérament décidé, sa personnalité d'une maturité exceptionnelle excluent tout pathos de son récit. Tout triste soit-il, il ne m'est pas venu l'ombre d'une pitié pour la fillette. Admirative, j'ai pensé que nous avons tous des leçons à recevoir de sa part. Elle analyse le monde adulte, le comprend, le juge et le combat aussi avec une lucidité que je lui ai envié.

J'ai pris un plaisir rare avec ce roman, et je commence immédiatement la suite. Kaye Gibbons l'a publié l'année dernière, 9 ans après celui-ci.

Retrouvez  un même enthousiasme sur le blog de Cuné, de Papillon et un plus modéré sur celui de Laure.

(Rivages)

 Crédit couverture: Bibliothèque étrangères Rivages et Amazon.fr

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 07:48

J'avais lu déjà plusieurs romans (dont l'excellent "Une sale rumeur") d'Anne Fine et j'ai eu envie de sortir celui-ci de ma PAL suite à un post sur cette auteure anglaise. Désolée, je ne peux pas le mettre en lien, je ne sais plus sur quel blog! Si l'intéressé se reconnaît...*

 

Olivier, éminent professeur de philosophie britannique, vit en Amérique. Il revient en Angleterre pour passer l'été avec ses enfants. La cohabitation avec Constance, son ex femme désormais remariée, va raviver leurs anciennes querelles. Alors, Olivier qui voulait profiter des vacances pour écrire son autobiographie exclusivement intellectuelle, se surprend à y inclure quelques souvenirs matrimoniaux. Constance ne les trouvera guère à son goût....

 

C'est avec un humour anglais vraiment très sarcastique qu'Anne Fine parle de la vie conjugale! A décourager les plus amoureux de fonder une famille! Mais, heureusement, il est assez facile de prendre du recul face à ce roman. Le mari est un intellectuel extrême ce qui n'est quand même pas la majorité de nos hommes. Tous n'ont pas l'esprit si occupé qu'ils sont incapables de se responsabiliser face aux tracas bêtement quotidiens. Pourtant, entre la souffrance de celui qui ne veut pas être dérangé dans son travail et les jérémiades de celle qui doit tout "assumer dans cette maison", force est de reconnaître que bien souvent chez soi c'est comme ça! Alors pendant ma lecture,  j'ai quelquefois ri un peu jaune...

Malgré une certaine longueur dans le milieu, je ne peux que conseiller ce roman aux intrépides, à ceux que les fables familiales cruelles n'effraient pas...

(Points)

 * Elle s'est reconnue: c'est Val!

Crédit couverture: Editions Points et Amazon.fr

 

 

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 10:00

J'ai eu beau courir, rien à faire: le quotidien m'a rattrapé!  [Il faut dire aussi que je ne suis guère sportive ;-) ]

Positivons, le train-train habituel a aussi de bons côtés. Comme nos soirées ciné...

Rien de tel qu'une bonne comédie musicale pour se donner la pêche! Ce film est une bouffée de bonne humeur! Rien à critiquer: l'humour est délicieux, les chansons "sixties" donnent des fourmis dans les pieds (et aussi dans les hanches!). Le scénario est simple, la morale facile mais, imbriqués dans les chorégraphies, on s'en fiche bien. Un film tout public, puisque notre Fifille (19 ans) et son ami qui nous accompagnaient se sont autant régalés que nous les "vieux". Par contre, Mesdames, soyez prévenues: nous ressortons de la salle avec une furieuse envie de troquer nos vêtements pratiques, voir informes, contre de jolies robes à volants, féminines à souhait. Ouf, en sortant à 22h du ciné les boutiques étaient fermées!

Crédit affiche: Allociné.fr

*****

Pour ce qui est des lectures de mes vacances, je suis bien déçue. J'ai plutôt fait une mauvaise pioche dans ma PAL. L'avantage, c'est que je n'ai jamais eu de mal à lever mon nez de mes bouquins pour aller me balader.

 

 

"Une pièce montée" de Blandine Le Callet est le seul roman qui m'ait vraiment plu. Beaucoup l'ont déjà lu, j'avais parcouru vos nombreux posts et c'est drôle parce que, malgré tout, je m'attendais à autre chose. J' imaginais une comédie sur les mésaventures d'une journée de mariage, et j'ai trouvé un livre tout en sensibilité avec des personnages attendrissants. Je n'ai jamais ri. J'ai, par contre, eu plusieurs fois la gorge serrée devant l'évocation de la mesquinerie humaine, devant tous ces rêves qu'on abandonne sur le chemin, devant ce temps qui passe et qui grignote nos illusions.

J'ai dégusté cette pièce montée en une journée et j'aurais bien repris quelques autres choux.

Crédit couverture: Le livre de poche et fnac.com

***

Fin août, Didier Van Cauwelaert était à la mode dans la blogosphère. Ne voulant pas être en reste, j'ai ouvert "Un objet en souffrance" le plus ancien livre de ma PAL (il devait s'y trouver depuis au moins 4 ans!). Je l'avais délaissé puisque plusieurs titres de cet auteur m'avaient déçue (alors que "La vie interdite"m'avait emballée). Et bien, ce n'est pas celui-là qui me réconciliera avec lui. Un personnage est odieux, l'autre très agaçant. L'histoire qui les lie est invraisembable et m'a ennuyée. J'ai terminé le dernier quart du livre en sautant 1 page sur 2 pour "être débarrassée". Tous mes regrets aux admirateurs de DVC, mais je le laisse définitivement tomber.

Crédit couverture: Le livre de poche et fnac.com

***

 

"Méchamment dimanche" de Pierre Pelot: je ne suis même pas allée jusqu'à la fin! J'ai laissé tomber à la 300ème page: vraiment plus envie de me forcer pour les 285 suivantes. Ce roman est une vraie déception: après beaucoup d'avis enthousiastes, je me faisais une joie de me plonger dans cette histoire "entre "La guerre des boutons" et "Mystic River" ". J'ai trouvé le style laborieux, suis restée indifférente aux héros et au milieu du livre l'intrigue était tout juste mise en place. Comme d'habitude, j'ai trouvé rageant d'être passée à côté d'un livre qui plait à tant d'autres...

Ce roman a obtenu le prix Marcel Pagnol en 2005

Crédit couverture: Pocket et Fnac.com

***

 

Apparemment aucun lien avec "Un secret" de Philippe Grimbert..."Il n'y a pas de secret" de Sibylle Grimbert est un monologue de 190 pages. Paula à 33 ans raconte sa mère qui a disparu quand elle avait 14 ans. Elle imagine pourquoi elle a pu partir, ce qu'elle a pu devenir. Au début, j'ai bien adhéré au texte mais assez vite je me suis lassée. Les divagations de la narratrice tournent en rond, impossible de démêler le vrai de l'inventé et la chute, si elle se veut inattendue, ne remet pas en cause l'mpression d'avoir eu une lecture inintérressante.

Crédit couverture: Stock et Fnac.com

 

Ces lectures ont au moins le mérite d'avoir diminué un peu ma PAL...

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 09:08

Elles étaient trois (Clarabel, Gachucha et Valdebaz pour ne pas les citer!) à s'être liguées pour m'obliger à acheter ce roman de Cookie Allez. Trop faible, je leur ai cédé, une fois de plus!

 

 

 

Une petite ville normande banale: sa bourgeoisie, son joli parc, sa "zone sensible", sa police et sa mairie où les employés et conseillés municipaux représentent un bon échantillonnage des natures humaines. Tous sous le même toit, c'est forcément une émulsion incontrôlable...

 

 

 

 

Quel régal ce bouquin! J'y ai retrouvé beaucoup du très bon "Prenez soin du chien". Une "simili énigme policière prétexte" dans une prose à l'humour irrésistible. Les personnages sont farfelus, mais absolument pas invraissemblables (hélas!). La nature humaine des bourgades provinciales a offert à l'auteur une inspiration cocasse et beaucoup plus captivante qu'elle n'avait eu pour "L'arbre aux mensonges".

Si ce roman est, à mon avis, moins émérite que celui de J.M Erre, il compense  avec une tendresse triste. L'employé municipal Pierre Porcher m'a inspiré une compassion proche des larmes. Je n'ai pas arrêté de tanguer entre gorge serrée et rires jusqu'à la dernière page.

Et puis avec ce roman, crois-moi, vous allez en apprendre de belles sur les Normands!

 

(Buchet Chastel)

Crédit couverture: Editions Buchet Chastel et Fnac.fr

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 15:03

La lecture forte, violente de "Dix neuf secondes" de Pierre Charras avait été un choc. J'ai tout de suite eu envie de lire ses autres titres.

 

 

 

Un grand père, ancien bourgeois déchu, s'installe dans son fauteuil face à la fenêtre ouverte, boit une bouteille entière d'un vin blanc classé grand cru et se donne la mort. Pour son petit-fils, le narrateur, il devenu libre comme un oiseau qui s'envole. Adolescent, il n'aura de cesse de boire ce même vin blanc. Pour essayer de jouir vivant d'une semblable envolée.

 

 

 

Si je voulais retrouver, avec ce 2ème livre une lecture "coup de poing" comme avec le premier, c'est raté! Ce récit-là n'a aucun suspense et absolument aucune violence. La vie de cet homme ne sera illuminée par aucune étoile, ne sera réchauffée par aucun soleil et l'étendue du ciel ne sera jamais son domaine. Un jour il va comprendre que l'alcool ne fera jamais de lui un oiseau, et c'est tout. Les 88 pages de ce court récit ne sont que sensations tristes dans une atmosphère aoutée tout à fait représentative de l'ivresse du personnage.

Et si je n'ai été ni surprise, ni bousculée, j'ai, malgré tout, eu 2 heures de lecture hors de quotidien: les pensées de l'alcoolique avaient occulté les miennes. Si ça n'a rien de transcendant, ce n'est déjà pas si mal.

Me reste encore "Juste avant la nuit" du même auteur dans ma PAL.

 

(Stock)

Crédit couverture: Editions Stock et Fnac.fr

 

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 11:11

Ceux qui naviguent sur les blogs savent déjà, via mes com', que j'ai lu le dernier roman de Jean-Philippe Blondel, que j'ai ressenti les mêmes sensations que Caro[line], et que j'ai perçu l'intrigue complètement différemment de Laure...

 

 

 

Susan, une jeune anglaise, part avec ses 2 filles une semaine chez "papa-maman". Se faire cajoler à son tour; laisser les grands-parents s'occuper des enfants pour lire, aller au ciné. Elle suggère à Vincent, son français de mari, d'en faire autant. Il ferait tellement plaisir à sa mère! Et puis il pourrait revoir ses copains, savoir ce qu'ils sont devenus en 10 ans! Pas franchement emballé, Vincent convient pourtant qu'il pourrait bien laisser son boulot quelques jours... et prend l'Eurostar.

 

 

 

Je vais faire là un compliment hautement littéraire: en fermant, ce roman je suis restée comme "2 ronds de frites"!

C'est une expression chez nous qui veut dire à peu près "Rester bouche bée" ou "Etre scotchée" ou "Ah bah, ça alors!". Pendant quelques minutes, je n'ai pu ni parler, ni bouger... submergée d'émotions.

Pas simplement parce l'histoire est chargée de sentiments. Elle installe une angoisse sourde, elle inonde l'âme de questions dérangeantes: "Où fini l'égoïsme et où commence l'individualisme?". "Quand on part peut-on vraiment tout laisser derrière soi... laisser des amis sur le chemin... est-ce condamnable quand il est question de survie?". "Quelle part de responsabilité avons-nous sur les mauvaises décisions d'autrui?".

La misère de la solitude, le poids des préjugés familiaux, les choix pour son avenir, les amitiés qui s'étiolent, les obligations qu'on s'impose pour se donner bonne conscience... ce livre est tellement actuel dans ses nombreux sujets qu'il m'a été impossible de rester hermétique. Impossible de ne pas sentir "vibrer quelques cordes sensibles". Expression, cette fois, universelle mais tellement adaptée...

A ceux qui, après "1979" ou "Accès direct à la plage", disent qu'ils n'aiment pas le "style Blondel", je leur réponds qu'il n'existe plus de "style Blondel" et ce, déjà, depuis "Le passage du Gué". Il y a un auteur qui sait écrire les émotions belles ou moches, manier cynisme et humour. Il y a un homme qui sait chambouler. Il y a un Jean-Philippe qui sait toucher. Et pour cet extrait, il y a un Monsieur que je remercie.

 "...Les proportions parfaites ne m'attirent pas outre mesure. j'aime qu'une femme ait son histoire ancrée dans le corps et qu'en la déshabillant se dévoilent les sièges de ses douleurs et de ses passions. Des cicatrices d'accouchements. Des signes d'inquiétude. Un reste de varicelle. Un renflement révélant la tentation du chocolat face à la déprime passagère..."

 Parce que, ça fait du bien de lire ces mots-là ;-)

 

(Robert Laffont)

Crédit couverture: Edition Robert Laffont et Fnac.fr

 

PS: Dans ses meilleures années, mon Chéri doit lire... allez, disons, 3 livres. Trop curieux de savoir "qu'est-ce qu'elle lui trouve à celui-là, hein?" il a profité des 2 malheureux après-midi de soleil que nous avons eu cet été pour découvrir ce roman. Il ne pouvait plus en lever les yeux! Une honte! A côté, sur ma serviette, j'existais même plus!

Tout ça pour dire, que cette histoire d'homme peut plaire aussi aux hommes... donc au vôtre... donc vous pouvez lui offrir... donc vous pourrez lui emprunter ;-)

 

Laurence et Clarabel nous disent ce qu'elles en ont pensé ici et

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 13:04

Je suppose que vous êtes déjà nombreux à avoir lu ce roman de Yann Queffélec. Moi, j'étais toujours passée à côté, mais Patch me l'a remis en mémoire et j'ai eu la chance de le trouver d'occasion la semaine suivante.

 

 

Nicole a 14 ans quand trois américains, en France pour leur service militaire, la violent. Une nuit comme l'enfer qui fera naître 9 mois plus tard Ludovic. Renié par sa mère trop traumatisée pour aimer, haï par ses grands-parents trop bien-pensants pour accepter un "bâtard",  il ne pourra pas grandir comme tous les autres petits garçons.

 

 

Les premières pages je me suis dis que j'étais en présence d'un de ces textes "à faire pleurer dans les chaumières" infaillibles pour s'approprier, sans peine, un lectorat bouleversé. Mais, j'ai, très vite, revu ce jugement hâtif. L'écriture de Yann Quffélec n'a rien de pleurnicharde. La misère morale de la mère, la souffrance psychique de l'enfant sont parfaitement retranscrites, mais dans une prose presque froide, implacable. Pas d'émotions faciles. Et faute de larmes dans les yeux  c'est le corps et le coeur qui se serrent comme pris dans un étau de compassion. Une sorte de pitié ostentatoire qui rend cette lecture aussi intense que le ferait toute autre forme d'apitoiement.

Sort-on indemme des autres romans de Yann Queffélec ou font-ils tous le même effet que celui-ci? Il faut absolument que ma PAL donne la réponse à cette question!

 "Les noces barbares" a obtenu le Prix Goncourt en 1985.

 

(Folio)

 

Crédit couverture: Editions Folio et Amazon.fr

Pour l'anecdote, j'ai trouvé "Les noces barbares" chez "Boulinier" dans une vieille édition de "France Loisirs" (0,20 cts!). J'ai eu la surprise de trouver, sur les dernières pages, une jolie "dédicace": je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous!

Si l'auteur se reconnaît et refuse la publication de son oeuvre sur ce blog, qu'il me contacte ;-)

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 15:27

Après "Le manuscrit de Port Ebène", je viens de finir un deuxième roman de Dominique Bona.

 

Malika est née au Maroc, dans un petit village de montagne. Refusant d'être mariée à 16 ans avec un vieil épicier, elle s'enfuit à Essaouira. Puis, un photographe devenu son amant l'installe à Paris. Employée de maison, elle suit une riche famille pour quelques semaines estivales à St-Tropez. Sa beauté exotique va remuer la libido de Monsieur et de ses amis et susciter la jalousie de Madame et de ses copines.

 

Je suis un peu indécise sur mes impressions... Je dirai mi-figue, mi-raisin!

Comme  "Le manuscrit de Port Ebéne" m'avait fait voyagé à Haïti, j'ai découvert sous les mots de Dominique la splendeur du Maroc: ses couleurs, ses villages, ses oasis, ses marchés colorés, sa cuisine épicée. Tous ces chapitres consacrés à la vie marocaine de Malika sont un régal de lecture. Voilà pour la beauté du texte.

Pour l'intrigue c'est surtout la villégiature tropézienne qui lui donne sa consistance. L'ambiance devient lourde, électrique: le suspense est très bien mené. On assiste à l'effondrement des convictions, de la moralité de tous ces couples pourtant bien ancrés dans leur vie. Il faut dire que Malika sensuelle, magnétique et ensorceleuse est de ces femmes qui ébranleraient n'importe quel homme!  (D''ailleurs je préférerais que le mien ne croise jamais son clone...)

Cependant, pour moi qui aime vibrer, j'ai trouvé que ce roman manquait d'émotions. Malika ne m'a inspirée aucun sentiment. Elle demeure aussi inaccessible pour le lecteur que pour son entourage. Sans doute est-ce l'effet que voulait obtenir l'auteure; moi je trouve que c'est dommage.

 

"Malika" a reçu le Prix Interrallié en 1992

 

(Folio)

 

Crédit couverture: Editions Folio et Amazon.fr

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 13:12

En général, j'aime bien les auteurs publiés chez Joëlle Losfeld et avec un résumé plutôt alléchant j'avais craqué pour ce livre de Paula Fox. Quelques jours après mon achat, j'ai lu un post élogieux de Clarabel sur un autre de ses romans. Une lecture qui promettait donc beaucoup...

 

Un vendredi, dans les années 70, l'avocat Otto rentre diner chez lui dépité: son collaborateur et ami de longue date a rompu leur association. A la fin du repas, sa femme Sophie se fait mordre par un chat errant. Restera-t-il assez de clientèle pour qu'Otto garde son cabinet? Les analyses du félin révéleront-elles que Sophie a contracté la rage? Réponses lundi; mais avant il faut meubler le week-end...

 

 

Mis à part Clarabel, il y a d'autres admirateurs de Paula Fox: Gachucha ou Allie en autres. Hélas, ce n'est pas avec ce titre que je vais les rejoindre. Je me suis un tantinet ennuyée avec ce couple: leur vie conjugale déséquilibrée et leurs angoisses m'ont laissée de marbre. La 4ème annonce un roman à suspense; je n'ai lu qu'une histoire banale à la prose austère.

Comme à mon habitude, de peur de trop en apprendre, c'est à la fin de ma lecture que j'ai parcouru la préface (écrite par Jonathan Franzen). Et là j'ai compris...que je n'avais rien compris! En fait, ce texte ne doit pas être lu comme tel mais comme symbolique! Il parait même qu'il s'en dégage"des épaisseurs thématiques et métaphoriques"! Pas étonnant alors que je ne puisse pas faire l'éloge de ce livre. Moi, il me faut du "terre à terre" pour m'évader et du concret pour rêver. Si un auteur ne me met pas les points sur les "i", s'il n'appelle pas un "chat" un "chat", je suis perdue, je ne comprends rien! L'absence d'études de lettres peut-être...?

 

 (Editions joëlle Losfeld)

Crédit couverture: Editions Joëlle Losfeld et Fnac.fr)

 

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone