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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:30

Par l'intermédiaire de Sylire j'ai reçu ce livre d'Isabelle Cousteil.

 

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A  4 ans Loulou se rend compte qu'il perd sa mémoire primitive ou plutôt que celle-ci va vite être parasitée par les concepts de l'enseignement.

Vite, vite écrire pour que rien ne s'efface irrévocablement!

 

 

 

J'ai eu un vrai coup de foudre pour ce bouquin!

 

J'avais entre les mains un véritable concentré de tendresse, de poésie. De quoi remuer, sans ménagement, mon coeur.

Je n'en pouvais plus de bouffées d'attendrissement pour ce petit bonhomme. Vous savez de celles qui vous envahissent en regardant les premiers pas bringuebalants d'un p'tit bout de 18 mois.

 

Mais n'allez pas croire que mes "larmes à l'oeil" furent seules maitresses à bord de ma lecture. Les souvenirs malicieux et les mots d'enfants irrésistibles se sont ligués pour me faire sourire. Délicieux d'être bercée ainsi!

 

Je vois venir les détracteurs des lectures Bisounours...Et bien non, ils peuvent rester cachés; la fin de l'histoire est de la vraie vie. De celle qui file un grand coup de poing.

 

Je n'hésite pas une seconde: ce livre est de ceux à lire, à faire lire et à offrir.

 

Merci à Nadine Laik Blanchard des Editions Triartis.

 

L'avis de Sylire ici

 


 

Dernièrement, j'ai reçu 2 autres offres commerciales pas assez motivantes pour en faire des billets.

 

  

9782350761091

  

"Tu m'envoies un mail?" de Emmanuelle Friedmann.

Un "Le diable s'habille en Prada" français sensé me faire bien rire. Il m'a divertie. Pas plus.

 

  Editions Privé

  

 

9782020985000

 

  "Le temps suspendu" de Valérie Parrella.

Là où beaucoup de blogueurs ont lu une histoire sensible, j'y ai lu un texte trop succinct. Aucune empathie pour la narratrice donc pas de véritable plaisir à ma lecture.

 

Editions Seuil 

 

 

 Credit couvertures: Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 18:25

Il y a quelques années la lecture de "L'enfant des illusions" m'avait scotchée, épatée (et même plus!); je m'étais promis de lire un autre titre de Kathy Hepinstall.
Promesse tenue grâce à Mr Boulinier. Décidément fructueuse cette virée parisienne, en février!


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Quand le père d'Alice et de Dany s'en va, leur mère déprime. Fragilisée, elle tombe amoureuse du premier homme qui lui prête un minimum d'attention. Manque de chance, il a tout d'un infanticide. C'est du moins ce que pense Alice, du haut de ses 12 ans.
Alice à l'imagination fertile ou à la clairvoyance aiguisée?


 

Certains jours, nous ne savons plus pourquoi nous aimons lire. Les histoires ne captivent plus, les styles nous apparaissent insipides, l'indifférence reste maitresse en notre coeur.
Si vous êtes dans ces jours-là précipitez-vous sur ce livre!
C'est sûr, vous n'en sortirez pas plus intelligents, cultivés ou triturés de pensées philosophiques, mais au moins vous vous rappellerez pourquoi vous êtes des passionnés de littérature. De la grande comme de la "petite".

Dès les premières pages, j'ai reconnu, sans problème, l'ambiance texane. Les contrées écrasées par la chaleur, la poussière sous les roues des pick-up, les hommes rudes amateurs de bières fraiches, les épouses maltraitées, les enfants à la famille disloquée...déjà ça j'adore!

Et puis l'écriture est légère, l'intrigue coule sans chaos, les personnages sont crédibles. Aucun bémol, alors?

Et bien si! Le suspense! Il est beaucoup trop dosé! Honteusement trop dosé! Tant qu'il m'a OBLIGEE, un samedi matin, à rester au lit jusqu'à plus de11h pour savoir comment pouvait bien se terminer cette fichue histoire!
Heureusement  je n'ai pas perdu ma matinée: la fin est nickel.

Editions L'Archipel et J'ai lu
Crédit couverture: Editions J'ai lu et Fnac.fr

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 11:00
Quelquefois (surtout quand je n'ai pas la conscience tranquille, rapport avec le temps passé devant l'ordi!) je m'interroge sur une certaine futilité des blogs. Puis, une copine blogueuse m'envoie un vrai signe d'amitié et tout doute est envolé.
Ce roman de Valérie Zenatti est l'un de ses signes.

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Un soir Emmanuelle commence un roman dont l'héroïne l'émeut. Le lendemain matin, elle décide de finir son livre dans la journée. 
Prétextant l'un de ses 3 enfants malade, elle fait le boulot buissonnier.
Cette parenthèse impromptue d'une journée la mènera beaucoup plus loin que la douceur de pouvoir lire en paix quelques heures.


Qu'est- ce que j'ai aimé ce roman!
Il est empreint d'amour, de douceur et de féminité dans une histoire énergique. 
Emmanuelle est une héroïne crédible, très proche de ce nous pouvons être. Nous qui justement ne sommes pas des héroïnes. Elle essaie de gérer au mieux boulot, enfants et vie de couple. Il est des soirs où elle est épuisée. Comme nous.
Il ne m'a, donc, pas été bien difficile d'être en empathie parfaite avec elle. Même si ces moments "maman débordée" sont loin derrière moi.
C'est d'ailleurs peut-être pourquoi j'ai pu éclater de rire en lisant le passage sur les tours de manège des enfants. Il faut être sortie des coucous excités à chaque passage du bambin, pour en réaliser le (gentil) ridicule!

Ce roman n'a pas été sans me rappeler l'ambiance de "Chaos calme", l'un de mes romans "immortellement-inoubliables".
J'adore ces histoires de parenthèses hors du quotidien. Où les personnages recadrent leurs choix de vie, se posent de vraies questions.
Et nous, là derrière les pages, nous nous disons "Pourquoi pas?". Notre esprit rêve, caresse l'idée de s'offrir, lui aussi, un "hors du temps"...
J'aime ces histoires qui, forcément, créent quelques remous en nous.

Pour Antigone il manque à ce roman un "je ne sais quoi". Cathulu l'a trouvé "parfois trop léger". Moi je n'y changerais, n'y ajouterais pas un seul mot. Et pourtant, nous l'avons aimé toutes les 3...

Editions de l'Olivier
Crédit couverture: Editions de l'Olivier et Fnac.fr


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:27

Les amants du n'importe quoi

9782290336045.gifJ'attendais beaucoup de ce roman de Florian Zeller, parce que j'avais bien aimé le style original de "Neiges éternelles".
Mais je me suis globalement ennuyée avec ce mythe de Don Juan revisité. J'ai relevé, ça et là, quelques beaux passages sur la nostalgie ou l'insatisfaction permanente de l'être humain. Rien qui ne puisse réellement relever l'histoire.
Pour ce qui est de la fin, les dernières pages m'ont semblée bien obscures. Pas tout capté...

Editions Flammarion et J'ai lu

 


 

La maison du retour
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J'étais absolument persuadée que j'allais aimer ce récit de Jean-Paul Kauffmann. Tous les éléments me semblaient réunis: l'amour d'une maison, l'éloge de la nature, l'apologie de la solitude. Pourtant la mayonnaise n'a pas prise. L'auteur se livre, sans vraiment se livrer. Dit, sans vraiment dire. Cette distance, je suppose volontairement instaurée, m'a rendue complètement indifférente à l'état d'esprit de l'auteur.
Je me suis lamentablement trainée jusqu'aux dernières pages.

Billets élogieux chez InColdBlogLaure et Sylire.

Editions Nil et Folio



Le sac à main

9782757801741.gifPlusieurs romans de Marie Desplechin m'ont laissé de bons souvenirs de lecture et je trouvais l'idée de ce livre vraiment sympa. Une femme fait l'inventaire de son sac à main et raconte le pourquoi et le comment de chaque objet.
Chaque soir, avant de m'endormir, je lisais l'histoire de l'un d'eux. Et je la finissais avec un "bof" aux lèvres. Trop parisienne la narratrice pour moi, sans doute!
La "chute" pour conclure ces petits textes ne m'a pas plue du tout: beaucoup trop farfelue.
J'ai quand même retenu une leçon de ce livre: une femme avec un préservatif dans son sac sent une "indéniable augmentation de son potentiel de séduction". Une histoire de désinvolture, de "si je veux, je peux". Attention, je n'ai pas dit que j'appliquerais la leçon!

Billets plus élogieux chez Bel Gazou et Bellesahi. Avec quand même une réserve pour la fin chez elles aussi.

Editions Estuaire et Points




J'aimerais vivre un jour encore

46491044_p.jpgAvec ce recueil d'Eric Van Hamme, non seulement, je suis déçue d'être déçue, mais malheureuse d'être déçue. J'aime bien l'auteur: ses idées, son ironie, son humour et les billets de son blog. Son dernier roman m'avait beaucoup plu, mais ces nouvelles-là ne m'ont pas accrochée du tout. Le niveau n'est pas celui dont est capable Eric. C'est sûr et certain.
Je ne vais pas m'attarder plus;  j'ai adhéré au manifeste qui dit "Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire".
Thaïs, Papillon l'ont mieux aimé et ont su en parler. Mon billet aurait pu faire plagia avec celui de Véro

Editions Actilia Multimédia


Crédit couvertures: Fnac.fr


Je précise que toutes ces lectures ne se sont pas suivies (heureusement, y'aurait eu de quoi déprimer!). Elles se sont échelonnées de décembre à février.

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Published by Anne - dans Lectures
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 20:57
Il est un temps pas si lointain où je n'ouvrais aucun recueil de nouvelles. Ces histoires trop courtes pour me toucher, trop abruptes pour me satisfaire, me frustraient. 
Mais les blogs finissent par créer des tentations, titiller des curiosités. Alors, j'ai commencé à "m'y mettre".
Le tout, je crois, est de ne pas ouvrir un recueil en lieu et place d'un roman. Michel en parle justement ici
Finalement je commence à bien apprécier.

Pour la toute première fois, donc, j'ai accepté de recevoir un exemplaire de presse de nouvelles. Vu le nombre de billets élogieux déjà publiés sur Emmanuelle Urien, je ne prenais pas beaucoup de risques.

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Aucun fil conducteur entre ces 15 histoires. Leur point commun? L'atmosphère. Et là, il n'y a qu'à se référer au titre. Absolument pas mensonger. Oui, ces récits sont bien noirs et sans sucre. Ils ne sont même pas édulcorés. Mais alors pas du tout!
Je dirais cependant qu'un humour (certes un peu grinçant, mais jamais de mauvais goût) s'impose parfois entre les lignes. L'écriture passe, alors, de "déjà bien" à "parfaitement bien".

Si les histoires ne font que quelques pages chacune, leur fin est  tellement judicieuse et bien amenée que je ne suis jamais restée sur ma faim. Elles se suffisent parfaitement à elles-mêmes.

Tiens... je me rend compte que j'ai utilisé 2 fois l'adverbe "parfaitement"... 

Je me suis surprise à dévorer fébrilement ce recueil, des émois à fleur de coeur. Et oui, parfaitement! (Et de 3!!!)

Emmanuelle Urien a fini de contrer mes éternelles excuses avancées pour ne pas craquer sur les bouquins de nouvelles. Je lui en veux.

 Cathulu, FlorinetteMartine et  Sylire ont aimé aussi. Leurs billets vous conduiront vers d'autres...

Editions Quadrature
Crédit couverture: Editions Quadrature et Fnac.fr
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 17:05

Flo a tellement aimé ce roman de Kéthévane Davrichewy qu’elle en a fait un livre voyageur.

Il a fait sa première étape chez moi.



9782234058644-copie-1.gifCe soir, Tamouna recevra toute sa famille. Elle fête ses 90 ans.

Tout au long de la journée, entre 2 préparatifs, elle se souvient. Son enfance heureuse en Géorgie, le départ précipité pour fuir les bolcheviques, son installation à Paris au côté des autres exilés, les coutumes et traditions qu’on essaie de perpétuer…

Tous ces souvenirs sont dans l’ombre de Tamaz. Le seul homme que Tamouna ait aimé. Viendra-t-il ce soir ?



Je crois que toute la magie de cette histoire est due à la douce nostalgie qui s’en dégage. Rien n’est excessif, même les événements difficiles gardent une forme de tendresse. Tous les sentiments sont en nuances, tout en délicatesse. C’est véritablement un bien joli livre.

 

Sortie de l’atmosphère, l’histoire garde une véritable consistance. Bardée de lacunes historiques,  j’ai beaucoup appris sur la Géorgie, sans jamais m'ennuyer.

Comme pour finir de me plaire complètement, ce roman aborde, en toile de fond, les thèmes qui me sont chers: la douleur de l’immigration et les difficultés de l’intégration.
Je pense, qu'il est toujours bon de chasser loin de son coeur le spectre menaçant du racisme, à grands coups de beaux livres.

Aifelle et Leiloona ont aimé aussi.

"La mer noire" part chez Kathel. Sûr qu'elle ne regrettera pas de le lire!

Editions Sabine Wespieser
Crédit couverture:  Editions Sabine Wespieser et Fnac.fr

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:15

Encore un livre ramené de ma virée parisienne.
J'avais noté ce titre de Frédérique Deghelt depuis un bon moment, et l'avis de Gwenaelle m’a donné envie de le lire tout de suite.

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A 25 ans, Marie aime son petit appartement, les hommes qu’elle délaisse dès que la passion s’émousse. Elle se trouve un nouveau boulot plus conforme à ce qu’elle recherchait et fête cela avec des amis. Ce soir-là elle rencontre Pablo. Coup de foudre et nuit torride.

A son réveil, Pablo a une mèche grise et elle s’apprend mère de 3 enfants.

12 ans de sa vie ont été effacés de sa mémoire….



Voilà typiquement le genre d’histoire qui vous agrippe dès les premiers mots. Le suspense est constant. Comment Marie, qui cache son amnésie, va-t-elle pouvoir se dépêtrer de situations incongrues ? Les personnes à qui elle se confie, ne lui cachent-elles pas quelques vérités ? Quel événement a pu être si traumatisant que sa mémoire ait préféré tout oublier ?

Une vraie torture de refermer ce livre pour aller pallier à ses obligations.

 

Et puis, pas si légère cette histoire. Elle réveille quelques questions. Que faisons-nous de nos grandes idées quand la maturité s’installe ? Le quotidien que nous vivons à 40 ans correspond-t-il à celui que nous envisagions à 20 ans?

 

Je vais ajouter que le style est agréable, fluide et plein d’humour.

 

« Alors, me dites-vous, ce roman-là est un coup de cœur ! »

Et bien, non ! Le dénouement m’a franchement déçue. Pas du tout à la hauteur de l’intrigue (je ne dis pas pourquoi, pour celles qui voudraient le lire). Quel dommage !

Et puis, pour chipoter encore un peu, je dirais que les héroïnes qui peuvent s’envoler à Venise pour se marier, se passer de travailler, se payer des week-ends improvisés et qui en plus sont plus minces qu’avant leurs 3 grossesses me lassent un peu.

Quoi ? Jalouse, moi ? Psssssst, n’importe quoi !!!


Je n'ai pas réussi à retrouver un seul billet sur ce roman. N'hésitez pas à me laisser vos liens en com'.

Editions Actes Sud, Babel et Livre de poche
Crédit couverture: Fnac.fr et Editions Babel


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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 19:00
Ce roman de Gregory McDonald fait partie de mes achats parisiens.
Un qui n'est pas passé par la case PAL. 
Il me semblait l'avoir noté chez Cuné. En fait,  je n'ai pas retrouvé de billet chez elle, mais chez Laure. C'est donc elle que je remercie, parce que franchement de tels bouquins, je n'en rencontre pas tant que ça!


Rafaël derniers jours

Vous savez ce qu'est un snuff movie?
C'est un film mettant en scène un meurtre réel précédé de tortures ou de viols.
Rafael pense que sa vie ne vaut rien. Sa mort peut valoir 25OOO dollars, s'il fait l'acteur.



Sur les blogs, certaines lectures sont classées "Coup de coeur".
Pour celle-là, il faudrait inventer la catégorie "Coup au coeur".
Ou peut-être plutôt "Coup de poing".

Une histoire forte, violente, dont la tendresse n'est pas exclue.
Voilà pourquoi elle est encore plus terrible.
Et plus horrible.
Un coup de poing, je vous dis.

Johnny Depp en a fait un film: "The Brave". Je vais craquer pour le DVD.

J'ai aussi retrouvé un billet d'ICB. C'était en 2006: il a toujours une bonne longueur d'avance sur moi, celui-là!

Editions 10 18
Crédit couverture: Fnac.fr
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 18:20
Une "bonne âme", avec qui je partage mon admiration pour Emmanuelle Pagano, m'a prêté son tout dernier roman....


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Deux écrivains, un homme et une femme, décident d'écrire un roman à 4 mains, via internet.
Ils échangent aussi des mails personnels. Qui, peu à peu vont se faire plus intimes. Puis amoureux, sensuels jusqu'à l'érotisme.
Un jour, l'homme prendra ses distances...



Autant les autres titres d'Emmanuelle Pagano m'avaient touchée, autant celui-ci m'a plutôt déçue.
Les mots m'ont plongée dans une sorte de léthargie. L'histoire me semblait faire du sur-place. Beaucoup de chapitres me paraissaient être une redite du précédent.

Ceux qui suivent les écrits d'Emmanuelle Pagano savent qu'elle aime remuer des sujets sensibles. Les aborder parfois de façon percutante.
Ce livre ne fait pas exception. Il intègre un passage sur une fausse couche que j'ai trouvé très choquant. A la limite de l'abject. Je veux bien être large d'esprit "livresquement parlant", mais là franchement j'ai eu du mal à accepter de lire ces mots-là.

Je ne pouvais pas, non plus, approuver la narratrice quant au partage de son intimité avec ses enfants. Pauvres gosses, être mis dans la confidence de l'amant! Après ça, il me fut impossible de partager sa douleur ou compatir à sa détresse.

Alors pourquoi, entre ennui et désaprobation, n'ai-je pas refermé ce livre avant la fin?
Je vais vous l'avouer tout bas et un peu rougissante. Parce que l'ensemble dégage un érotisme très troublant. Particulièrement troublant. Donc accrocheur...

Antigone et Amanda, elles, ont trouvé ce livre magnifique.

Editions P.O.L
Crédit couverture: Editions P.O.L et Fnac.fr
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 16:40

Quelques billets enthousiastes m'avaient donnée très envie de lire ce roman d'Anne Révah.
Et "voilà t'y pas" que je le trouve, lundi dernier, à 1,50€ chez Boulinier!  
Aussitôt acheté, aussitôt lu! Et voilà comment on évite un +1 pour son Objectif PAL!

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Elle est mariée, a 2 enfants. Son métier lui plait. Elle semble heureuse.
Elle semble....
Suite à un sombre diagnostic neurologique, elle s'avouera qu'elle "semble seulement".
Puis, elle l'avouera à sa mère...

 

 

 

Petit livre de 90 pages. Sans doute que l'auteure n'a pas de temps à perdre. Elle rentre immédiatement dans le coeur de son histoire. Et moi je me sens, immédiatement, très proche de la narratrice.
Je l'ai sentie toute fragile, comme prête à se briser. Déjà je m'apprête à lui tenir la main...Mais non, elle n'en a pas besoin. En elle, soudain, une force, une détermination: elle parlera de sa fêlure. Rien ne l'arrêtera plus. Elle dévoilera tout. Jusqu'au bout...

Ma symbiose avec cette femme n'a pas faibli un seul moment. De l'empathie, je suis passée à l'encouragement, puis à la pitié, puis au chagrin. Pas un instant, je ne me suis éloignée d'elle.

Petit livre de 90 pages sur les apparences que l'on se forge, le vide qu'on porte en nous quelquefois, sur l'aveuglement ou la négligence (là je pense que les 2 interprétations sont possibles) des parents.

Petit livre de 90 pages qui m'a embarquée. Tout simplement.


Mes démons tentatrices:  Antigone, Laure, LeiloonaSandrine et Sylire.

Editions Arléa 1er/mille
Crédit couverture: Editions Arléa et Fnac.fr

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone