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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 08:09

Cuné a écrit 2 fois sur Henry James des avis plutôt favorables, alors quand j'ai aperçu ce petit poche à 0,90 euros à ma bouquinerie, il a rejoint ma PAL.

Mr et Mrs Gereth ont passé 25 ans de leur vie à dénicher des oeuvres d'art afin de meubler leur château de Poynton. A la mort de Monsieur, selon la loi anglaise du début du 19éme siècle, seul leur fils Owen hérite. Désespoir de Madame d'autant plus grand que celui-ci est fiancé avec Mona, femme au mauvais goût navrant. Fleva Vetch lui semblerait une châtelaine plus appropriée. Celle -ci est bien amoureuse d'Owen, mais est  trop convenable pour le faire faillir à sa promesse de mariage...

Ecrit en 1897, ce roman anglais semble vraiment désuet. Les sentiments décrits non seulement n'ont plus cours de nos jours mais en plus paraissent ridicules. Malgré ça j'aurai pu apprécier quand même pleinement l'histoire, je pense que c'est plutôt le style qui m'en a empêché. Difficile de s'imaginer dans une intrigue quand les personnages sont nommés Mme X ou Mr Y, obligatoirement une distance s'installe avec le lecteur.

Définitivement de la littérature anglaise je préfére la contemporaine.

(Livre de poche)

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 07:33

J'avais lu "Hygiène de l'assassin" l'année de sa parution, en avait été estomaquée. Ensuite à chaque rentrée littéraire je me précipitais sur le nouveau Amélie Nothomb. Au fils du temps, mon enthousiaste est quelque peu retombé: je trouve ses romans ou récits inégaux. En septembre 2004 je manque à mon rendez-vous et ne lis pas "Biographie de la faim". Je l'ai trouvé en poche d'occasion, et je viens de le finir.

 

L'auteure raconte son enfance, son adolescence avec un fils conducteur: la faim. Faim de nourriture, mais aussi d'amour, de beauté, de lecture. Son appétit semble ne jamais s'assouvir et conduit l'enfant à des comportements quelque peu surprenants!

 

Aucun regret de ne pas avoir acheté ce livre à sa sortie!

Moi qui ai lu tous les récits autobiographiques d'Amélie Nothomb, je pense qu'il n'apporte vraiment rien de plus. Alors que j'avais beaucoup aimé  "Le sabotage amoureux" et "Métaphysique des tubes" avec celui-ci j'ai eu l'impression de lire leur condensé, et me suis franchement ennuyée. Seules les toutes premières pages évoquent des idées vraiment intéressantes sur l'influence de la faim dans l'histoire des peuples.

Reste LE style "Nothomb"...qui me plait encore suffisamment pour avoir mal au coeur de déposer un  avis mitigé sur un de ses livres.

 

(Livre de poche)

 

 

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 07:54

Début juin Hervé mettait sur son blog un avis enthousiaste pour ce roman de Blaise Cendrars. Je me suis souvenue que je l'avais depuis bien longtemps dans ma PAL...

En 1834, à 31 ans, Johann August Suter abondonne son épouse et ses quatre enfants, quitte sa Suisse natale pour rejoindre cette Amérique prometteuse. Vagabond, escroc, aventurier, ingénieux il va réussir à devenir riche, très riche. Mais il ne pourra pas le rester: tous ses employés se transforment en chercheurs d'or et sans main-d'oeuvre son exploitation agricole prolifique se meurt. Et bien sûr comme un malheur n'arrive jamais seul.....

J'ai dévoré cette histoire: merci Hervé! Sans toi je ne sais pas quand j'aurais ouvert ce livre (jamais?!) si  loin de mes thèmes de prédilection. La conquête de l'Ouest, la ruée vers l'or, le style "pionnier-western" très peu pour moi. Mais ce roman regorge de références historiques passionnantes (l'indépendance de la Californie, la construction de San Francisco...), le général Suter est attachant et surtout l'écriture est très drôle. Un humour qui cache aussi une réflexion intéressante sur la valeur que l'homme accorde à l'or.

Avec ce roman acheté un jour d'excès de zèle du genre "Mais lis donc un peu plus d'oeuvres classiques !", je ne m'attendais vraiment pas à un moment de lecture aussi délicieux. Comme quoi...

(Folio)

 

 

 

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 16:38

Bien sûr je sais tout le tapage médiatique fait autour de ce livre de Justine Lévy : mais pour moi son roman précèdent "Le rendez-vous » fut un tel coup de cœur que je tenais à cette lecture pour retrouver l'héroïne.

Depuis l’adolescence ils étaient amoureux. D’un amour qu’ils pensaient fort, éternel. Ils avaient juste oubliés que c’était aussi un amour enfantin. Alors, quand des décisions adultes seront à prendre Adrien et Louise ne sauront plus s’aimer. L’un prend une maîtresse et l’autre devient dépendante aux amphétamines. Adrien part. Avant de pouvoir faire le deuil de leur histoire Louise se ferme aux autres, s’interdit joies, sentiments ou envies, se sent toute vide dedans.
 
 
Faites fis de: dans la vraie vie « C’est la fille de…. », « Son amoureux  c’est… », « La maîtresse de son mari c’est… » et laissez- vous porter par le texte. L’écriture est du style « langage oral », mais les mots touchent. Ils expriment bien le chagrin d’amour, la virulence proche de la haine difficile à maîtriser, la peur de recommencer une autre histoire.
Moi, j’ai ressenti à travers ces pages toute la souffrance de Louise, tout comme j’avais compati à sa douleur d’être une enfant si mal aimée de sa mère. Un moment de lecture intense pas de révélations « people » croustillants : voilà tout ce que j’espérais de cette lecture et c’est ce que j’ai obtenu.

(Livre de poche)
 
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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 08:01

Après avoir lu "La petite robe de Paul", j'avais hâte de découvrir cet autre roman de Philippe Grimbert, envie de retrouver une atmosphère analogue.

Un petit garçon, fils unique d'un couple beau, sportif et amoureux, a l'imagination beaucoup plus développée que ses muscles. Il s'invente un frère aîné auquel il peut s'identifier ou s'opposer. Il brode autour de l'amour de ses parents toute une histoire, invente leur vie avant lui. Mais inconsciemment, il sait que la réalité doit être toute autre...

La base de ce livre est, du propre aveu de l'auteur, autobiographique. Ce qui, bien sûr, donne une dimension émotionnelle encore plus forte au récit. Mais, j'ai mis du temps à m'en imprégner: la façon  "psychanalytique" d'aborder les conséquences du secret de famille donne une atmosphère un peu froide.

Bien sûr, moi je suis très loin de la tragédie qu'évoque ici Philippe Grimbert, mais j'ai été une petite fille très inventive et  j'ai retrouvé avec cette lecture quelques amertumes éprouvées à la fin de mon enfance. N'est-ce pas cela grandir: comprendre que notre imaginaire est souvent loin de la réalité?

(Livre de poche)

 

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 16:17

Ce roman de Françoise Sagan, fut publié en 1950 juste après "Bonjour tristesse"

Dominique, jeune étudiante à la Sorbonne, s'ennuie un peu avec son petit ami Bertrand. Ce dernier lui présente son oncle Luc, marié à Françoise. La jeune fille se sent immédiatement attirée par cet homme, mais éprouve aussi de l'amitié pour sa femme. Mari amoureux Luc se laisse pourtant séduire. Incognitos sur la côte d'Azur, ils vont alors essayer de vivre une aventure éphémère, sans amour, pour ne pas blesser l'épouse. 

 

Ce court roman m'a offert un moment de lecture plaisant. Des phrases simples, une sensibilité sans excès, une histoire qui relate une passion qui s'éveille et s'achéve sans drame, comme il peut en exister dans la vie.

Je me suis sentie attendrie par Dominique, comme on peut l'être devant les émois adolescents. Des sentiments à l'opposé de ceux qu'éprouvaient les lecteurs contemporains: il semble qu'ils aient été choquès par l' "amoralité" du récit. Pas d'inquiètude, vous ne risquez pas de l'être aujourd'hui!

 

(Pocket)

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 08:48

J'ai pris ce livre de Kathy Hepinstall à la bibliothéque du CE de mon boulot attirée par le résumé. Quand, chez moi, je l'ai ouvert j'ai découvert sur la première page un post-it avec un mot en plein milieu "NUL" ! C'est donc très curieuse que j'ai commencé ma lecture!

David fait appel à un détective pour retrouver son épouse Martha: elle s'est enfuie avec Duncan leur fils de six ans. Effrayée, jusqu'à la folie, par le meurtre d'une petite fille voisine, elle veut l'éloigner de la civilation violente et l'élever en toute sécurité dans une grotte isolée près de la frontière mexicaine. Martha, elle, sait qu'elle est saine d'esprit, que seul l'amour maternel guide ses actes.

 

Donc en premier lieu j'ai été curieuse de lire ce livre, quelques pages plus loin j'étais intriguée par l'histoire, après plusieurs chapitres complétement fascinée par l'intrigue et en le refermant suffoquée!  Tout juste capable de murmurer: "ça alors!!!" La chute est complétement inattendue, mais reste crédible.

Toi collègue qui a collé ce petit post-it, je te plains de tout coeur. Tu n'as pas eu ma chance: j'ai vécu un vrai moment de "p'tit bonheur" avec ce  suspence psychologique très fort.

(L'Archipel)

 

 

 

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 18:38

Je viens de déguster ce petit roman, fortement conseillé par Barbella et aussi par Clarabel http://meslectures.over-blog.com/article-1134159-6.html#anchorComment

Inés promue professeur d'anglais au conversatoire, s'installe à Paris. Son petit deux-pièces fait cloison commune avec celui de Vendello, un italien violonniste. Bercée par ses nôtes, elle sait qu'elle est toute prête de tomber amoureuse. Une histoire qu'elle pressent impossible ou peut-être trop intense...Alors elle prèfére la rêver, la conter et lui offrir.

 

Quelle belle écriture que celle de Valentine Goby :

Des mots simples qui  reflétent  tout ces contrastes, véritables entraves aux sentiments. D'un côté la douceur de la musique et de l'autre la violence du sentiment obsessionnel. D'un côté la gaieté du musicien aux paroles italiennes, chantantes et de l'autre la tristesse d'Inés endeuillée ou vacancière sous la pluie.

Des phrases toutes en nuances qui nous font basculer avec Ines, insidieusement de l'amour vers la passion.

 

Un joli récit à lire et à écouter...

 

 (Folio)

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 08:30

Allez ça y est mon premier livre de Tatiana de Rosnay est enfin lu!

Pascaline se retrouve seule après son divorce. Elle emménage dans un petit appartement en tout point conforme à ses souhaits, sauf que...Quelques années avant, une jeune fille y a été assassinée et Pascaline dotée d'une sensibilité exacerbée capte les vestiges du drame, en devient obsédée...

Voilà, ceci n'est pas le résumé du roman ce n'est que le début. Mais c'est impossible d'en dire plus. Le récit prend une autre direction que je ne peux pas dévoiler, à vous de la découvrir...

Aujourd'hui je ne me pose plus la question: "Qu'est-ce qu'elle a de particulier Tatiana?", je le sais! Incroyable son talent! Cette façon de me mener par le bout du nez avec ses mots! Les premières pages, je n'ai rien vu venir, et puis...je me suis arrêtée de respirer, ai lu jusqu'à la fin sans pouvoir arrêter, glacée, complétement hypnotisée par l'intrigue. Comme emportée par la folie de Pascaline...

Vous qui ne connaissez pas Tatiana de Rosnay, vite, vite, prenez ce livre et prévoyez quelques heures devant vous...

(Pocket)

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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 09:37
Ma dernière lecture : -Temps consacré : plus d’une semaine
                              - Quantité : 508 pages
                              - Plaisir: absolument pas proportionnel ! Je me suis ennuyée prodigieusement ! Pourtant le thème me plaisait beaucoup.
 
Mike et Carrie, sont jeunes et amoureux depuis leur adolescence. Leur vie est paisible entre leurs amis, leur famille. Mais à 23 ans Carrie commence à se poser des questions sur son avenir qui semble si bien tracé. L’ennui pointe son nez au moment où Mike est victime d’un accident le laissant tétraplégique. Carrie doit-elle passer le reste de sa vie à s’occuper de lui ? Elle décide que non, part… mais comment reconstruire une existence en portant une culpabilité inévitable, le poids de la réprobation de ses proches ?
 
Ce roman d'Ann Parker est rempli de détails sur la vie quotidienne de Carrie, qui étouffent complètement l’histoire. C’est avec « enfin » sur les lèvres que j’ai lu la dernière page.
Encore une fois je me demande pourquoi être allée au bout de ce livre. Surtout comme le dit bien Daniel Pennac le lecteur a "Le droit de ne pas finir un livre". J'y arrive très rarement. C'est comme si je manquais de respect à l’auteur , moi qui admire tant ceux qui arrivent à écrire. Et puis j’ai peur de manquer quelque chose, j’espère toujours que la fin va me surprendre, me murmurer « Tu vois ta persistance est récompensée ! »
Et vous, laissez-vous tomber facilement un livre?
 
(Points)
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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone