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  • : Insatiable lectrice
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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 09:50

En ce moment, je lis "En sortant de l'école" un recueil de nouvelles de Michèle Gazier. Toutes ont le même fil conducteur: une "prof" de lettres et ses désillusions universitaires. A priori, un thème qui ne m'accroche pas vraiment, mais "Le merle bleu", "Le cercle de famille" et "Le fil de soie" m'avaient suscités tant d'émotions que je me suis laissée tenter. Sans être réellement emballée, je prends plaisir à la lecture de ces récits. Ce matin, j'ai noté une phrase pour la réflexion qu'elle m'a inspirée. "Elle avait tant de mots dans sa tête qu'elle n'entendait plus le silence des désespoirs qui hurlaient devant elle." Moi aussi, plongée dans un livre "j'ai tant de mots dans la tête"que je m'isole. J'ai du mal à "relever mon nez", sortir de mon univers imaginaire et écouter ceux que j'aime. Pardon à vous! Etre une "insatiable lectrice" est, comme tout excès, préjudiciable par moment. Je vais essayer de m'assagir...heu...un peu...

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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 11:24

Interview de Pierre Charras  (Site de la Fnac)


Pierre Charras signe avec Dix-neuf secondes un bouleversant roman sur le thème de la séparation amoureuse et du surgissement apocalyptique de la mort au coeur du quotidien. Rencontre avec le deuxième lauréat du prix du Roman Fnac 2003.

Que représente pour vous l'obtention du Prix Roman Fnac ?
J'y suis extrêmement sensible parce ce que si la Fnac est un magasin, c'est également un lieu de lecture. C'est un endroit où l'on voit des gens rester pendant des heures devant des livres ouverts, où l'on voit des enfants assis par terre dévorer des bandes dessinées. Ça me rappelle ma jeunesse, lorsque je n'avais pas de sous et que j'allais à la librairie. Il n'y avait pas de Fnac à l'époque, et j'avais un libraire complice. Nous venions à plusieurs, tous les jours, pendant une heure environ, et nous lisions les livres parce que nous ne pouvions pas les acheter. Certains exagéraient, ils faisaient des marques pour retrouver leurs pages le lendemain? Donc la Fnac c'est un peu ça, c'est le symbole de la lecture. Pour moi, c'est primordial.

Êtes-vous sensible au fait que ce prix soit décerné par un jury n'appartenant pas au monde de l'édition ?
C'est important parce que contrairement à certains jurys, celui-ci est exclusivement composé de lecteurs. Comme ils n'ont rien à gagner, cela donne à ce prix une tout autre saveur.

Quelle est la genèse de Dix-neuf secondes ? Êtes-vous particulièrement attaché à la thématique de l'attentat ?
Je ne suis pas attaché à la thématique de l'attentat, mais à celle du deuil. Mes livres sont sur le manque, sur l'absence, sur le deuil. Il est vrai que lorsque l'on écrit un livre, il s'agit souvent d'une terreur, d'une peur ou d'une angoisse que l'on a eue plusieurs années auparavant. Dix-neuf secondes correspond aux attentats du RER Saint-Michel. J'ai pensé à cette mort-là, non pas à la mienne, mais à la mort de l'autre. Ce qu'on n'a plus le temps de se dire. Mon livre présente des gens qui ont dix-neuf secondes à vivre et qui ne les vivent pas. Ils se souviennent d'avant, ils se projettent après, mais ils ne vivent pas le présent. C'est quelque chose qui me semble nouveau. Dans les temps anciens il y avait l'agonie, la maladie ou la vieillesse, on avait le temps. Là, il y a une telle violence que cela vous prend par surprise. Cela m'intéressait d'écrire là-dessus, sur ces gens qui ne vivent pas. Il se trouve que j'ai perdu beaucoup d'amis ces dernières années et ces amis, qui étaient malades, savaient vivre. Il leur restait six mois, un an, deux ans à l'époque, et ils les vivaient entièrement. Mes personnages, et c'est là la grande injustice en dehors de la violence, ne vivent pas leur vie jusqu'au bout. Mourir est une chose terrible, mais si la mort est prévue, il est au moins possible de s'organiser, de faire un tout avec sa vie. De la même manière que pour un écrivain, on peut faire un tout avec son ?uvre.

Est-ce la principale réflexion que vous souhaitez provoquer chez vos lecteurs ?
Oui, c'est ce que je souhaite partager avec eux. Je veux partager cette sorte d'inquiétude très nouvelle qui fait qu'il ne faut pas perdre de temps. Je pense fondamentalement qu'il n'y a plus d'avenir. Il en existe peut-être un, mais peut-être pas. Il faut commencer à voir la vie autrement.

Propos recueillis par Sandrine Fillipetti

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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 08:57
 
Catherine Cusset
«Qu'hérite-t-on de ses parents ?»
 
07/02/2001


 
Interview


Pour ce petit guide de survie en famille, Catherine Cusset passe au crible toutes les lâchetés, les douces folies, mais aussi tous les petits moments de gloire de ces héros du quotidien. Et, pour trouver la clé de l’énigme, cherchez la mère !

Fnac.net : Votre livre est dédié à vos parents et à votre fille. Sa naissance vous a-t-elle donné envie de tisser des liens dans la chaîne des générations en brossant ce tableau familial ?
Catherine Cusset : Ma dédicace tisse en effet ce lien. Mais j’ai écrit il y a plus de quatre ans la première version de mon livre, bien avant d’avoir un enfant. Le livre est né d’une interrogation : qu’hérite-t-on de ses parents ?

Même si vous consacrez le premier chapitre au père, La Haine de la famille n’est-elle pas avant tout une histoire de femmes ?
Bien sûr. Le personnage principal, c’est la mère. C’est elle qui a « la haine de la famille ». Mère paradoxale qui a fait quatre enfants et qui déteste la famille, qui a une vie archi-active et qui la juge nulle et ratée... Le livre est construit autour de cette mère et de ses rapports à son mari, à ses enfants et surtout à ses filles, à son travail et à sa propre mère.

Que se transmettent ces trois générations de femmes ?
Surtout une énergie, de la passion. Et pour la mère, Elvire, et sa fille Anne : un grain de folie !

Pensez-vous que les relations entre les filles et les mères soient inexorablement passionnelles?
Dans mon livre elles le sont, oui, mais peut-être pas inexorablement. Je pense que le moteur, c’est la culpabilité. Tant qu’on ne sort pas de la culpabilité, on reste dans un rapport à la fois fusionnel et passionnel à sa mère. C’est le cas, par exemple, d’Elvire et de sa mère. Tandis que les filles, dans La Haine de la famille, arrivent, chacune à leur manière, à briser ce cercle infernal.

La description des dernières années de la grand-mère et du terrible manque affectif dont elle a souffert alors est-elle aussi pour la narratrice une façon de la retenir encore un peu, de se déculpabiliser ?
Oui, ce dernier chapitre constitue une sorte de tombeau à la grand-mère. Par compassion plus que culpabilité. J’ai voulu terminer sur ces scènes terribles de l’hôpital, sur le désarroi de la vieillesse, de l’impotence et de l’incontinence. Parce que c’est pour moi l’image du désespoir affectif humain.

Vos personnages semblent avoir pour point commun de ne guère s’aimer eux-mêmes.
Je n’ai jamais trouvé très intéressants les gens qui s’aimaient beaucoup eux-mêmes.


Vous décrivez avec beaucoup de réalisme le désamour des hommes pour le corps des femmes. La disparition du désir de Patrick pour Anne suffit-elle à expliquer l'histoire un peu mélodramatique de la fille aînée de la famille ?
La disparition du désir de Patrick explique qu'Anne l'ait trompé pendant leur mariage. D'un autre côté, on comprend que l'infidélité d'Anne rende Patrick fou de jalousie. Il n'y a pas une seule explication. J'ai multiplié les points de vue et chacun propose son interprétation. Si quelque chose « explique » l'histoire d'Anne, c'est plutôt son rapport à sa mère, fait de confrontation et de rejet mêlés. Et, dans son histoire propre, la mort de son bébé quand elle avait vingt-deux ans.

Vous jouez avec art de l'ambiguïté entre écriture romanesque et autobiographique. Peut-on réellement parler de « roman » ?
Un « roman » désigne pour moi un ensemble narratif cohérent dont l'intérêt est intrinsèque et pas lié à l'identité des personnes dont on raconte l'histoire. « Roman », donc, parce que ce livre certes autofictif, inspiré de ma famille, est avant tout un livre sur « la » famille, sur les conflits familiaux et la chaîne des générations.

Comment vos proches ont-ils réagi en lisant La Haine de la famille ?
Avec humour et générosité. Ils l'ont lu bien avant publication. Je n'aurais pas publié le livre si mes parents s'y étaient opposés.

Propos recueillis par Nelly Bétaille
 
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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 19:01

2006: 80 livres lus

 

MES PREFERES DE CETTE ANNEE (par ordre chronologique)

  • "Le rendez-vous" de Justine Lévy
  • "La nuit est le manteau des pauvres" de Claude Roy
  • "L'arrière-saison" de Philippe Besson
  • "La dernière leçon" de Noëlle Chatelet
  • "Poids léger" d' Olivier Adam
  • "Dix-neuf secondes" de Pierre Charras
  • "La peur" de Laura Grimaldi
  • "Falaises" d'Olivier Adam
  • "Amours transversales" de Catherine Cusset
  • "Caresse de rouge" d'Eric Fottorino
  • "Son frère" de Philippe Besson
  • "La tête en bas" de Noëlle Chatelet
  • "La mémoire des murs" de Tatiana de rosnay
  • "L'enfant des illusions" de Kathy Hepinstall
  • "Rien de grave" de Justine Levy
  • "Le passage des éphémères" de Jacqueline Harpman
  • "Vous descendez?" de Nick Hornby
  • "Bord de mer" de Véronique Olmi
  • "La constante de Hubble" de Stéphanie Janicot
  • "Journal d'Hirondelle" d'Amélie Nothomb
  • "En l'absence des hommes" de Philippe Besson
  • "Eldorado" de Laurent Gaudé
  • "Accés direct à la plage" de Jean-Philippe Blondel
  • "L'enfant d'octobre" de Philippe Besson
  • "Lila, Lila" de Martin Suter
  • "Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled Hosseini

Petit bilan

26 très bonnes lectures sur 80

Une très belle rencontre avec Jean-Philippe Blondel

Un roman inoubliable :"Eldorado"

Une confirmation: j'aime les histoires tristes et Philippe Besson!

 

 

 

 

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 18:39

 2005: 78 livres lus

Mes préférés de cette-année-là : ( classement chronologique)

. "Le soleil des Scorta" de Laurent Gaudé

. "Le lit à colonnes" de Louise de Vilmorin

. "D'amour et d'ombre" d' Isabel Allende

. " Da Vinci code" de Dan Brown

. "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde

. "Et je t'emmène" de Niccolo Ammaniti

. " Tout sur mon frère" de Karine Tuil

. "Le dernier des Camondo" de Pierre Assouline

. "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan

. "Le 31 du mois d'août" de Laurence Cossé

. "L'enfant méduse" de Sylvie Germain

. "L" d'Isabelle Sorante

. "Le monde perdu de Joey Madden de David Payne

. "La chambre" de Françoise Chandernagor

. "Le destin miraculeux d'Edgar Mint" de Brady Udall

. "Le soir du chien" de Marie Héléne Lafont

. "Le coin du voile" de Laurence Cossé

. "Bonheur, marque déposé" de Will Ferguson

. "La forme profonde" de Denis Lachaud

. "Acide sulfurique" d'Amèlie Nothomb

. "L'oeuvre de Dieu, la part du diable" de John Irving

. "Les charmes discerts de la vie conjugale" de Douglas Kennedy

. "Ivresse de la métamorphose" de Stefan Zweig

. "L'antropologie n'est pas un sport dangeureux" de Nigel Barley

."La vagabonde" de Colette

 

 

 

 

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 17:01
2004 : 71 livres lus
 
Mes préférés de cette année-là  (classement chronologique) 
 
. « Une adoration » de Nancy Huston
 
. « Windows on the world » de Frédéric Beigbeder
 
. « Ma Nanie » de Alix de St André
 
. « Ne le dis à personne » de Harlan Coben
 
. « Le livre de ma mère » de Albert Cohen
 
. « Le mirage » de Thomas Mann
 
. « Marimè » de Anne Wiazemsky
 
 
. « Le non de Klara » de Soazig Aaron
 
 
 
 
 
. « Un long dimanche de fiançailles » de Sébastien Japrisot
 
. « Heureux comme Dieu en France » de Marc Dugain
 
 
. « Malavita » de Tonino Bénacquista
 
 
 
. « Jours de colère » de Sylvie Germain
 
 
.  « Loin d’eux » de Laurent Mauvignier
 
 
 
 
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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone