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  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 13:05
Bien longtemps que ce Jean-Philippe Blondel se trouvait dans ma PAL. Trop longtemps, me suis-je dit...

1813639602_2.jpg


207 pages pour 40 ans de la vie d'un homme.
40 ans de souvenirs associés à ces chansons qui agissent comme un réflexe de Pavlov.





Résumé complètement succinct (certains diront sans doute nul!), mais "Juke-Box" va rejoindre ces livres dont j'ai beaucoup de mal à parler. Vous savez, ceux dont l'intrigue n'est pas matière première, ceux qui parlent au coeur.

Ici, je n'ai pas tremblé pour le héros, je n'ai baigné dans un suspense intenable. Je me suis "juste" laissée porter par les sensations.
Mélancolie pour ce petit garçon qui ne comprend pas la vie, tristesse pour cet adolescent abasourdi par une cassure, agacement pour cet homme erratique, amusement devant ce père de famille submergé. Et dans les dernières pages le bouquet final: l'explosion de toutes ces émotions à la fois.
Bref, j'ai vibré!

Au début,  la construction du texte m'a paru hétéroclite. Et même déconcertante. Avant que je ne comprenne qu'elle ne faisait que s'adapter à l'esprit du héros.
Les souvenirs d'enfance ne sont que des flashs: les chapitres sont comme de petites nouvelles.
Un drame anéanti, se fait indescriptible: il n'est dévoilé qu'à demi-mots.
Pour un paumé la vie se traine: l'histoire prend une tournure légèrement ennuyeuse...et ainsi de suite, créant inévitablement une empathie chez le lecteur. .

Je n'ai saisi certaines subtilités du récit qu'une fois le livre refermé. Alors, je suis repartie pour un tour, revenant sur des pages, relisant entièrement certains chapitres.
Je crois, tout simplement, que je n'avais pas envie de le quitter.

 AmandaCunéFlorinetteICBLaure, Papillon et Tamara l'ont lu.

Vous verrez parmi tous ces billets certains datent de 2006.
Tiens, ça non plus, ça ne nous rajeunit pas!!!!

Editions Robert Laffont et Pocket
Crédit couverture: Editions Pocket et Fnac.fr




PAL: 201-1+3 (merci les offres commerciales!)
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Published by Anne - dans Lectures
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:37

Il a suffi de quelques mots fort élogieux d'une blogueuse sur Brigitte Giraud pour que je me décide enfin à lire ce bouquin, enfoui dans ma PAL.

9782253118268
Nadia vient d'Algérie.
Nadia rentre en primaire, apprend à lire et à compter.
Nadia grandit, intègre le collège, apprend des règles scientifiques et des données littéraires ou historiques. 
Puis, Nadia apprend ce que la vie lui enseigne: la cruauté humaine et l'amitié, les silences familiaux et les logorrhées avec les copines.
Nadia se construit avec ce qu'elle apprend.



L'histoire de ce livre c'est tout simplement l'apprentissage de la vie.

A travers de courts passages, où s'encroisent les "aventures" scolaires et celles du quotidien, sont relatés ces petits riens qui font grandir, laissent leurs stigmates et forgent une vie.
Et c'est là que ce livre ne pouvait que me plaire. Beaucoup me plaire.
Les petits riens de Nadia sont tellement proches des miens! Je me suis replongée avec délice (et pourtant pour rien au monde je ne voudrais revivre cette période!) dans l'ambiance "Salut les copains". Sheila et Ringo, Frédéric François et Mike Brant...si vous êtes de ma génération je vous prédis quelques fredonnements indélogeables!
Plus loin encore, vous vous souviendrez des bons-points ou des poèmes de Maurice Carême.

Au fil des pages, l'histoire de cette famille venue d'Algérie se dessine. Les contours resteront flous. Pourtant la fin ne me semblera aucunement bâclée. J'ai aimé rester en empathie avec Nadia, ne pas aller au delà de ce qu'elle pouvait comprendre. Elle perçoit, elle pressent, "elle fait avec". Moi aussi, voilà tout. 

Antigone, Cathulu, Clarabel, Cuné, Sylire ont aimé. Leurs avis n'ont pas été écrits ou se sont perdus dans les méandres de la blogosphère. Heureusement reste encore celui de Laure!

Edit de lundi: le billet de Cuné est retrouvé 

Editions stock et Le livre de Poche 
Crédit couverture: Editions Livre de poche et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 19:55

Quand on s'offre une pause, lire tous les billets loupés devient insurmontable, les livres lus et non chroniqués s'amoncellent et, du coup, une grosse flemme de reprendre s'installe.
Allez hop, ce soir je me secoue (admirez un peu la volonté!) et c'est reparti!



J'avais noté ce roman de Mary R.Ellis en avril 2008 (comme quoi, un jour ou l'autre tout livre convoité fini par atterrir sous nos yeux, après c'est juste une question de temps!) parce qu'il avait été un gros coup de coeur pour Tamara.
Par la suite Lily et Amanda ont, aussi, publié de beaux billets.

Wisconsin
 
Succinctement, c'est l'histoire de 2 familles paysannes de 1967 à nos jours.
Leur vie est pauvre et rude.
Les guerres ont traumatisé ou tué, l'alcool a rendu fou, la violence familiale est devenue quotidienne, les sentiments sont sombres. 
Bill, petite victime fragile pris dans cet engrenage héréditaire, ne parvient pas à devenir l'adulte qu'il aurait aimé devenir.



Encore une fois, je vais faire tache: je n'ai pas été emballée plus que ça.
Le début, pourtant, m'a beaucoup touchée, mais, peu à peu, j'ai senti une distance s'installer entre ma sensibilité et l'histoire. Je l'ai fini indifférente, l'esprit vagabon.
Je crois que les premiers chapitres me rappelaient trop "Confort et joie" de Jim Grimsley et la comparaison n'a pas tenu la route. Faut dire, qu'à mon avis, aucun n'y arriverait...

Trop de longueurs à la moitié du bouquin, une fin trop surfaite ont achevé de me donner un goût de "bof-bof".

Soupirs d'une blogueuse bien solitaire avec son sentiment inverse des autres....

Editions Buchet-Chastel et 10/18
Crédit couverture: Fnac et Editions 10/18





Objectif PAL 203 -1= 202

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Published by Anne - dans Lectures
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 16:10

J'ai participé à l'opération Masse critique de Babelio et j'ai choisi ce titre pour mon chéri. Remarquez un peu ma générosité voire mon sacrifice! Ah faut que je l'aime quand même...
Allez, je lui fais une p'tite place sur mon blog pour sa critique. Bah oui, c'était un cadeau limite empoisonné!





Si vous êtes nuls en vins et que vous voulez vous "élever" au rang d'amateur averti ou plutôt d'oenophile, ce livre est pour vous.



Pour ceux qui, comme moi, aiment bien les plaisirs de la table sans pour autant se prendre la tête, ce n'est sans doute pas l'ouvrage le plus adapté: trop gros, trop détaillé, trop… américain.

Tout d'abord, parce que 540 pages à lire, pour un nul, c'est beaucoup !

Ensuite, parce que durant tout le bouquin, on vous répète qu'être nul n'est pas grave du moment que vous vous faites plaisir. Ça j'aime bien ! Mais dans ce cas je n'ai peut-être pas besoin du livre.

Enfin parce je suis tout de même curieux  et respectueux de eux qui nous ont envoyé ce livre, je l'ai "parcouru avec attention". Le ton est agréable, la dérision omniprésente mais il reste qu'il est aussi écrit ça: "…une collection de 1000 à 1500 bouteilles est absolument suffisante pour faire face aux besoins du plus passionné. Mais une cave de 100 bouteilles bien conçue reste une chose tout à fait sympathique". Vous avez là toute la philosophie du bouquin: tout (passion et les moyens qui vont avec) ou rien. Et là je suis frustré car je peux peut-être m'offrir 100 bouteilles (à peine plus coûteuses qu'une bonne PAL), je peux peut-être même investir dans 1000 bouteilles (nombre d'entre nous ont plus de bouquins que ça sur les étagères) mais c'est là où ça se corse: je les mets où, je les conserve comment ?... Je trouve tout ça trop compliqué.

Alors à qui et à quoi peut servir ce livre ?

A ceux qui n'y connaissent rien et qui veulent tout savoir de la vigne, du vin, des techniques, des cépages, des origines… et qui ont le temps et la mémoire nécessaires à cet apprentissage.

A ceux qui s'y connaissent ou pensent s'y connaître et veulent approfondir le sujet.

Certainement à ceux qui veulent épater la galerie.

Assurément à ceux qui rêvent d'avoir un jour une cave comme d'autres rêvent d'une belle voiture.

Peut-être moins à ceux qui décident de franchir le pas.

Je vous cite une phrase qui a retenu mon attention dans l'introduction: "…le côté intellectuel de la consommation du vin ne se serait jamais développé s'il n'existait pas effectivement des vins totalement fabuleux. Ce sont ces vins là qui font de la dégustation une œuvre d'art…" Intellectuel je vous dis !

 

En bonus, un CD-Rom avec un gestionnaire de cave.

Edtions First
Crédit photo: Fnac.Fr

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Published by Frédéric - dans Lectures
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:31

Encore un "Merci!" aux éditions Points qui m'ont envoyé pour ce livre. De moi-même, je ne pense pas que j'aurais acheté ce recueil de lettres croisées d'Anny Duperey et Nina Vidrovitch...


Je ne connaissais pas Nina Vidrovitch, une artiste peintre, mais j'aime beaucoup Anny Duperey. Ce livre publie la correspondance que ces 2 amies ont entretenue pendant plus de 5 ans (1993-1998).

Anny et Nina échangent leurs sentiments, leurs avis, leurs colères, leurs doutes sur leur vie d'artiste.
Mais aussi sur leur quotidien de femmes "vieillissantes", dans lequel je me suis bien souvent reconnue. La fatigue jusqu'à la lassitude parfois, les enfants que l'on ne comprend plus par moment, les deuils qui ne parviennent pas à se faire, ce nouveau physique usé qu'il nous faut assumer. Et puis, ce choix à prendre pour ce chemin de la "dernière ligne droite", qui ne pourra jamais être sans dommages collatéraux.

Rien de désespérant pourtant. Un brin d'humour, un séjour tranquille au vert, une amitié qui perdure ou un amour qui console arrive toujours à contrebalancer ces tracas pas trop rigolos de nos 2 post quarantenaires. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ces lettres. Je pense, cependant, qu'il faut au moins avoir lu "Le voile noir" pour pouvoir apprécier pleinement leur quintessence.

Editions du Seuil et Points 
Crédit couverture: Editions Points et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 12:10

Les éditions Points m'ont proposé ce roman d'André Bucher. Le résumé du livre et la biographie de son auteur (il est agriculteur bio dans la vallée du Jabron) m'ont donné envie de faire fi (et que je n'entende pas "Encore une fois de plus!") de ma volonté de refuser, pendant quelque temps, les offres commerciales.




A 18 ans, Jérémie quitte sa mère pour aller vivre chez son grand-père bucheron, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
En arrivant à la ferme, sa grand-mère lui apprend que le vieil homme est décédé, écrasé sous un arbre.
Daniel, le père de Jérémie, arrive pour les funérailles. 15 ans qu'ils ne s'étaient pas revus...




Il ne suffit pas, pour moi, de lire un roman sur la beauté de la montagne, sur les bienfaits de vivre au vert, pour être systématiquement emportée par ma lecture. Ce titre-là en est la preuve.

J'ai trouvé ce récit très froid, trop détaché. Les faits sont racontés tels quels, trop bruts. 
Pour chaque épisode, jour et date sont précisés: il en résulte une impression de chronique journalistique. Désagréable quand on attend, de sa lecture, un tantinet de sentiments.

La veuve, qui pourrait être éplorée, n'est qu'un vague personnage secondaire, sans réelle consistance.
Ce père et ce fils qui se retrouvent ne m'ont pas semblé plus touchants que des acteurs d'un mauvais téléfilm.
La vie des bucherons est décrite via Paul, l'ami du grand-père. Là non plus, les paroles de ce paysan ne m'ont pas attendrie. Sans trop savoir pourquoi, d'ailleurs. Manque "un p'tit quelque chose".

L'éditeur, pour évoquer ce roman, parle de "pudeur toute rocailleuse", de sentiments dévoilés par "touches infimes". Je suis entièrement d'accord avec lui, sauf que trop de retenue n'est justement...pas assez!

Ce titre est le premier écrit d'André Bucher, peut-être les suivants ont-ils plus de relief? Je pense notamment à "Déneiger le ciel" que j'ai dans ma LAL. Il me semble que certains d'entre vous l'ont lu...

Editions Sabine Wespieser et Points
Crédit couverture: Editions Points et Fnac.fr
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Published by Anne - dans Lectures
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 12:20
Même si je ne me souviens plus trop de "Comme mon père", lu il y a longtemps, je sais que j'avais bien aimé l'écriture de Guillaume Le Touze. Il y a un moment que je m'étais promis de lire un autre de ses romans.





Marc et Christine traversent un passage à vide dans leur couple.
Il pense que quelques jours de séparation peuvent leur être bénéfiques, elle pense qu'il ne veut que fuir ses responsabilités.
Elle s'installe chez sa mère avec leur fille Chloé et coupe tout lien avec Marc. Il souffre, puis se relève.

15 ans plus tard Marc et Chloé se retrouvent.



Il est des livres qui m'enthousiasment énormément pendant la lecture et dont, 2 jours plus tard, je me demande ce que finalement j'ai bien pu leur trouver. Avec le recul, l'histoire me semble bien superficielle, il ne m'en reste déjà presque plus rien.
Et puis il y a l'inverse. Des livres qui, sur le moment, ne m'emballent qu'à moitié, limite m'ennuient. Quelques jours plus tard,  je ne peux toujours me l'enlever de la tête. Les personnages restent présents, l'histoire continue d'évoluer dans mon imagination.
"Tu rêves encore" est à classer dans ces derniers.

J'ai accompagné Marc sans grands sentiments. Son amitié avec Loïc m'a amenée sur une fausse piste sans vraiment m'étonner. Ses retrouvailles avec Chloé et son nouvel amour avec Bénédicte ne m'ont pas bouleversée outre mesure.
Et puis...et puis, les dernières pages qui tombent comme une météorite.
Et puis...et puis, cette notion pessimiste de la vie qui perce l'histoire. Qui a créé un malaise confus dans mon coeur, quelques jours durant.

J'ai lu un roman un peu terne et j'ai rangé dans ma bibliothèque l'un de ces romans qui gravent ma vie de lectrice.

Editions Actes Sud, Babel et J'ai lu
Crédit couverture: Editions Babel et Fnac.fr



205 + 2 (merci Editions du points!) - 1= 206
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:54

Le matin, je venais de finir un roman et le soir, me sentais trop fatiguée pour en entamer un autre. Limite j'aurais bien feuilleté un magazine, mais il m'aurait fallu faire 8 kms pour fureter dans une maison de presse. Pas plus le courage.
Je me suis dit qu'une petite nouvelle serait parfaite. J'ai trouvé dans ma PAL (on ne dira jamais assez l'intérêt certain d'une PAL variée!) ce recueil de Stéphanie Janicot.



Un homme habite dans un immeuble et pense être le seul à être isolé. A ses yeux, chacun de ses voisins mènent une vie sociale et sentimentale beaucoup plus enrichissante que la sienne.
Il ignore que derrière les portes se cachent d'autres solitudes.



Plutôt que de reposer ce livre après la première nouvelle, je l'ai dévoré jusqu'à la dernière page!
Contrairement à d'habitude, je n'ai pas eu l'impression "de rester sur ma faim" avec ces histoires de quelques pages. Il faut dire qu'elles se regroupent un peu, que les personnages s'entrecroisent dans chacune d'elles. L'ensemble ressemble finalement à un roman.

Aucune nouvelle ne m'a laissé indifférente. J'ai souris auprès de la vieille dame perdue sans sa télé, ai eu pitié de ces pauvres adolescents incompris, détesté cet homme infidèle. Et la palme des sensations fortes revient au récit de ce petit bonhomme de 2 ans qui se sent perdu à la crèche. Mon coeur fut, là,  très malmené...

Entre humour et tragédie ces nouvelles m'ont régalée. De quoi, peut-être, me réconcilier avec le genre...

Editions Albin Michel et Le Livre de poche
Crédit photo: Editions Le Livre de poche et Fnac.fr




Objectif PAL: 206-1=205

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 19:25

J'ai lu beaucoup de livres d'Anne Wiazemsky. Ses romans m'ont déçue, ses récits familiaux m'ont toujours emportée. L'intime lui donne un style qu'elle ne parvient pas à retranscrire dans ses romans. Bien entendu, ce "jugement", n'engage que moi et moi seule…

Ce titre-là, j'ai évidemment eu envie de le lire puisqu'il restitue l'histoire de ses parents.

 

 

1945: la guerre se termine. Claire, ambulancière et résistante active, ne peut se résoudre à reprendre une vie monotone.
Elle rejoint les équipes de la Croix Rouge Française, à Berlin, pour aider aux rapatriements des prisonniers français.
Infirmières, médecins, ambulanciers travaillent dans la proximité. Inévitablement des liens d'amitiés se créent. D'amour aussi.
Ainsi, Claire et Wia tombent amoureux...

 

"Mon enfant de Berlin" ne fera pas tache sur toute l'admiration que je porte à Anne Wiazemsky quand elle conte si bien les siens. 
 

J'ai aimé cette histoire d'amour simple (et, somme toute, banale s'il n'était ce contexte du Berlin dans l'après-guerre) parce qu'au-delà de sa simplicité s'imbrique toute une kirielle de réflexions sur la notion des "bons" et des "méchants", de l'arrogance honteuse des vainqueurs, des civils qui sont plus vaincus que les soldats eux-mêmes. Les après-guerres ne sont, quelquefois pas plus jolis que la guerre elle-même…
Principalement traité du côté de l'humain, l'aspect historique m'a (pour une fois!) passionnée.

Je sais que certains ont trouvé le style d'écriture trop plat. Je n'ai, pour ma part, pas ressenti un manque quelconque de qualité. Ou s'il existe, il fut largement compensé par l'alternance d'extraits de journal intime, de correspondance entre Claire et sa maman et de narration. Alternance qui, justement, crée le style propre de ce récit.

Pour finir, je dirais à ceux qui penseraient lire là une histoire d'amour-passion de ne pas s'illusionner. Ici la fiancée doute, les différences sociales assombrissent les sentiments, le nouveau marié maladroit ne sait pas toujours trouver les mots. Comme dans une vraie vie. Et c'est sans doute, pour moi, le pourquoi de tant d'émotions.

SylireAlice et Clarabel ont aussi beaucoup aimé aussi.  Lilly et  ICB ont été déçus.

Editions Gallimard
Crédit photo: Editions Gallimard et Fnac.fr

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:30
C'est aujourd'hui que les lycéens vont désigner leur Prix Goncourt.
Parmi les livres en compétition: ce roman de Justine Lévy. Je dis "roman" puisque c'est ainsi qu'il est présenté. Le doute est-il pourtant possible quand on connait un peu la vie de son auteure?
Peu importe! Roman ou non, cette histoire m'a entrainée dans un sillage d'émotions. Le reste m'est égal.



Alice, la maman de Louise, est en phase terminale de son cancer.
Louise est enceinte.

Alice meurt.
Louise accouche d'une petite Angèle.

Cycle de la vie normal en soi.
Sauf que Louise est une femme fragilisée par une enfance chaotique où aimer une maman excentrique n'était pas simple.
Faire son deuil rongée par une culpabilité constante tout en essayant de se sentir mère...il y avait bien de quoi en faire un roman...



Autant j'ai reproché à Eric Fottorino d'avoir laissé entrevoir son père comme un être trop exceptionnel, autant ici cette critique ne peut être de mise! Ce serait plutôt l'inverse.

Alice n'a jamais su être responsable ni de sa vie, ni de sa fille. C'est ainsi. C'était elle. Elle ne savait pas être autrement.
Justine Levy le sait, le reconnait.
Pourtant quel que soit le tempérament d'une maman et sa façon d'aimer, sa fille culpabilisera toujours. A jamais cette question en elle: "Et si c'était plutôt moi qui suis une mauvaise fille?".
Cette tourmente, qui touche l'une de mes cordes très sensibles, est certainement la raison pour laquelle ce livre de Justine Levy m'a plu. 

Plu oui, mais quand même moins que les précédents "Premier rendez-vous" et "Rien de grave". Trop dans leur continuité son thème, son écrirure intimiste et pleine d'autodérision sont privés de l'effet de surprise.


Antigone a vu dans ce récit un hymne d'amour d'une fille à sa mère.


fnac_goncourt










Editions Stock
Crédit photo: Editions Stock et Fnac.fr
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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone