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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 09:10
J'ai lu plusieurs romans de Stéphanie Janicot, certains que j'ai trouvé excellents et d'autres plus moyens. Mais elle fait partie de ces auteurs auxquels je reste fidèle.






Pablo a eu 3 femmes importantes dans sa vie. Chacune a enfanté. Par hasard, par défi ou par amour pour cet homme.
Sans se soucier de savoir si leurs enfants souffriraient ou non, un jour,  de cette consanguinité.
De la souffrance, il y en aura beaucoup pour Santa la fille cadette...






Je serais tentée d'écrire que les véritables protagonistes de cette histoire sont les attaches familiales.
Celles qui n'existent pas et qui manquent. Celles qui ne sont que dédains et celles qui sont soumissions. Celles que l'on espère ou que l'on exige. Celles qui viennent trop tard. Celles qui sont maladroites.
Ici, les rapports entre les personnages, d'une même descendance, sont difficiles ou douloureux.
Et c'est sans doute, méchante que je suis, pourquoi l'intrigue m'a semblée si captivante!

J'ai éprouvé, aussi, beaucoup de tendresse pour Santa. Son incessante quête d'affection trouble ses jugements. Elle fait de mauvais choix, se perd dans sa vie, ne trouve plus de repères fiables. 
J'ai si bien compris, parfois, ce qu'elle ressentait...

Je donne, peut-être, l'idée que ce roman est d'une tristesse accablante, mais ce n'est pas le cas!
L'atmosphère est teintée d'une tendresse douce, pleine d'espérance.
Il ne faut pas oublier que sous le mot "famille" on peut, également, trouver les mots "pardon", "patience", "indulgence" et "affection".
Parfois, il suffit  juste de chercher du bon côté.

Clarabel l'a trouvé touchant,  Florinette l'a lu avec plaisir.
Laure, elle, s'est ennuyée au point de l'abandonner. Ce qui ne va arranger les indécis!


Editions: Albin Michel et Le livre de poche
Crédit photo: Edition Le livre de poche et Fnac.fr
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 10:00

Malgré les nombreux billets publiés sur ce roman de Julia Leigh, je ne parvenais pas franchement à imaginer cette histoire.

C'est donc intriguée et curieuse que je l'ai emprunté à la médiathèque.




Après 10 ans de silence en Australie, Olivia revient en France avec ses 2 enfants.
Dans la demeure familiale, où sa mère  l'accueille, aucune question ne lui est posée: ni sur son bras plâtré, ni sur les raisons de son retour.
Le même jour, son frère et son épouse, jeune accouchée, viennent aussi prendre résidence chez maman.





Et bien, dis donc, il y avait de quoi être intriguée!
Je l'ai lu en une journée et ce fut une véritable parenthèse dans un monde fantasmagorique!

Pas du tout, mon genre de lectures habituelles; alors je ne sais même pas comment qualifier ce roman.
Gothique? Gore? Extravaguant? Loufoque? Grotesque? Sordide?
Sans doute, un peu de tout cela à la fois.

Ce que je sais, c'est que je me suis franchement bien marrée!
L'histoire, pourtant très noire, est si irréelle et fantaisiste qu'elle frôle un ridicule irrésistible de drôlerie.
Quelquefois, quand même, mon rire se transformait en une espèce de répulsion horrifiée....
Oui, vraiment un drôle de conte!

Bellesahi l'a estimé pesant, pas toujours clair. Cathulu en a eu le souffle coupé. Chiffonnette a reconnu "la force de ce roman sombre et profond". Florinette l'a trouvé étrange (tu m'étonnes!). Lilly a été mal à l'aise. Et Lily, l'a jugé captivant et étouffant.

Avec une telle diversité, difficile de ne pas être avide de le lire, non?!

Editions Christian Bourgeois
Crédit photo: Editions Christian Bourgeois et Fnac.fr


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Published by Anne - dans Lectures
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 10:50
Pauvre Emmanuelle Pagano, qui a eu l'affligeant privilège de se retrouver entre mes mains la semaine où mon esprit, mon coeur, mes tripes n'étaient qu'un ramassis de confusions et d'angoisses!
Elle avait bien peu de chance de réussir à me faire entrer dans son roman.

Et effectivement, les premières pages furent relues plusieurs fois: impossible de me concentrer.

Puis, peu à peu, l'héroïne a pris forme, le paysage s'est dessiné. J'ai senti le froid du vent s'engouffrant dans les gorges. J'ai vu ces routes sinueuses enneigées et dangereuses. J'ai tremblé pour ces enfants dans le car scolaire.

Emmanuelle Pagano est forte, très forte.

Elle a fini par me capturer avec son histoire d'Adèle, conductrice de transport scolaire et ex petit-garçon!

Et pourtant pas de suspense intense.
Mais dans son écriture, il y a toute une sensibilité qui transparait.  
Une poésie dans la description des montagnes, une indulgence pour la différence, une certaine tendresse pour le milieu rural qui émeuvent.

Je fus beaucoup moins secouée qu'avec "Le tiroir à cheveux", mais le sujet est aussi moins sensible. 
De toute façon,me transporter, actuellement, loin de mon quotidien est déjà un exploit en soi!


Pour en savoir plus sur l'histoire (je suis conscience du piteux "de quoi ça cause" que je publie!), vous pouvez lire le billet de Clarabel.
Et pour savoir ce que ressent une lectrice à l'esprit plus réceptif, vous pouvez rendre visite à Antigone.

Edition POL
Crédit photo: Edition POL et Fnac.fr
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 09:10

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai accepté de recevoir ce livre proposé par "Chez les filles". *Je n'avais lu aucun titre d'Irène Frain (dans mon p'tit esprit parfois confus, je l'ai toujours assimilée à Danièle Steel!) et je me suis dit que ce serait l'occasion de la connaitre. 

 





En 2004, le directeur de l'UNESCO, demande à Max Guérout (vice -président du Groupe de Recherche en Archéologie Navale) de reconstituer l'histoire d'esclaves abandonnés sur une île suite à un naufrage.
L'aventure de ses hommes méritait d'être racontée, et un roman est né.




Je pense qu'il est inutile que j'en raconte plus: beaucoup de billets détaillés ont été publiés. Ceux qui sont intéressés auront donc déjà lu le résumé.

Les histoires de marins, les romans historiques, je n'en lis jamais. C'est typiquement le genre de sujets qui ne m'attire pas du tout.
Mais j'ai, malgré tout, réussi à prendre un certain plaisir à entrer dans cette histoire.

Passées les premières pages franchement beaucoup trop chargées de détails géographiques, l'aventure humaine prédomine et m'a emmenée sans ennui jusqu'à la dernière page.
Il faut bien le dire, sans émotions non plus.
Je crois que ce récit est trop romancé pour être un document et pas assez pour être un bon roman. Ne pas savoir vraiment dans quelle catégorie se situe le livre, m'a déroutée.

Bref, une lecture classée comme très moyenne. Mais vous savez bien, moi quand je ne suis pas toute chamboulée....

J'ai lu les avis de Cathulu, Delphine, Kathel, Lou et Thaïs . Ils vont de l'abandon de lecture à l'enthousiaste...


Edition Michel Lafon
Crédit photo: Edition Michel Lafon et Fnac.fr

* Edit de fin d'après-midi. Via le blog de Sylire, j'ai lu le billet de Laurence sur les offres promotionnelles. Justement, un peu lassée, je m'interrogeais...
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:15
J'ai reçu ce roman d'Eva Rice  paru en poche ce mois-ci, dans le cadre d'une offre promotionnelle. Mais les assidus de nos blogs l'auront déjà compris ;-)





1954: l'Angleterre émerge de ses difficiles années après-guerre et la jeunesse veut s'amuser, s'ébrouer.
La musique pop rock américaine va supplanter le jazz, les restrictions sont supprimées.
Pénélope et Charlotte, 2 amies de 18 ans, vont enfin pouvoir commencer réellement à vivre.




Sûr que les romans légers, la littérature britannique ne sont pas franchement mes tasses de thé(!), et pourtant j'ai vraiment pris plaisir à lire ce livre.
J'y ai trouvé une ambiance de "Grease" à l'anglaise: une comédie musicale parsemée de scones, de tasses en porcelaine, de vieilles demeures aristocratiques.

Il n'aurait pu être question que d'une romance de 2 adolescentes gaies, vives mais pas du tout. Les personnages secondaires sont nombreux et cependant jamais négligés. La personnalité de chacun d'eux est clairement définie, approfondie; je trouve que c'est suffisamment rare pour être souligné.
Tous se battent pour réussir à faire cohabiter leurs rêves, leurs ambitions avec leur quotidien.
Tous, aussi, sont Amoureux avec un grand A, et forcément on aime ça nous les faibles lectrices!

Sous un ton drôle, résolument optimiste, j'ai trouvé la trame bien menée.
Les intrigues s'entrecroisent, ne faiblissent pas et l'épilogue est parfaitement réussi.

Par contre, encore une fois, un "coup de gueule" après la 4ème: elle évoque une interrogation qui ne se présentera à l'héroïne qu'à la page 460! Franchement c'est abusé!

Des avis similaires au mien chez Alice, Clarabel, CunéJoelle, Lou et Praline

Editions Flammarion et Livre de poche
Crédit couverture: Editions Livre de poche et Fnac.fr
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 08:38

Denis Lachaud fait partie de ces auteurs que je lis systématiquement. De son dernier roman je ne parcoure pas la 4ème, ne recherche aucunes critiques, je me le procure c'est tout. En toute confiance.







Quand 2 hommes sont les seuls survivants d'un crash aérien, est-ce le signe qu'ils sont destinés à rester liés? 
Pour autant, doivent-ils s'aimer?
Pour l'un, c'est "oui": comme une évidence. 
Il faut que l'autre le comprenne, l'assimile, l'accepte.






Ceci n'est pas franchement un résumé, et cela ne sera pas un billet tentateur.
Je ne veux pas écrire "Ce roman est un coup de coeur, lisez-le!".

Denis Lachaud, personne ne doit vous l'imposer. Vous devez le rencontrer vous-même.
Prenez l'un de ses livres, lisez les premières pages ou quelques extraits. Il ne s'adresse qu'aux tréfonds de l'intime. Si vous sentez comme une chaleur en vous, vous saurez....

Jusqu'à aujourd'hui, mon titre préféré de Denis Lachaud était "La forme profonde". "Prenez l'avion" lui vole la place.                       Sa poésie, sa musique sensuelle en font, à mon coeur, un texte d'une force émotionnelle intense.
Un texte exceptionnel.

Beaucoup moins égoïste que moi, ICB a accepté de parler un peu plus de ce livre. Il a choisi quelques extraits, partagé ses émotions et mis un lien vers une interview de l'auteur. Quand j'ai lu ses réponses aux questions, j'ai compris pourquoi que je ne pouvais qu'être en osmose avec sa plume.


Editions Actes Sud
Crédit photo: Editions Actes Sud et Fnac.fr

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:45

De Marie Sizun j'avais déjà apprécié "Le père de la Petite", un récit autobiographique. 
Un tout autre genre que ce titre, puisqu'il est une pure fiction. Mais, hélas, de tels faits divers se voient aussi dans la "vraie vie"...





Ce roman est l'histoire d'un engrenage infernal.
A sa base: un chagrin d'amour, une maternité plus subie que voulue. Presque du banal.
Mais quand ces afflictions touchent un soi fragilisé, des fondements affectifs bien fragiles, le séisme du quotidien se déclenche...





J'ai commencé ce roman en attendant un rendez-vous du genre "donne mal au ventre" et malgré cela, l'histoire a réussi à capter mon attention. Un exploit que seuls quelques livres exceptionnels sont capables de réaliser.

Passées les premières pages, mon engouement ne s'est absolument pas tempéré, est resté intact jusqu'au dernier mot. Tout m'a plu...

J'ai trouvé, dans ce livre, le style d'écriture percutant que l'on repère de plus en plus souvent dans les nouveaux romans et qui me convient parfaitement.
Ces phrases courtes, sans construction grammaticale conventionnelle, remuent au fond de moi des émotions "coup de poing". Beaucoup mieux que ces laïus interminables, entrecoupés de virgules qui m'embrouillent et freinent mes émois...

L'intrigue est parfaite: pas d'invraisemblance, un suspense tendu sans aucun temps mort et un dénouement qui ne s'enlise pas, bien au contraire...
Pour résumer, le genre de bouquin très difficile à lâcher. Très, très difficile...

Restent les personnages: Marthe et Alice.
Finalement, avant même le style ou la trame, ce sont ces 2 femmes les véritables responsables de mon coup de coeur pour ce roman.
Elles sont si attachantes avec leurs failles, si émouvantes quand elles perdent le contrôle de leur vie.
Différentes l'une de l'autre et pourtant chacune bouscule nos a priori, nos jugements hâtifs, nos arrangements de conscience.
Marthe et Alice m'ont quittée trop vite: j'aurais tant aimé les écouter quelques pages de plus...
Si vous faites leur connaissance, vous comprendrez...

Oh là là: mon post est déjà tant qu'assez long!
Et je n'ai pas encore parlé du bébé, de la petite maison bretonne, des jolies descriptions de l'amour maternel....
Tant pis...

Pour en apprendre un peu plus vous pouvez lire le beau billet de Sylire ou celui beaucoup plus détaillé d'Amanda.

Editions Arléa 1er/mille
Crédit photo: Editions Arléa et Fnac.fr

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 07:50

C'est toujours avec plaisir que j'ouvre un livre de Jeanne Benameur, je sais que sa sensibilité s'accordera avec la mienne

 




L'auteur raconte son enfance.
En 1958, l'Algérie expulse ceux qui sont mi-Arabes, mi-Français. Ils vont surtout réaliser qu'ils ne sont pleinement ni l'un ni l'autre.
Papa, maman et les 4 enfants vont quitter le soleil, leurs racines pour La Rochelle et la vie ne ressemblera plus jamais au bonheur.
Aucun d'eux ne sera indemne après l'exil.




A travers le regard de Jeanne la petite dernière, c'est  la souffrance de toute une famille qui est exprimée.
Souffrance qui incitera à des actes ou des comportements blâmables.
Pourtant aucun pathos dans ce récit. Au contraire il est lucide et presque froid parfois.
Comme si la distance aux choses était indispensable pour continuer à vivre.

Les phrases sont courtes, percutent le coeur.
Quelques unes semblent insignifiantes, et puis quelques lignes plus loin, je me rends compte qu'elles s'incrustent.
Il faut, alors, prendre une pause. Assimiler l'émotion cachée derrière les mots.
C'est étonnant, comme certaines écritures imposent d'elles-mêmes une lecture lente.
C'est étonnant, comme certaines écritures touchent profondément.

L'avis de Belleshi brille de son admiration pour l'auteure ;-)
Le billet de Chiffonette (et ses liens vers d'autres blogs) sur le dernier roman de Jeanne Benameur crée une envie irrésistible de l'avoir entre les mains!

Editions Seuil, Denoël ou Actes Sud junior (????)
Crédit photo: Editions Babeli et Fnac.fr

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 05:30
J'ai eu de la chance, ce roman de Philippe Honoré noté chez Laure et InColdBlog était dispo à la médiathèque...






Louis et Jeanne, couple de notables en Province, ne voient plus leur fils unique depuis 10 ans.
Une lettre arrive: il veut les revoir. Juste une heure, à l'aéroport, entre 2 avions.
Les parents s'inquiètent de ses motivations à vouloir reprendre contact.






Ce roman ce n'est que quelques pages pour dire qu'aimer trop, aimer mal ou n'aimer pas du tout et n'aimer personne, s'avère dangereux, destructeur. Rend fou.

Il est bien inutile d'en dire plus.
Tout le reste vous le découvrirez au fil des pages, distillé tel des indices dans un roman policier.
Tout le reste vous le soupçonnerez, assez vite, sans que ne soit altérée l'intensité de vos émotions.

Ce récit est implacable, n'a aucune compassion pour la sensibilité des lecteurs. Vous êtes avertis. A lire, donc, à vos risques et périls.

J'ai pris le risque.
J'ai dévoré ce récit dans la journée et refermé le livre hagarde. Bouleversée d'avoir pris un plaisir évident à lire une histoire pourtant malsaine.
Certains auteurs ont un pouvoir maléfique...

Clarabel en a eu froid dans le dos

Editions Arléa 1er mille
Crédit photo: Editions Arléa et Fnac.fr
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:45

Avec ce roman de Cormac McCarthy, je continue dans la série " je ne sais pas résister aux billets tentateurs* ".



"Ils arrivèrent dans une région où étaient passées les tempêtes de feu, laissant kilomètre sur kilomètre de brûlis. Dans la chaussée un agglomérat de cendre profond de plusieurs centimètres où il était difficile d'avancer avec le caddie."

"Ils": c'est papa et son petit garçon.
"Kilomètre sur kilomètre": c'est vers le sud, la mer. Là où, peut-être, il fait moins froid.
"Avancer": c'est être toujours sur ses gardes. Des bandes de survivants pillent, tuent.
"Le caddie": c'est le contenant des dernières denrées, couvertures ou outils dénichés, de plus en difficilement au fils des mois, dans les ruines d'un monde dévasté.


Lentement, au rythme de la marche des personnages épuisés par la fatigue, la faim et le froid, ce roman m'a chavirée.

Au coeur de l'histoire, insidieusement, je me suis sentie mal à l'aise. Simplement parce que ce récit nous met face à soi, à ce que nous sommes.  
Ou plutôt à ce que nous pourrions ressembler après une apocalypse.

Saurais-je garder une certaine humanité? Serais-je capable de barbarie pour contrer la faim et la peur? Le cannibalisme peut-il, dans des cas extrêmes, devenir acceptable? Le courage c'est essayer de continuer à survivre ou c'est abdiquer?

Un roman qui ne pourrait qu'être noir de la nature humaine et gris de cendre d'une nature carbonisée...
Mais finalement non.

Les touches de couleurs, si pâle soient-elles sont là et bien là.
Couleurs de l'amour entre un homme et son fils. Couleurs de la bonté obstinée. Couleurs des remords persistants. Couleurs des mots que nous échangeons afin que jamais l'espoir ne meure.

Ce fut, pour moi, un moment lecture très fort.

* Cette fois-ci, ce sont ceux de: Amanda, Bellesahi, Philippe, Sylire.
Des avis d'autres blogueurs chez Blog-o-book.

Editions de l'Olivier
Crédit photo: Editions de l'Olivier et Fnac.fr

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone