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  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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Cette semaine

14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 09:01

J'ai eu 44 ans.
Mon boulot "gagne-pain" est devenu  boulot "corvée". Gaspiller ainsi le temps qui m'est imparti me désole. Je patiente, je sais que cette situation est provisoire...
Je compense avec l'imaginaire. Je lis, j'écris, je rêvasse et ponctue mon quotidien d'étourderies incessantes.


Mon mari s'impatiente devant mes vagabondages oniriques, mais aime les envies de douceur qu'ils me donnent. Le soir, sous la couette, c'est tisane et lecture d'albums jeunesse à voix haute. Une habitude cocooning qui lui sied parfaitement: il découvre le bonheur d'entretenir son âme de petit garçon.

 



Jérémy a pris ses marques dans son "chez lui". Il a compris que la liberté c'était aussi, certains soirs, la solitude.
Alors, quand il revient, Papa et Maman ont le droit à double ration de calinoux. Hummmmm, qu'est-ce que c'est bon!
Il nous a invité à dîner chez lui. J'ai pleuré d'émotion....Faut dire que j'suis une p'tite nature.

Eléonore a eu 20 ans. Elle est belle, pétillante. Elle est gaie, elle croit en la vie.
Elle est amoureuse. Sa vie de femme est pour très bientôt. Mais, elle me jure que ma vie de maman ne s'arrêtera pas pour autant. Oufffff!


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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 20:00

Ici où j'ai passé tant et tant d'heures, ici où je me sentais si bien, je me sens aujourd'hui toute bêbête, intimidée. 
Limite ridicule.
N'avais-je pas dit "Je pars sur ma route, j'avance droit devant moi"?

Mais, j'ai ralenti de plus en plus et je crois bien que j'ai très envie de m'arrêter à nouveau auprès de vous.
Vous me manquez.
Comment pourrait-il en être autrement? Vos messages d'amitié ne se sont pas taris et à la lecture de chacun d'eux,  je deviens aussi nunuche qu'une héroïne larmoyante de bouquin mièvre.

Je vais donc reprendre mon chemin.
Autrement.
Sans sac à dos trop lourd de contraintes, avec un rythme de marche nonchalant, pour ne plus risquer de m'essouffler.

Je sèmerai, deci delà, les lectures dont j'aurai vraiment envie de parler, et non plus toutes celles qui me passent par les mains.
J'épandrai toujours des bouts de moi.
Je parsèmerai encore quelques recettes ou photos.
Mais moins, beaucoup moins qu'avant.
Tant pis.
Ce sera toujours mieux que ce désert.



Je ne mets pas de publication de com': je serais extrêmement gênée de me la jouer " le retour de la fille prodigue".

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 06:30
Je n'y arrive plus.
Tout simplement.

Je voudrais pourtant.
Mais stress professionnel et disponibilité réduite obligent, j'ai perdu mon enthousiasme et mon moteur, ce qui me donnait l'envie et l'inspiration.

J'en éprouve beaucoup de peine. Un sentiment qui ne sert à rien et surtout pas à avancer.
Je le sais puisque je suis là à vous dire "Au revoir".

"Au revoir", pas "Adieu".
Si mon chagrin inhibe ma combativité, je refuse qu'il étouffe l'espoir d'un nouvel éveil...peut-être dans quelques mois...

Passer le chemin des blogs et bientôt, très bientôt, s'engager sur ceux de Lozère...

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 10:00
Voilà plus de 2 ans et demi que je passe, au moins, 2h par jour auprès de vous.

Depuis cette semaine, un changement professionnel va rendre impossibles mes visites quotidiennes.

Mon blog et mes com' vont, désormais, prendre un rythme ralenti.



Le temps d'accepter, de trouver de nouveaux repaires, de libérer d'autres horaires et je reviens.

Là-bas dans ma Lozère, un arbre seul, tout triste.
Photographié par Frédéric
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 18:00

"Nous" est mon refuge.
Sa construction a commencé il y a tout juste 28 ans aujourd'hui.


Par deux fois, avec bonheur, il s'est agrandi pour accueillir dignement de précieux voyageurs.

Ses bases sont solides mais il faut, malgré tout, veiller à toujours bien l'entretenir pour ne pas le laisser se détériorer.

Il a du être renforcé pour faire face aux tempêtes, à l'érosion du temps.
Parfois, il a même fallu colmater ce que quelques intempéries avaient abimé.

Quand il fait si froid dehors, mon refuge est tout chaud dedans.
Et quelqu'un le laisse éclairé en permanence pour que je ne me perde jamais.

Aquarelle de Monique Robert

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 17:40

Tous les soirs, une coursière de l'institut pathologique vient chercher des prélèvements à la clinique.
Hier 19h45, je suis à l'accueil et la voilà.

La coursière (s'exclamant): Oh, là, là!!!! Qu'est-ce que tu as les yeux pochés!!!!!!

Moi  (d'une faible voix, pleine d'espoir) : Ce sont peut-être les néons....

La coursière : Non, non, t'as vraiment d'énoooooormes cernes !

Oufffff! Me voilà rassurée sur ma santé mentale!

C'est vrai quoi! Des fois, je pourrais bien me demander si ces paupières fatiguées ne sont pas le reflet de mon imagination. Ou si ce complexe n'existe pas qu'au fond de mon esprit dérangé.

Moche mais pas folle...ça console!


Crédit  photo (sept 08): Frédéric, qui a la gentillesse de vouloir me faire croire que ces rides autour de mes yeux sont attendrissantes... 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 18:41

La météo ne me permettant plus de passer ma pause d'après-midi à lire dehors, je file à la médiathèque qui se trouve à quelques tours de pédales de la clinique.

J'arrive quelques minutes avant l'ouverture.
En attendant, je lis, tranquillement debout, dans le SAS de retour des emprunts.

Aujourd'hui, je n'étais pas seule.
Deux femmes, d'une soixantaine années, faisaient déjà les 100 pas devant la porte fermée....

Dame n°1(s'adressant à moi) : Vous venez pour la lecture publique?

Moi: Ah, non!

Dame n°2 (sarcastique à Dame n°1) : Vous n'allez pas réussir à vous trouver une copine pour vous tenir compagnie!

Moi (prenant pitié de Dame n°1) : Je ne peux pas rester, je suis en pause boulot. Je ne crois pas, hélas, que mon patron accepte de me donner mon après-midi pour que je puisse rester à la médiathèque! Sinon, je vous aurais volontiers accompagnée.

Dame n°2 : Psssst! Quand on travaille on rêve d'être en retraite et quand on est en retraite on n'est plus rien du tout. On n'est plus personne.

Dame n°1 : Oh, non, c'est pas vrai. On n'est plus personne quand on perd son mari! On n'est plus invité nulle part et on est, tout le temps, tout seul. Même pour les lectures à la Médiathèque....

Heureusement les portes se sont ouvertes, et j'ai pu entrer dans le monde magique des livres....
Quelques minutes de plus et le paquet entier de Kleenex aurait été vidé!

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 16:20
J'ai assisté à une soirée contes sur les causses: sous les étoiles les histoires sont encore plus magiques.

J'ai surpris le regard très amoureux d'une épousée depuis 32 ans pour son mari: ce fut un instant fugace d'une grande beauté.

Je me suis émue devant une "p'tite Nini" qui ramassait des pommes au pied de son arbre: elle était si jolie, habillée de sa vieillesse et de sa blouse fleurie.

Nous avons fini une rando sous la voûte céleste: un moment hors du temps.

Je crapahutais un dénivelé terrible, sous une chaleur torride, quand mon portable a sonné: abominablement essoufflée je n'ai pas pu hurler de joie en apprenant que mes 2 enfants étaient diplômés.

J'ai rencontré un lozérien LCA: j'espère l'avoir convaincu de lire N.Huston, S.Germain et L.Gaudé (entre autres!). Pour P.Claudel, je n'ai pas eu à me fatiguer, la cause était déjà entendue.

J'ai croisé le regard d'une biche ou d'un faon (?) dans le silence d'un sous bois: frayeur pour l'animal et émerveillement pour la citadine.

Un homme m'a fait planer à 1000 mètres d'altitude, suspendue à son parapente.

Chaque jour, j'ai lu dans la fraîcheur du matin, sur le seuil de la porte ouverte sur le jardin: là-bas le bonheur est simple.







quand s'installe la reprise.

Je reprends le boulot 4 heures après mon retour, sous un ciel pluvieux.

Mes valises m'offrent des tournées de linge, mais "Google Reader" 535 billets de blogs à lire.

J'ai du courrier à ouvrir mais 2 enveloppes me semblent prometteuses.

J'ai devant moi des semaines à vivre loin de ma Lozère mais, Cuné a raison, vous êtes là ;-)

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 11:29

pendant nos vacances*?


Hé, faut quand même pas exagérer!
Là-bas, nous ferons et boirons pleinnnnnnnnn d'autres choses....

*Départ ce soir, retour le 7 sept.

Crédit photo: isapagnac.com
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 10:23
Si "Les parisiennes" connaissent déjà Michel, moi il a fallu que le dit "Sérial lecteur" et sa gentille Souris passent des vacances en mes contrées reculées, pour le rencontrer.

Comment nous sommes passés du virtuel au réel? Avec un signe de reconnaissance: les sacs de Mesdames!

Comment nous sommes passés de l'écrit au parlé? Alors là, aucune idée! Aussitôt étions-nous installés tous les 4, devant un chocolat chaud viennois (du moins, pour moi!), que nous avons palabré... sans discontinuer, jusqu'à 2h du matin!

Nous avons babillé sur nos quotidiens, encensé nos enfants, partagé nos connaissances technologiques (enfin ça, c'était surtout les hommes!), argumenté nos opinions politiques, refait le monde, échangé quelques confidences.

La vraie vie quoi! Celle où l'amitié est réelle.


Désolée pas de photos....
Pour lot de consolation la carte du resto où nous avons diné:

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Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone